Quand l’hégémonie macroniste pourrait dépasser la volonté populaire

Selon l’enquête du Cevipof réalisée par Ipsos Sopra-Steria et rendue publique ce 2 juin, En marche ! et M. Macron pourraient faire une véritable razzia à l’occasion des élections législatives des 11 et 18 juin. A dire vrai, ce n’est pas impossible tant les effets pervers de la Vème République peuvent se conjuguer pour aller au-delà de la volonté générale et offrir un blanc-seing à M. Macron. Dès lors, si l’entraînement mécanique de système qui semble se dessiner si l’on en croit cette enquête devait se vérifier, nous en serions rendus à la situation ubuesque où l’adhésion au projet du Président n’a jamais été aussi faible avant et après l’élection mais où il sort pour autant avec une majorité hégémonique. La démocratie est décidément bien malade sous la Vème république.

Selon les projections réalisées dans cette enquête, la République en marche (LREM) de M. Macron et ses alliés du Modem pourraient emporter entre 395 et 425 (!) sièges de la nouvelle assemblée. Quand on sait que la majorité absolue se situe à 289 sièges, on mesure les pleins pouvoirs qui seraient alors ceux de M. Macron.

Pourtant, les français n’adhèrent pas au projet présidentiel. M. Macron n’a ainsi recueilli que 24 % des voix lors du 1er tour de la présidentielle. Et encore seuls 40% d’entre eux disaient-ils alors le faire par adhésion. Dans l’entre-deux tour, souvenons-nous qu’ils étaient seulement 20% à souhaiter voir s’appliquer le programme du candidat soit moins que le score récolté quelques jours avant. Et aujourd’hui encore, selon l’enquête du Cevipof, ils ne sont que 37% pour souhaiter une majorité absolue à M.Macron !  D’où vient donc cette distorsion ?

Ne nous cachons pas qu’en politique la force va à la force. Dès lors qu’il est en situation de victoire, M. Macron voit s’agréger autour de lui une partie du corps électoral qui reconnait en la perspective de victoire une forme de réalisation personnelle à laquelle elle souhaite prendre part. Mais ce n’est pas suffisant pour expliquer le raz-de-marée qu’on nous promet.

La parodie démocratique qui s’est jouée dans l’entre-deux tours de la présidentielle produit les effets que ses initiateurs avaient programmé : le ralliement obligatoire sous peine d’excommunication et d’opprobre médiatique qui s’est joué durant 15 jours a créé un effet d’entraînement pour regrouper derrière M. Macron tous ceux que l’on a effrayés avec le pantin Le Pen pourtant rejeté 10 millions de voix plus loin ! Rassemblé derrière un berger, le troupeau était alors prêt à aller paître vers de nouveaux pâturages.

L’hagiographie macroniste depuis son élection participe également du processus : le discours du Louvre n’aurait rien à envier à Martin Luther King quand une poignée de mains est statufiée ou qu’une annonce de « fermeté » est prise pour argent comptant. C’est un concours de presse à qui mieux mieux pour savoir qui de cette cour sera le prochain favori du monarque présidentiel.

Il y a aussi la petite politique qui s’est avérée grande stratégie. En allant débaucher une partie de la droite, M.Macron ne s’est pas contenté de confier les leviers de commande du pays à celles et ceux qui sont les plus à même de mettre en œuvre sa politique de casse sociale et écologique. Il a aussi fait exploser ce qu’il restait de LR après l’affaire Fillon et en a annexé une large part. Toute possibilité d’alternative et d’éventuelle cohabitation s’en est trouvée instantanément évincée.

Restait la France Insoumise qui représente, au regard de l’état de décomposition du paysage politique, la seule force en dynamique à même d’endiguer la submersion macroniste. Mais cette fois, ce sont le PS, EELV et le PCF qui en prenant pour cible exclusive la France Insoumise sont devenus de fait les alliés objectifs de M. Macron. Ceux-là, vexés par la présidentielle, se sont lancés dans des calculs de recomposition pour les calendes grecques et s’entendent sur un seul objectif immédiat qui est d’essayer de briser l’élan de la France Insoumise.

