Hamon : fuite en avant et retour en arrière

bernard-cazeneuve-va-recevoir-benoit-hamon-lundi-a-matignonFrançois Hollande était déroutant, Benoît Hamon est fuyant. Là où l’actuel locataire de l’Elysée répondait en 2012 à la campagne de Jean-Luc Mélenchon par un « Mon ennemi c’est la finance » qui s’avèrera comme on pouvait s’en douter mensonger, son dauphin socialiste se lance lui dans une fuite en avant éperdue. Depuis le Portugal, Benoît Hamon a en effet divulgué les quatre axes de sa « stratégie de relance de la construction européenne » comme autant de portes dérobées. L’occasion pour lui d’essayer d’échapper à l’interpellation de clarification que lui a adressée Jean-Luc Mélenchon au prix d’un approfondissement des vieilles recettes européennes et d’un recyclage des propositions du PS en la matière.

Benoît Hamon ne s’en cache pas : il entend encore « changer l’Europe de l’intérieur » et pour cela « forger une alliance interétatique, politique, et sociétale ». Pour répondre aux vieux objectifs, il reprend donc les vieilles recettes rhabillées en axes de travestissement à défaut de rupture : une relance de l’investissement d’abord, sur le modèle de celle proposée en 2014 par Jean-Claude Juncker mais cette fois-ci « plus efficace ». Nous voilà rassurés ! Un plan européen pour la transition énergétique ensuite, sur le modèle assumé de la communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), autrement dit la version colorisée de vert du film de 1951, prélude qui déboucha 6 ans après sur la CEE dont Pierre Mendès France jugeait dès 1957 lors de son installation qu’elle consistait en une « abdication de la démocratie ». La mise en place d’une « nouvelle défense européenne » également, là encore en référence à la Communauté européenne de défense (CED) comme en 1952. Mais pour se défendre contre qui aujourd’hui ? La construction de la paix sur le continent européen ne peut plus, comme c’était le cas hier, prendre la forme d’un projet de défense dès lors qu’il  n’y a pas un ennemi identifié… sauf à en faire artificiellement émerger un comme ce fut encore récemment le cas avec la Russie et avec tous les risques de déstabilisation que cela engendre. La fuite en avant européiste par le recyclage des recettes qui ont échoué est conduite à s’enfermer pareillement dans une impasse.

Mais c’est le quatrième axe présenté par Benoît Hamon qui surprend plus encore sur la forme et sur le fond. Le candidat du PS propose en effet la signature d’un nouveau traité budgétaire européen et la mise en place d’une Assemblée de la zone euro composée de députés nationaux en proportion de la population de chaque pays. Sur le fond, on s’interroge encore sur la mise en œuvre pratique d’une telle proposition et la représentation de deuxième degré qu’elle engage : sur quelle base la représentation de la Nation toute entière contenue en chaque député peut-elle être découplée pour que certains, sur la base du même mandat, prennent part à une autre assemblée supranationale ? La France se réduirait-elle à un village au sein d’une « intercommunalité » européenne en acceptant le principe de proportionnalité de sa souveraineté, quand bien même celle-ci ne fait sens que par son unité ?

Sur la forme, on s’étonne que Benoît Hamon vienne ce samedi apporter un tel contrefeu dans le débat au lendemain de l’interpellation de Jean-Luc Mélenchon qui demandait à ce que des garanties soient données avec notamment « l’arrêt immédiat de l’application des directives européennes mettant en cause les services publics de notre pays et passage au plan B en cas d’échec des discussions avec nos partenaires européens pour mettre fin à la politique des traités budgétaires et des semestres européens ». Est-ce à dire que Benoît Hamon apporte une fin de non-recevoir sur ces questions, en refusant a priori de poser les conditions du rapport de force comme il le reconnait lui-même lorsqu’il juge que le traité qu’il envisage fera l’objet d’un « dialogue compliqué avec l’Allemagne » ? Faut-il d’ailleurs voir sa référence à la CED comme un nouveau point d’achoppement revendiqué avec Jean-Luc Mélenchon, lui qui a réaffirmé lors des débats de la primaire du PS son refus de la sortie OTAN et qui sait pertinemment que la CED était rien moins qu’un projet de création d’une armée européenne, avec des institutions supranationales, placées sous la supervision d’un commandant en chef de l’OTAN, quand le candidat de la France Insoumise demande la « garantie de l’indépendance de notre pays vis-à-vis de l’OTAN avec la sortie de cette alliance militaire » ? Cette pierre jetée par Benoît Hamon dans le jardin de l’unité à l’heure où une démarche de cohérence et de clarification a été engagée par Jean-Luc Mélenchon ressemble plus à une échappatoire pour qui n’est pas capable de les assumer devant les siens.

