Présidentielle, tout reste à faire : prenez le pouvoir !

Le 18 mars, c’est une nouvelle campagne qui commence. A cette date, tous les candidats à l’élection présidentielle seront connus et nous entrerons dans le temps de la cristallisation politique. C’est d’autant plus vrai cette année puisque plus d’un électeur sur 3 ne sait pas encore s’il se rendra aux urnes le 23 avril prochain selon la nouvelle enquête Ipsos-Cevipof  publiée aujourd’hui dans le journal Le Monde. Ajoutez-y un taux de sûreté de choix de moins de 60% et il y a donc dans notre pays largement plus d’indécis que de personnes qui ont pris une décision. Bref, tout reste à faire et celles et ceux qui hésitent n’ont pas à se laisser impressionner : ils peuvent faire la décision dans le sens qu’ils jugent souhaitable. Prenez le pouvoir ! 

Par-delà les estimations à la louche et autres obscurs (et cachés) coefficients de redressement, les médiacrates et autres faiseurs d’opinion feraient mieux de faire profil bas : tous leurs efforts seront vain si le peuple se décide à assumer son rôle de souverain. En effet, seuls 66% des personnes interrogées sont sûres d’aller voter le 23 avril prochain selon l’enquête Ipsos. Moins de deux électeurs sur 3 ! Et le nombre des indécis augmente au fur et à mesure que la campagne des dégoûtants révulse les citoyens : 3 points de moins en un mois. Mais la traduction de points et pourcentages en électeurs potentiels est plus parlante encore.

Il y a pour cette élection présidentielle 47 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales. Si 66% d’entre eux se disent sûrs d’aller voter, 34 % hésitent encore soit près de 16 millions de nos compatriotes. A lui seul, ce tiers de l’électorat pourrait décider de l’élection s’il décidait de se mobiliser, ne serait-ce même que la moitié de celui-ci !

Mais il faut encore y ajouter la sûreté du vote à plus d’un mois du scrutin. Celle-ci varie d’un candidat à l’autre et selon les enquêtes? Mais elle s’établirait en moyenne aux alentours de 60 % (59% selon l’IPSOS). Ainsi donc, sur les 31 millions de celles et ceux qui s’annoncent votants, 12,5 millions hésitent et peuvent encore changer d’avis. Au total, ce sont donc 28,5 millions d’électrices et d’électeurs, soit plus de 60 % du corps électoral, qui fait le choix de se placer à ce stade dans une situation d’attente dont ils sortiront ou non.

Bref c’est une nouvelle campagne qui commence. Cette masse immense peut balayer n’importe qui et n’importe quoi. Si l’on devait en croire les sondages, Mme Le Pen attirerait sur son nom 27 % des 66 % d’électeurs et encore avec une sûreté de choix de 78 %. Cela représente tout de même 6,7 millions de nos concitoyens. C’est beaucoup, mais finalement guère plus qu’en 2012. Et surtout, que pèse cela face à la masse immense qui tient entre ses mains la décision ?

Quant à M. Macron, son électorat est plus fragile encore avec tout juste une personne sur deux certaine de son choix lorsqu’elle annonce qu’elle votera pour lui. Dès lors, ce serait uniquement 4,2 millions d’électeurs qui l’auraient assuré de leur vote. 7 fois moins que le nombre d’indécis !

Une telle incertitude dans les choix devrait appeler certains à faire preuve d’un minimum de modestie tel ce M. Montebourg qui demande à Jean-Luc Mélenchon de se retirer au profit de Benoît Hamon quand plus de 2 millions d’électrices et d’électeurs se déclarent dès à présent sûrs de leur choix en faveur du premier alors que Benoît Hamon en comptabilise plus de 10% de moins soit pas même le nombre de votants de la primaire dont il est issu ! Et quand bien même quand une telle masse d’indécis attend de pouvoir se faire sa propre opinion ?

Loin du formatage que tentent d’imposer les commentateurs, le peuple reste maître de son destin et de sa souveraineté. L’histoire n’est pas écrite à l’avance. Personne n’est assuré d’être demain au second tour si la grande masse en décide autrement. Après les épisodes des dégoûtants, la campagne entre désormais  dans sa phase de conviction mais aussi d’implication citoyenne. C’est celle-ci qui fera la décision. Et puisque le 18 mars marque la stabilisation du paysage politique en vue de l’élection, il sera aussi l’occasion de la première mobilisation du peuple qui, en se donnant à voir en force matérielle à l’occasion de la marche pour la 6e République organisée par la France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon, va affirmer aux yeux de tous sa souveraineté.

Tout reste à faire : dans la rue et dans les urnes, prenez le pouvoir !

Un commentaire sur “Présidentielle, tout reste à faire : prenez le pouvoir !

  1. Ricardo dit :

    Des sondages comme ça y a pas mieux pour décourager tous les insoumis-es ! T’as pas autre chose de plus motivant François ?

    J'aime

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