Le mode de scrutin fera ensuite le reste. L’enquête Cevipof crédite LREM de 31% des suffrages mais de 70% des sièges ; A la proportionnelle intégrale, ils en auraient 179. On comprend mieux en quoi M. Macron entend se contenter d’instaurer « une dose de proportionnelle » quand une 6e République s’avèrerait si nécessaire…

Dans ce contexte, les perspectives pour les élections législatives changent du tout au tout. D’une non adhésion au projet de M. Macron et d’un désir de cohabitation au sortir de la présidentielle nous nous dirigerions vers une assemblée à la main entière du pouvoir. Malgré l’absence de volonté populaire pour une telle situation soulignée par l’enquête Cevipof, les conditions artificiellement créées conduisent à un reflux démocratique dont bénéficie l’électorat Macron qui lui reste naturellement mobilisé au sortir de l’élection. Le résultat que pourrait obtenir M. Macron à la législative comme à la présidentielle a ceci de paradoxal qu’il note un élan d’une frange citoyenne tandis qu’il tue le souffle démocratique global.

Dès lors, un sursaut s’impose pour ne pas laisser les pleins pouvoirs à ceux-là. Avec 15 députés Insoumis, nous pouvons demander une commission d’enquête parlementaire. Avec 58 députés insoumis, nous pouvons déposer une motion de censure. Avec 185 députés insoumis, nous pouvons demander l’organisation d’un référendum pour une 6ème République. Et avec 289 députés insoumis, nous pourrions gouverner le pays. Sans doute n’est-ce pas l’hypothèse la plus probable. Mais il est aussi de nombreuses circonscriptions dans lesquelles les citoyennes et les citoyens peuvent rétablir un équilibre démocratique comme c’est le cas dans la 2ème circonscription du Val-de-Marne (Créteil, Choisy-le-Roi, Orly) où je suis le seul en situation d’éviter la prise de cette circonscription de gauche par un candidat macroniste qui se félicitait hier encore sur twitter du choix d’Edouard Philippe comme 1er ministre.

Les 11 et 18 juin, un sursaut populaire est possible et nécessaire pour que le vote ne rompe pas une fois de plus et encore un peu plus avec la traduction de la volonté générale. Ne laissons pas les pleins pouvoirs à M. Macron.

 

14 commentaires sur “Quand l’hégémonie macroniste pourrait dépasser la volonté populaire

  1. Najab dit :

    Excellent texte…continuez de vous battre ! Il

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  2. BRETON dit :

    Effectivement , il est à croire que les Français soient des « bourrins » permanents et donnent sans hésiter une nouvelle fois une majorité à Macron . Ce qui est inquiétant serait que la FI ne dispose que d’une vingtaine (au mieux) de députés . Pour l’instant si l’on croise les sondages divers , on se rend compte que la partie n’est pas facile pour la FI , le Mélenchon bashing , l’ensemble des médias , le PCF , EELV ….. JLM les a sur le dos en permanence.
    Le PCF (Dartigolles) qui dans ma région n’a rien fait -ou si peu- à l’occasion de la Présidentielle , « la raméne  » en permanence pour jeter le discrédit . Vont-ils mordre la poussière ? je le souhaite ! . Ne parlons pas des « socialos » et ce Hamon , toute cette « gauche  » de m.rde .