Car l’ombre du PS fait encore plus que planer au-dessus de Benoît Hamon. La proposition d’assemblée de la zone euro figurait déjà en bonne place dans la résolution PS sur la gouvernance de la zone euro adoptée le 3 janvier 2016. Que ne l’ont-ils portée au niveau européen depuis un an alors même que le PS était aux affaires ? Pour en mesurer le caractère « subversif », il faut se souvenir que le rapporteur en était à l’époque Christophe Caresche, membre des dits « réformateurs » du PS qui le 31 janvier signaient un appel pour se « mettre en retrait » de la campagne de Benoît Hamon. Sans doute le voilà lui rassuré par le gage donné et la fuite en avant de Benoît Hamon pour rassembler tout ce que le PS compte de chapelles.

Reprise des expériences européennes du passé, portage des solutions du PS canal hollando-historique, contrefeux au dialogue initié par Jean-Luc Mélenchon… Benoît Hamon fait campagne comme s’il cherchait à échapper à une situation qui le rattrape. A se défiler devant les interrogations légitimes des citoyens appelés à décider de l’avenir du pays, Benoît Hamon assèche le débat démocratique. Celles et ceux qui ont eux un projet cohérent d’humanisme radical émancipateur à proposer à la France ne sauraient encore longtemps courir derrière celui qui n’a finalement que la fuite en avant pour échappatoire.

 

10 commentaires sur “Hamon : fuite en avant et retour en arrière

  1. claudecarron dit :

    Çà, la clarification écrite faite devant le peuple par JLM, ne doit pas arranger ce roi du non dit et du pensé autrement. Et en plus ca devrait calmer les médias sur ce plan-là (accord Hamon/Melenchon pour mieux discréditer la FI) au moins pour quelques jours. Bravo Jean-Luc.

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  2. BRETON Daniel dit :

    Fallait il s’attendre à mieux que cela ? certes non . Hamon est un socialiste , tel quel, et le restera . Ne rien attendre d’extraordinaire de ce personnage pas plus que de ceux qui gravitent autour de lui . Pour nous Insoumis le seul qui vaille (programme) est celui que nous avons mis au point ensemble , proposé et porté par JLM .

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  3. 59Jeannot dit :

    depuis plusieurs semaines, le jeu du PS me paraît on ne peut plus clair; je m’explique:
    La caste en place, et ses complices aux ordres de l’oligarchie financière, ont acté le fait qu’Hollande était cramé, et ce, depuis plusieurs mois. Donc, il leur faut mettre sur le marché, un nouveau poulain; et voici le surmédiatisé MACRON. Toute la presse des milliardaires (90% des médias) lui offre moult « première page » », d’articles élogieux; on inonde les ondes de MACRON à la ville, MACRON à l’usine, MACRON à la campagne, du MACRON partout du matin au soir.
    2ème étape fait croire qu’il s’oppose à la politique actuelle, dont il est un des acteurs important, soit dans la fonction de secrétaire général adjoint de l’Élysée, ou au titre de ministre des finances. un comble d’hypocrisie!!!! ne pas endosser le bilan de Hollande.
    3ème étape grappiller des voix à gauche, au centre, et à droite.pour ce faire, il s’affiche anti-système, ni gauche, ni droite, et coup de chance, les frasques pénélopéennes de Fillon lui donnent un sacré coup de main. Nombre d’électeurs, écœurés des magouilles partisanes, vont se laisser séduire par ce jeune homme  » nouveau » avec un beau costume.
    4ème étape, barrer la route d’un autre candidat « anti-système » Jean Luc Mélenchon porte parole candidat de la France insoumise, qui depuis un an a élaboré avec des milliers de français, un programme destiné à redonner le pouvoir au peuple, grâce à une constituante pour une nouvelle république.
    Toute la duplicité du PS en action: Organisation de « Primaires de la gôche » victoire de Hamon qui ainsi s’attribue une légitimité à bon marché, énergiquement appuyée par les médias bien sûr. Puis simulacre de tentative d’entente avec Jadot et Mélenchon pour ne présenter qu’un seul candidat, Hamon évidemment. Union impossible d’insoumis anti-système, d’avec des complices de l’actuelle politique ou tout au moins frondeurs de pacotilles.Tout l’art de faire passer Mélenchon pour le méchant sectaire qui va faire perdre la gauche. Et, malheureusement c’est ce qui à de fortes chances d’arriver et donc de laisser libre la route de l’Élysée grande ouverte pour le sieur MACRON CQFD

    Qui détient les médias détient le pouvoir

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    • claudecarron dit :

