Du calendrier des affaires et de l’usurpation démocratique

M. Macron est bien comme les autres. Il aura laissé passer les élections pour que la crise larvée qui touchait depuis des semaines les membres de son gouvernement éclate au grand jour. Goulard, Bayrou, De Sarnez, Ferrand et désormais Pénicaud, emportés ou en passe de l’être. Et pendant que M. Macron protégeait ceux-là, il s’est construit une majorité absolue sur la base d’une tromperie flagrante des électeurs. Que ces affaires là n’ont-elles pas eu de conséquences plus tôt ? La composition de l’Assemblée en eut-été modifiée. Et qui sait, la majorité absolue peut-être se serait-elle-même envolée… Lire la suite

La macronite, maladie infectieuse de la démocratie

Il aura suffi d’un mois à M. Macron pour plonger le pays dans la grève civique. 57,4% au niveau national, 70 % dans certaines circonscriptions, jusqu’à 88% chez les français de l’étranger, la démocratie vire au drame quand elle se parodie. La question n’est alors pas celle de la légitimité des députés, ils sont arrivés devant leurs adversaires, mais du pouvoir qui leur est conféré. Lire la suite

Quand l’hégémonie macroniste pourrait dépasser la volonté populaire

Selon l’enquête du Cevipof réalisée par Ipsos Sopra-Steria et rendue publique ce 2 juin, En marche ! et M. Macron pourraient faire une véritable razzia à l’occasion des élections législatives des 11 et 18 juin. A dire vrai, ce n’est pas impossible tant les effets pervers de la Vème République peuvent se conjuguer pour aller au-delà de la volonté générale et offrir un blanc-seing à M. Macron. Dès lors, si l’entraînement mécanique de système qui semble se dessiner si l’on en croit cette enquête devait se vérifier, nous en serions rendus à la situation ubuesque où l’adhésion au projet du Président n’a jamais été aussi faible avant et après l’élection mais où il sort pour autant avec une majorité hégémonique. La démocratie est décidément bien malade sous la Vème république. Lire la suite

Sans vertu la morale n’est rien

Ceux-là nous promettent une loi de moralisation de la vie publique. Mais en trois semaines à peine de gouvernement, ils ont déjà donné à voir qu’ils ne représentent que le prolongement de l’ancien. Les mêmes hommes, issus des mêmes moules, avec les mêmes pratiques. Ferrand, Tourret, Bayrou, Buzyn : les uns se gavent depuis leur piédestal, les autres font du copinage depuis les ministères, tous confondent l’exercice public avec leurs intérêts privés. Lire la suite