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  3. henthouarn dit :

    L’enquête du CEVIPOF/IPSOS est basée sur des hypothèses qui ne sont pas les seules possibles. Le comportement du corps électoral est imprévisible: à preuve la Primaire de la Droite qui devait être remportée par SARKOZY ou JUPPE. Quant à la FI, elle se prend pour le Parti unique qui affronte les « Ennemis du Peuple ». Une candidature unique n’a jamais été à elle seule un gage de victoire car elle induit le « vote utile », ce qui pousse à l’abstention. Il faut qu’un vote de conviction soit possible. Il n’est pas bon qu’une quelconque formation ait à elle seule la majorité absolue: on a suffisamment donné au siècle dernier pour le savoir.

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  4. Danne dit :

    Je trouve quand même que vous n’êtes pas très ouverts à une restauration des relations avec le reste de la gauche. Ce reste comptera aussi dans la balance démocratique après l’élection.
    Même si je maintiens mon vote à la FI pour les législatives je redoute quand-même un affaiblissement terrible des autres partis de gauche.

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  5. Sandrine dit :

    C’est bien de découvrir une semaine avant le premier tour qu’aux législatives, en l’état actuel, les règles font qu’un parti ou mouvement peut rafler l’écrasante majorité des sièges, sans avoir une large majorité, voire même pas de majorité, parmi les électeurs.

    Que ça plaise ou non, dès le départ c’était ça, le cadre dans lequel il allait falloir faire un choix stratégique efficace pour ces législatives ! Se réveiller maintenant et appeler au « sursaut », parce qu’au vu des sondages « les perspectives pour ces législatives changent du tout au tout », mais à quels bras cassés avons-nous affaire…

    Les responsables de la FI, qui ne sont pas des perdreaux de l’année, ne pouvaient ignorer le seuil de 12,5% des inscrits, soit (avec l’abstention) 20-22% des votes au 1er tour, exigé pour se maintenir au 2e tour.
    Dans ce cadre-là, la seule solution réaliste pour avoir un max d’élus combatifs, FI et autres, c’était évidemment un accord national sur des candidatures unitaires, portant des engagements communs, dans un max de circonscriptions, seules capables de passer presque partout la barre des 20-22% des inscrits, pour pouvoir être présents au 2d tour. Mais pour admettre qu’il faut discuter au lieu de se croire le centre du monde, on doit regarder les réalités en face, accepter de discuter sur un plan d’égalité et savoir faire quelques concessions pour avancer collectivement sur l’essentiel.
    Au point où on en est du gâchis, même un politique aussi bien disposé à l’égard de Mélenchon qu’Eric Piolle, maire de Grenoble, est atterré, c’est dire…

    Dans le même ordre d’idées – charrue avant les boeufs, peau de l’ours, et irresponsabilité politique – il est sidérant de voir des responsables FI continuer à répéter en boucle que la FI peut atteindre à elle seule 289 députés – que Mélenchon sera donc premier ministre (encore que là-dessus ça s’est un peu calmé).

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    • Personne n’est dupe d’un système électoral qui contribue a atomiser la démocratie. C’est bien pour cela que nous sommes favorables à la 6ème république et la proportionnelle.
      On voit le bien, une fois de plus, ce que sous-tend ce message, des alliances de circonstance, si ce n’est de la tambouille électoraliste pour tenter en vain de ne pas perdre (le PS et le PC ou les verts) de sièges. Encore une fois, il faut s’attaquer à la maladie et non aux symptômes.
      C’est un choix que nous avons fait et nous l’assumons pleinement. Ce sont les électeurs qui décident et non les appareils, tout nécessaires qu’ils soient à la démocratie.
      Monsieur Piolle que je ne connais pas a, en l’occurrence, des propos grossiers. On peut penser qu’il effectue un repli stratégique en vue des prochaines échéances électorales municipales. Il vient sans doute de renier l’accord qu’il avait avec le reste de sa majorité dont les Insoumis. Pour garder sa place, on risque de le voir manger son chapeau. Grand bien lui en fasse.
      La politique du moindre mal n’existe pas, entre le pire et le moins pire, c’est toujours pire. Le paysage politique n’est pas de notre fait, mais celui de la politique menée depuis des décennies par ceux qui nous gouverné, la social démocratie et la droite revancharde et autoritaire… Sarkozy et Hollande… Les Insoumis n’y sont pour rien.
      La rancœur est mauvaise conseillère.
      Pour notre part, nous sommes en campagne électorale, nous regardons les sondages et l’on verra bien à l’arrivée ce qu’il en sera.
      Observons toutefois les attaques dont nous faisons l’objet viennent de tous les côtés comme on le constate dans votre post. À croire que le danger Le Pen a disparu une fois le Micronisé élu avant qu’il réapparaisse au second tour des législatives..