      Trés juste, sauf que leur plan va capoter, car nous sommes des centaines de milliers et bientôt des millions à soutenir la France Insoumise sur le Net et dans les rues et à mettre en avant la campagne humaine et fort bien appuyée par un programme que la majorité du peuple de gauche attend depuis longtemps. Nous sommes à un stade où les électeurs n’ont jamais été aussi remontés contre les partis et les systèmes politiciens, contre les médias apparaissant en propagandistes aux ordres de l’oligarchie tant honnie et curieux de voir ce que va donner cette nouvelle façon de faire de la politique que propose JLM et la FI. A nous de profiter de cette fenêtre entrouverte, pour renforcer ce désir de vivre autrement, au plus près du citoyen. Le Net contrebalance sérieusement la manipulation médiatique et JLM y oeuvre efficacement sur YouTube. La donne est en train de changer et met à jour les anciens bricolages d’arrières cuisines de partis sentant de plus en plus le pourri. Un « révolution » est en train de s’opérer et gêne les manigances des spécialistes du balancier entre vraie droite et fausse gauche, que l’électorat ne veut plus voir. Ces politicards affairistes doivent regretter l’époque où le Net était réservé à une petite caste acquise à leur cause. Désormais en France, il y a 85% de la population qui dispose d’une connexion, soit près de 57 millions de connectés, dont un bon tiers s’intéresse à la politique et aux réseaux socieux. Elle est là, la nouveauté qui dérange tant nos bricoleurs qui essaient régulièrement de dénoncer les dérives de ce « médias » qu’ils aimeraient bien « réguler », assimiler diriger… Ce qui leur fait dire que cette campagne est difficile. CC

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  4. Ppersonne dans notre camp ne se fait d’illusion sur la volonté de Hamon et du Ps libéral de réorienter la politique menée depuis cinq années pa l’équipage Hollande/Ayrault et Vallsl sinon qu’à la marge sans toucher à l’essentiel. Il botte en touche sur l’Europe comme il bottera en touche sur le social. Nous avons donc intérêt à engager tous les débats et confrontations programmatiques là ou ils pourraient se tenir.
    D’où l’intérêt d’être présent partout où nous serons sollicité. D’où l’intérêt de de l’exercice en grandeur nature de cet après midi par Jean-Luc Mélenchon sur le chiffrage de notre programme. On attend encore le début du commencement des programmes Jadot/ Hamo dont on sait déjà que ces deux là ferons une alliance principalement comptable sur la répartition des circonscriptions. C’est également la tentation d’un certains nombres de dirigeants du PCF d’aller exclusivement sur ce terrain de la tambouille purement électorale. Avancement tranquillement.

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  5. Lunesoleil dit :

    Un frondeur conservateur ça peut exister ?
    J’y vois un pas en avant et un pas en arrière, En faite sans la troupe du PS derrière lui, ça voudrait dire que Hamon n’a pas de programme de reforme politique? Car le revennu universel c’était juste un argument pour battre valls ?
    Ce que je remarque c’est que hamon a toujours le sourire devant les caméras , ou les photos qui le represente, comme ci, il etait encore le soir du résultat du secon tour des primaires.
    Il ne faut pas se leurrer hamon a une équipe avec lui, représentatif de l’ensemble des socialistes. La moralité ne faite pas ce que je dit, mais ce que je fait , ou un truc de ce genre …

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  6. SamPABLO dit :

    À la sortie des primaires Hamon était en position de creuser un écart important dans les intentions de votes. Il lui suffisait d’être à la hauteur de l’aspiration dégagiste qui s’était portée sur lui. Il rompait avec les battus du PS. Portée par cette dynamique il assumer ses choix et revenait sur le quinquennat.
    Mais non, rompre avec le PS est plus difficile. Il se transforme en super Filoche: une caution de gauche pour accepter toutes les couleuvres du libéralisme.
    Finalement il ne sera qu’un cailloux dans la godasse de Mélenchon, qui tombera dans l’oubli quand nous l’aurons lancer à la tête de l’oligarchie au printemps qui arrive.
    Il sent le jasmin et les oeillets!

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  7. Mario dit :

    Ce Hamon est un sacré hypocrite.
    1-Il est élue à la candidature du P$ pas à la présidence de son parti.
    2-Il a même pas un programme signé par son parti donc les autres pourront toujours dire que cela ne les engage pas
    3-L’aile gauche n’a jamais, je répète, jamais, réussi à prendre le pouvoir de ce parti. Mélenchon et les siens ayant essayer avant de comprendre que ce parti ne serait jamais sur leur ligne politique.
    4-Il n’y a donc rien a attendre de Hamon, surtout que contrairement à ce qu’il croit les français n’oublieront pas l’action des socio-traitres.
    Même si il ne met pas le symbole de son parti sur son site de campagne.
    Ils prennent vraiment les gens pour des cons.

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  8. FERRUCCI Claude dit :

    2017 : Jean-Luc MELENCHON
    LE CHOIX DE L’EVIDENCE
    (Point de vue d’un insoumis)

    Ce texte a pour objet d’apporter des éléments de réflexion pour éclairer le moment politique crucial que constitue la phase actuelle de la campagne pour l’élection présidentielle.
    Il est organisé en quatre ensembles.
    ➢ Le premier concerne la stratégie de rupture mise en œuvre par Jean-Luc MELENCHON et la France Insoumise.
    ➢ Le second tente d’éclairer la stratégie du PCF à travers un rappel historique de la période 1981/1984.
    ➢ Le troisième présente la démarche de communication novatrice mise en œuvre par JLM2017.
    ➢ Le quatrième interroge les discours organisés autour de l’idée de rassemblement autour d’une candidature de rupture qui porte nos idéaux.