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  6. tarn dit :

    Camarades,
    Ce qui me questionne le plus c’est que la FI n’ait pas prévu cela et n’ai pas adapté sa stratégie en conséquence.
    Le paysage politique est apparu coupé en 4 après le premier tour, 4 parties sans alliances possibles alors qu’avant, la division n’était qu’en 3 et encore avant en 2. A partir de là, le président, quel qu’il soit, sera toujours fondamentalement minoritaire. Et pourtant, avec les règles du scrutin législatif majoritaire, celles de l’abstention prévisibles associée à la barre des 12,5% pour se maintenir au second tour, et l’effet présidentielle, un parti à 24% va passer à 30 et rafler la mise, largement. D’autant, ne l’oublions pas, qu’il se situe au centre, et qu’il peut donc, s’il joue finement, ce qu’il fait, aisément rassembler sur sa droite et sur sa gauche.
    Mais tout cela était prévisible. Alors pourquoi se donner comme premier objectif politique de remporter les législatives ? Quand il fallait uniquement dénoncer un système à bout de souffle, celui de la 5è, qui va une fois de plus, démontrer sa capacité à produire des hommes de pouvoir assis sur une minorité et sa capacité à museler les opposition ?
    Pourquoi s’attrister d’avoir perdu quand notre victoire n’aurait été possible qu’au prix d’un dérèglement démocratique ? 20% sans alliance n’ont jamais fait une majorité démocratique ! Nous qui dénonçons la 5ème République sommes bien placés pour le savoir !
    Passé le premier tour, l’objectif n’aurait jamais du être de gagner les législatives. Il aurait dû être de devenir le pôle de référence de l’opposition de gauche ET de limiter autant que possible le pouvoir de Macron, en évitant qu’il ait une majorité et en envoyant le plus grand nombre de députés insoumis pour pouvoir, comme vous l’avez rappelé, déposer des demandes de commissions d’enquête parlementaires, ou des motions de censure ou pourquoi pas des référendums sur des sujets sociaux (la loi travail) ou politique (la déchéance, l’état d’urgence).
    Il me semble que c’eut été plus efficace et plus audible. Mais aussi plus contraignant : car pour prétendre être le pôle dominant de la gauche, il aurait fallu oeuvrer de façon plus radicale à son rassemblement, tout en évitant les alliances tuyau-de-poele, ça va sans dire. Il fallait mettre en oeuvre des ralliements et en faire la publicité tous les jours !
    Dernière erreur stratégique : le rejet systématique de toute action du gouvernement. A commencer par dire que l’entrée de Hulot au gouvernement est un crève coeur ! Quelle erreur ! Pour nous qui sommes le premier parti de masse écologiste ou parti écologiste de masse, cette entrée au gouvernement est la meilleure nouvelle qui soit. Déjà, l’écologie a fait 26% à la présidentielle, ce qui est un score historique qui n’a pas été assez vanté par nous. Mais en plus, le candidat à 24% vient de se rallier ! On peut donc dire que l’écologie représente aujourd’hui 50% de l’offre politique en France. Permettez moi d’en être très heureux et d’attendre de mes responsables politiques, vous, de la FI, que vous en fassiez la promotion tous les matins ! Et je ne suis pas naïf. Je sais bien que ça va être compliqué pour Hulot. Et alors : c’est une victoire idéologique et nous devons la célébrer et rappeler que c’est à nous qu’on la doit !
    Ensuite, Macron tance Trump ? Bravo. Make the planet great again ? Bravo ! Cela démontre une fois de plus notre victoire idéologique. L’écologie est la question centrale. Et surtout, l’Amérique n’est pas un partenaire fiable. Il est tant d’en tirer les conséquences et de quitter l’OTAN.
    Macron reçoit Poutine. Là, c’est vraiment trop facile ! C’est évidemment notre politique réaliste raisonnable qui est mise en oeuvre. Une nouvelle victoire idéologique.
    Enfin, quand JLM utilise le mauvais mot en parlant de Cazeneuve, il n’a qu’à s’excuser que sa langue a fourché, dire quel était le bon mot pour ceux qui n’avait pas traduit tout seul, et répéter ses propos sans en retirer un mot avec le bon mot. Et ça aurait fait pschit.
    Pour finir, je découvre hier que Charlotte Girard explique qu’un objectif des législatives, c’est d’avoir 185 députés pour demander l’organisation d’un référendum sur la 6ème république, comme vous le faites. Comme si cette demande devait se traduire naturellement par une adhésion. Comme si une minorité de parlementaire et leurs électeurs minoritaires allaient naturellement se transformer en majorité. Faut-il s’étonner après cela qu’on nous juge mauvais perdant voir dictatorial (mu par une farouche volonté que notre minorité s’impose à la majorité) ?
    Le bilan de tout cela c’est que Piole quitte le navire, violemment. J’en suis profondément navré.
    Dans 7 jours, nous serons retombés à 11% à 2 points du PS. Dans 14 jours nous pourrons peut-être demander des commissions d’enquête parlementaires, pas sûr que nous puissions le faire sans l’appui des communistes. Et le PS aura 2 fois plus d’élus que nous. Je noircis un peu l’avenir. Mais la roche Tarpéienne est près du Capitole. Il faudra alors sérieusement se poser la question de comment on en est arrivé là.