    FRANCE INSOUMISE ET JEAN-LUC MELENCHON, UNE STRATEGIE DE RUPTURE
    Nombre de nos concitoyennes et de nos concitoyens, nombre de militants de feu le Front de Gauche s’interrogent sur la stratégie du PCF dans la période cruciale que nous vivons.
    Les hésitations, les incohérences que révèlent les prises de positions de certains dirigeants du PCF brouillent son message politique. Elles provoquent également des suspicions quant à ses intentions réelles.
    Certains se questionnent même quant à la logique suicidaire qui serait à l’œuvre au sein de la direction du PCF.
    Pourquoi ?
    Comme beaucoup de dirigeants des partis politiques qui ont été membres du Front de Gauche, ceux du PCF ont été surpris par la stratégie politique de rupture initiée par Jean Luc MELENCHON.
    Quel est le sens de cette démarche ? Pour ma part, j’y vois une parenté avec la « défense de rupture » mise en œuvre par Me Jacques VERGES dans les procès où il assurait la défense.
    La stratégie de rupture vise à mettre en cause les codes sociaux et les pratiques qui leur sont liées. Elle se donne également pour projet, en prenant appui sur une stratégie de communication innovante, de modifier les représentations que nous avons de la réalité du monde, des situations sociales et de la vie politique.

    Le constat
    Cette stratégie de rupture se donne pour objet de répondre à la désaffection des françaises et des français, en particulier celles et ceux qui sont issus des milieux populaires, vis à vis de la politique, des élections, à une désaffiliation partisane et au rejet des pratiques électoralistes des partis politiques.
    Cette désaffection et ce rejet viennent de loin puisque déjà en 1984, au sein du Comité Central (CC), des responsables de haut rang du PCF s’alarmaient.
    Ainsi le philosophe Lucien SEVE, membre du CC constatait en avril 1984 : « il y a une nausée générale de la vie politique à laquelle nous sommes assimilés ».
    De même Jean Michel CATALA (ancien responsable de la Jeunesse Communiste) : (nous assistons) « à une dislocation des rapports entre le PCF et la société » ; de plus, il indiquait que le PCF était perçu comme « un parti sans idéal, politicien, archaïque, voire inutile ».
    Il y a une vraie volonté de rupture avec le monde néolibéral qui nous impose sa logique du profit. Jean-Luc Mélenchon a lancé, avec la France Insoumise, une dynamique qui permet de construire un débouché politique à cette volonté de changement radical.

    La stratégie de rupture mise en œuvre repose sur une nouvelle manière de faire de la politique et sur une nouvelle conception du rôle des partis politiques. Elle repose également sur une mise en perspective historique de l’héritage des combats populaires soutenus et portés par les partis de gauche.
    Cette stratégie peut se lire selon quatre lignes de rupture.
    Première ligne de rupture
    Le PS et le PCF ne constituent plus des points de ralliement à gauche. Cette situation nouvelle rend caduques les stratégies d’alliance mises en oeuvre jusqu’alors. Il en découle une conception du rassemblement qui dépasse les pratiques et les discours rituels sur l’unité. Ceux-ci masquent une logique de compromis sans principes avec certains dirigeants et élus PS. Ils doivent assumer la coresponsabilité de la politique désastreuse conduite depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir.
    La peur de l’éparpillement est suscitée par certains pour se donner une posture de rassembleurs ! Ceux-là n’ont pas compris que la situation sociale et politique exige une mobilisation populaire capable de susciter une adhésion massive à un projet de transformation radicale de la société articulé autour du passage à la VIème République, de la planification écologique, de la sortie des traités européens, une juste répartition des richesses et de la restauration des droits sociaux bafoués par le patronat et ses alliés politiques.
    Deuxième ligne de rupture
    La stratégie de cartels politiques à l’œuvre au sein du Front de Gauche a montré ses limites et a conduit à des échecs retentissants aux élections municipales, européennes et régionales. En sus de l’échec, la période 2012 /2015 a été marquée par une confusion politique qui a brouillé le message de lutte contre la prédation capitaliste et le projet de transformation radicale qui était proposé. La soupe aux logos et les combines électorales pour préserver des rentes de situation c’est fini.
    Troisième ligne de rupture
    La nécessaire mobilisation citoyenne ne passe plus principalement par les partis politiques. Ceux ci occupent, certes, une place particulière dans l’espace public du fait de leur histoire, des luttes menées et des conquêtes politiques et sociales qu’ils ont permis d’inscrire dans la loi. Malheureusement, ils ne sont plus en mesure de mobiliser largement au-delà de leurs bases historiques qui se sont réduites progressivement depuis une trentaine d’années.
    De nouvelles formes de mobilisation citoyenne prennent la place centrale dans le projet de transformation sociale et politique.
    Dans la période actuelle les citoyens engagés dans la France Insoumise sont appelés à mettre en œuvre la révolution citoyenne et à soutenir « l’Avenir et commun » et son porte parole Jean Luc MELENCHON, candidat à l’élection présidentielle du printemps 2017. L’objectif fixé est d’arriver au pouvoir avec JLM et un nombre de députés suffisant pour mettre en œuvre notre projet de rupture.
    Quatrième ligne de rupture
    La logique restrictive du vote utile est surpassée par une nouvelle logique, celle du vote nécessaire pour changer radicalement la France et le Monde. Notre démarche prend appui sur la mobilisation et la passion unitaire qui sont au centre des pratiques de la France Insoumise.
    « L’avenir en commun » marque notre volonté d’accéder au pouvoir pour gouverner afin de changer de modèle politique, social et économique en faveur du plus grand nombre de nos concitoyennes et de nos concitoyens.

    LE PCF : A CONTRE COURANT ?
    Confrontés à la stratégie de rupture mise en œuvre par Jean-Luc MELENCHON qu’ils n’ont ni vu venir et à fortiori pas initiée, certains dirigeant et cadres du PCF tiennent un double discours. On proclame une « passion unitaire » et on met en œuvre des pratiques politiques qui relèvent d’une matrice politique obsolète. On annonce un soutien à JLM2017 mais on mène campagne avec du matériel spécifique et en promouvant un programme « La France en commun » qui n’est pas celui du candidat que l’on soutient !!!
    Comme le suggère Jean-Luc MELENCHON, nous devons avancer à la lueur de la connaissance de notre histoire. J’ajouterai, en particulier, de notre histoire politique.
    Ayant été membre du PCF de 1974 à 1988, je retrouve dans la période actuelle des prises de positions et des comportements qui rappellent ceux de la période 1977/1988.
    Je souhaite faire ici un bref rappel pour ceux qui n’auraient pas eu connaissance des faits et des propos de cette période, ainsi que pour ceux qui auraient oublié.
    Election présidentielle de 1981
    Un soutien affiché à François MITTERAND et un entre deux tours marqué par une tentative de limiter le succès du candidat du PS, voire de l’empêcher de gagner l’élection présidentielle, en menant campagne de manière limité et, pour certains, en encourageant le vote en faveur de Valéry Giscard d’Estaing.
    Elections européennes de 1984
    Où comment se différencier du PS alors que des ministres communistes participent au gouvernement Mauroy ?
    Une tactique en 2 temps pour un nouveau recul électoral (11% après les 15% de Georges Marchais en 1981, à la présidentielle). Elle s’est manifestée par un double discours : dans un premier temps, critique agrémenté d’un peu de solidarité gouvernementale, puis par un soutien au gouvernement Mauroy agrémenté d’un minimum de critique.
    Cette démarche visait à exploiter le trouble de l’électorat de gauche au profit du PCF. L’objectif fixé était de tenter de faire un score important lors de cette élection à la proportionnelle, en adoptant un profil très unitaire !

    Certes, les conditions sociopolitiques de 2017 ne sont pas celles de la période évoquée mais je pense que les comportements et les décisions prises par la direction du PCF pendant les années 1977/1988 peuvent éclairer la situation actuelle. En effet, il me semble que les mêmes ressorts sont à l’œuvre.
    1.0. Un soutien à la candidature de Jean-Luc MELENCHON assorti d’une campagne autonome sur un programme qui n’est pas celui de la France Insoumise et de son porte parole. Les premières semaines de cette campagne montrent qu’il s’agit en fait d’une campagne presque concurrente.
    Cependant, certains sont si mal assurés qu’ils réutilisent les « attributs dynamiques » de 2012, « Humain d’abord » et « Front de Gauche » en guise de paravent unitaire.
    Malheureusement ils n’ont pas conscience que les contorsions politiques ne sont plus comprises ni admises par nos concitoyennes et nos concitoyens. De plus ces positionnements politiques contribuent à la désaffection électorale et à la désaffiliation vis-à-vis des partis politiques que nous regrettons tous.

    2.0. Le déplacement de l’enjeu stratégique de 2017 de la présidentielle aux élections législatives qui deviennent de facto des élections locales. Ainsi la nécessité d’obtenir la double majorité qui légitimerait très fortement le projet de transformation radicale que constitue « l’Avenir en commun » est niée.
    Pourquoi ?
    La réponse nous est peut être fournie par René Andrieu rédacteur en chef de l’Humanité qui écrivait en avril 1981 « … le recul de notre parti (…) ne crée pas les meilleures conditions pour opérer le changement politique nécessaire. »
    Je pense que face à son impossibilité d’imposer une ligne politique différente de celle de la FI pour l’élection présidentielle, certains dirigeants du PCF se rabattent sur les législatives pour lesquelles ils pensent pouvoir être maîtres du jeu ! Nous comprenons alors mieux leurs propos concernant les candidatures concurrentes de la FI. En effet il est question de « rigidité de certains insoumis », de « sectarisme », etc.
    C’est oublier que depuis de nombreux mois la FI a annoncé sa décision de faire « des élections présidentielles et législatives une seule et même campagne nationale avec des candidat.e.s portant partout le même programme et autour d’une même identification. C’est notamment le sens de la charte des candidat.e.s de la France Insoumise. »
    Il n’y a ni volonté d’imposer le passage sous quellesque fourches caudines que ce soit, ni sectarisme, ni rigidité à proposer des règles communes à tous ceux qui veulent se mobiliser politiquement. C’est le seul moyen de ne pas décourager tous ceux, très nombreux, qui ne veulent plus de tractations politiciennes à l’occasion des élections.
    Pour leur part, les insoumis refusent de se soumettre à des pratiques anciennes qui sont condamnées par les électrices et les électeurs.

    3.0. Une théorie du complot : le Parti de Gauche, puis la France Insoumise auraient le projet de réduire à rien le PCF, en commençant par lui interdire d’afficher son « identité communiste » lors des deux prochaines campagnes électorales ! Vieille méthode, déjà employée par Georges Marchais qui lors d’un CC de 1984 affirmait « il va y avoir une campagne pour peser sur le parti et le briser … ». Comment expliquer cette attitude ? La réponse nous a été fournie par Charles Fiterman, ministre communiste du gouvernement de Pierre Mauroy en 1983/84 : « c’était aussi la capacité du parti lui-même à éclairer la situation, les contraintes, les difficultés et à trouver des pistes d’avancées. Sans abandonner la critique lorsqu’elle était nécessaire. Mais se placer, non dans une situation de repli, mais d’avancée aussi difficile soit-elle. (…) Il y a eu une réaction complètement sommaire, qui a consisté à se replier et, comme il y avait eu un échec aux élections européennes de 1984, à rendre le PS responsable des maux du Parti communiste. Je ne dis pas qu’il n’avait pas une responsabilité, mais c’était quand même un peu facile de battre sa coulpe sur la poitrine de son partenaire ». A ceci Jack Ralite, également ancien ministre, ajoute : « En fait, ce qui n’était pas digéré au Parti communiste, c’est qu’il était passé derrière. Que ce soit une souffrance, moi je l’ai eue comme d’autres. Mais après, c’est le réel qui nous guide ».
    Le déclin électoral du PCF ne date pas de l’émergence du Parti de Gauche ni de la France Insoumise. C’est ce que révèlent les résultats des élections présidentielles depuis 1969 21,27%, 1981 15,35%, 1988 6,76%, 1995 8,64%, 2002 3,37%, 2007 1,93%. !!!
    Que nos camarades du PCF se rassurent, les milliers de militants de la France Insoumise n’ont nulle envie de perdre un temps précieux à une tâche aussi subalterne qui consisterait à vouloir réduire électoralement le PCF. Ce serait se détourner du combat majeur contre les dirigeants et élus du PS qui ont contribué à mettre en œuvre la politique désastreuse du quinquennat hollandais, ainsi que contre la droite et l’extrême droite.

    A contrario, de nombreux militants se demandent si certains dirigeants du PCF ne veulent pas limiter le score de Jean Luc MELENCHON lors de la prochaine présidentielle, voire de l’empêcher d’être présent au second tour.

    Pourquoi ?
    Parce qu’ils continuent de penser, comme l’écrivait René Andrieu en 1981 « L’aggravation de la crise, loin d’engendrer spontanément la conscience politique, favorise la recherche de n’importe quelle solution de rechange, fût-elle une fausse solution »
    Ils sont rejoints en cela par Benoît Hamon, dans une déclaration de 2012, reprise récemment (Figaro.fr). Que nous dit-il ? Parlant de Hollande, il a déclaré : «On lui assure un flanc gauche qui évite que certains électeurs se tournent vers Mélenchon».

    JEAN-LUC MELENCHON, UNE STRATÉGIE DE COMMUNICATION NOVATRICE
    La France Insoumise, l’Avenir en commun, Jean Luc MELENCHON sont en prise directe avec la réalité vécue par les françaises et les français.
    Jean Luc MELENCHON s’appuie sur une stratégie de communication novatrice.
    1.0. Une conception de la communication politique qui ne sert pas à vendre une identité partisane. Il est fait appel au coeur, à l’intelligence et à la raison de toutes et de tous. Les prises de parole du candidat de « l’Avenir en commun » se déploient dans trois dimensions.
    • L’attention portée « aux gens » en parlant des difficultés de la vie quotidienne des souffrances au travail, des humiliations vécues, des injustices, des discriminations, etc.
    • Une démarche formatrice : proposer une explication de la réalité du monde pour faciliter la compréhension des enjeux nationaux, européens et mondiaux. Le but de cette « campagne instructive » est de relancer et de soutenir une pensée progressiste organisée autour du progrès social et du progrès écologique.
    • Un discours mobilisateur qui présente les voies nouvelles à explorer et qui présentent des solutions crédibles pour notre devenir commun.
    La rhétorique de Jean Luc MELENCHON fait écho aux propos d’Abdelilah Najmi (blog Médiapart) : « Trouver le mot juste, définir les faits, déconstruire les représentations, considérer la complexité, tel est le travail indispensable à l’expression d’une pensée honnête et constructive. Prête à se frotter aux autres. »
    2 .0. Une utilisation des outils de communication à distance et des réseaux sociaux qui permet à tous ceux qui veulent s’engager aux côtés de JLM au sein de la FI de s’impliquer à la mesure de leur disponibilité.
    C’est ainsi que l’espace politique s’ouvre et permet de passer de la soumission à l’indignation, puis de l’indignation à l’insoumission.


    Cette stratégie permet à JLM de donner une image valorisante « du faire de la politique autrement » face aux discours convenus des autres candidats et de leurs soutiens, face à l’inadéquation et à la faiblesse de leur projet politique et aux solutions proposées qui sont loin de répondre aux enjeux de la situation, aux besoins et aux aspirations de nos concitoyennes et de nos concitoyens. Ils portent la marque (arrogance, incompétence, méconnaissance des réalités de la vie du plus grand nombre d’entre nous, etc.) du système qu’ils dénoncent mais qu’ils veulent perpétuer.
    L’enthousiasme politique se manifeste à nouveau au sein du peuple français pour soutenir et promouvoir concrètement le rêve d’une société plus vivable pour toutes et tous.
    Ceux qui participent aux réunions publiques ou qui les regardent par l’intermédiaire d’internet constatent une joie et une espérance populaire qu’ils n’avaient pas vues se manifester depuis longtemps.

    RASSEMBLER ET UNIR EN CHERCHANT L’EFFICACITE POLITIQUE NECESSAIRE AUX TRANSFORMATIONS INDISPENSABLES DE LA FRANCE ET DE L’EUROPE
    Nous ne pouvons que regretter, alors que les campagnes électorales de 2017 devraient permettre un débat majeur sur les orientations futures de la société française, que ceux qui se présentent comme l’aile gauche au PS se donnent pour objectif premier non de faire valoir des projets de gauche, mais de bloquer Jean-Luc MELENCHON, rejoints en cela par certains dirigeants d’Ensemble ! et d’EELV !!!.
    Benoît Hamon ainsi que certains élus et dirigeants d’EELV sont comptables du bilan de la majorité sortante, dont il a voté la plupart des lois qui ont remis en cause notre modèle social et accru les inégalités et la pauvreté en France.
    Nous n’avons aucune confiance envers les hommes politiques qui se présentent comme porteurs de projets qui seraient novateurs et en rupture avec l’actuel système, alors qu’ils n’ont jusqu’alors donné aucune preuve de leur réelle volonté de mettre en œuvre un processus de changement radical.
    Les Insoumis ne veulent servir ni d’alibi ni de caution à d’éventuelle restructuration du PS ou autour de celui-ci
    Face aux appels (sincères ?) à l’unité, nous considérons, avec Gilles Alfonsi (Cerises, 27 janvier 2017), que « la candidature de Jean-Luc Mélenchon exprime avec force les idées de révolution démocratique et de transition écologique, un projet antilibéral et une visée égalitaire » et qu’elle constitue le point de convergence le plus crédible.

    Est-il nécessaire de rappeler qu’en 2012, lors de l’élection présidentielle, Jean Luc MELENCHON, chef de file du Front de Gauche, a réalisé 11,1 %., score électoral le plus élevé depuis une trentaine d’année pour un candidat hors PS ! Il a ainsi mis fin à l’hémorragie électorale et permi, pour partie, l’élection de députés Front de Gauche en 2012.

    Ainsi, dans le droit fil de 2012, JLM2017 constitue le seul levier efficace d’une démarche de remobilisation citoyenne d’envergure.

    Se fédérer au sein de la FI c’est faire le choix d’une campagne de projet face aux campagnes de rejet de nos adversaires. Ce n’est pas pour autant qu’il faille abandonner ses identités de parti ni ses identités syndicales et associatives, bien au contraire.

    L’espoir renaît du côté d’un mouvement social lucide et novateur. Il ne faut pas le décevoir, comme l’indique Jean-Luc MELENCHON dans son blog (n°247, 11 février 2017) « Je crois que bien des politiciens ne comprennent rien à cet état d’esprit protestataire. Ils pensent qu’un peu de pipeau unitaire couvrira bien vite les protestations. La tentation est forte pour ceux-là de jouer le numéro classique de « celui qui refuse l’unité sera électoralement puni ». C’était le grand must des années de l’union de la gauche. Mais celle-ci avait été construite en 20 ans (au moins). Et elle s’appuyait sur une classe ouvrière et une nouvelle classe moyenne nombreuse, socialement structurée politiquement liée à une superstructure dense de syndicats, d’associations et de partis influents et organisés. Ce monde a disparu. La conscience du ridicule d’un programme commun imaginé, écrit, et signé 70 jours avant le premier tour de l’élection n’a pas l’air d’effleurer ceux qui s’y abandonnent. Et comment gérer un programme commun quand le PS n’a toujours pas le sien, en propre et que Hamon l’annonce pour la mi-mars ? Au passage, je me demande où sont passées toutes les bonnes âmes qui glapissaient « le programme d’abord, le casting après » il y a de cela quelques mois.
    Les incantations unitaires ne prennent pas en compte qu’en mettant le doigt dans la tambouille des cartels de partis nous détruirions le rassemblement que nous avons construit. Cela n’a rien à voir avec la compétition des personnes-candidates ! Ce qui est en jeu c’est l’appréciation qu’on se fait du moment politique et de l’état des consciences. Il est vrai qu’il existe une « gauche traditionnelle » à qui les raisonnements des années 70/80 parlent toujours quand bien même aucune des bases sociale et psychologique de l’époque n’existe plus. Je ne méprise pas ce fait. Je tâche de lui répondre sur des bases rationnelles de conviction. Mais ce secteur méconnaît gravement la crise morale qui a déchiré les profondeurs de la société et notamment les milieux populaires du fait de la politique menée par la « gôche » au gouvernement. »
    La question de fond posée par Jean-Luc MELENCHON est celle de la cohérence. Il classe Benoit Hamon dans la cohorte « des politiciens qui ne comprennent rien à cet état d’esprit protestataire » envers le PS « quel que soit l’emballage ». Il poursuit : « La conscience du ridicule d’un «programme commun» imaginé et signé soixante-dix jours avant l’élection n’a pas l’air d’effleurer ceux qui s’y abandonnent. »
    Ne laissons pas abâtardir notre démarche par l’inertie et les manœuvres d’arrière cour. Le vote Hamon, c’est le vote inutile, c’est un vote démobilisateur car ce serait un vote de trahison, dans un moment où le PS se complaît dans une critique infondée de notre projet. La démarche de ce parti montre sa soumission à l’oligarchie.
    De même par sa candidature Macron se constitue comme le porte-voix de la finance, des grands patrons du CAC 40 et du MEDEF.
    Est-il nécessaire de rappeler à Y. Jadot que ce qui importe ce n’est pas de mendier des sièges de députés auprès de B. Hamon. A titre de rappel pour lui et EELV : « Toute perspective écologique sensée repose en grande partie sur nos perspectives et nos relations sociales ; ainsi, concevoir un programme écologique qui ne fait pas de place aux préoccupations sociales est aussi stupide que d’élaborer un programme social qui ne fait pas de place aux préoccupations écologiques. Tant que nous n’aurons pas créé cette société écologique, nos capacités de nous entre-tuer et de dévaster la planète continueront “ (Murray Bookchin, fondateur de l’écologie sociale).
    Faut-il rappeler à B. Hamon et à Y. Jadot les propos de N. Hulot (05 février 2017) «Nous réduire ne rend pas service au monde», disait Mandela. Réduire un enjeu universel à de vulgaires contingences politiciennes non plus. Mais ce ne doit pas être la fatalité de cette campagne. Le moment est encore possible de prendre un peu de hauteur et de s’emparer de ce sujet au-delà des clivages partisans, avec gravité, humanité et inventivité. La politique y retrouverait un peu de noblesse et le politique un supplément si salutaire de confiance avec les citoyens. »
    « Une gauche qui gagne est une gauche de rupture, appuyée sur un Président acquis à cette rupture, avec une majorité décidée à la porter sans hésiter » (Roger Martelli – Politis, 16 02 17). En cette fin du mois de février 2017, la question des contenus du changement est à l’ordre du jour. De ce fait, les discours ultra unitaires apparaissent comme subalternes en tant qu’ils visent à préparer les élections législatives.
    Ceux qui s’interrogent sur la tactique électorale du PCF peuvent se rassurer en prenant à témoin G. Marchais qui, dans un discours du 12 juin 1984, affirmait « Si vous pensez que le moyen utilisé par le Parti communiste pour se renforcer est de se différencier du Parti socialiste dans l’action (…), vous vous trompez ». Le raisonnement fonctionne aussi si nous remplaçons PS par France Insoumise.
    A ce jour il apparaît donc que le seul vote utile c’est nécessairement le vote en faveur de Jean-Luc MELENCHON (donné selon certains sondeurs devant B. Hamon, avec 18% des voix). C’est la seule perspective de clarification politique autour d’un projet de rupture avec le système.

    Claude FERRUCCI
    Sociologue, insoumis Cagnes/St Laurent du Var
    Saint Laurent du Var, le 20 février 2017

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