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    • Attendons la fin de cette séquence électorale pour en faire le bilan. Tout le monde a bien entendu son idée sur ce qui a été ou non. Bien évidemment, lorsque les choses vont un peu plus mal (fabrique du consentement n’est pas un vain mot), il est plus facile de rejeter la pierre à l’autre que de s’interroger sur ce que l’on a fait ou pas fait soi-même.
      J’en connais beaucoup (au moins deux sur ce site) de ces stratèges qui après la partie font croire qu’il l’aurait gagné si on les avait écoutés. Merci de vos conseils avisés.
      Pour l’instant, la rancœur n’est pas de mise, nous avons encore une semaine de campagne et pour celles et ceux qui seront un second tour une seconde semaine.
      Parti de rien ou presque, contre tous ou presque, nous avons réussi un exceptionnel parcours. JLM à 20 % à la présidentielle, si l’on m’avait dit cela il y a un an, jamais je ne l’aurai cru. Goûtons notre plaisir. On verra bien le nombre de députés que nous aurons. Plus nombreux, nous serons, plus efficace, nous serons. Si ce n’est pas le cas, nous ferons avec. Ne surestimons pas nos forces (20%) mais ne les sous-estimons pas non plus. Il y a une vie après les élections. Le système électoral est ce qu’il est, il amplifie considérablement les résultats électoraux en sièges comme le démontre François Cocq. Il faut mieux le savoir et en avoir conscience.
      Contrairement aux diseurs de mauvaises nouvelles et précepteurs intransigeants de la déraison, il semble bien que nous aurions de bons résultats sur les circonscriptions des électeurs de l’étranger. Dans deux de celles-ci, nous serions au second tour. Alors, on s’y met. Laissons les rancoeurs de côté, ce qui compte dans la semaine qui s’annonce est de rassembler les électeurs qui on voté JLM à la présidentielle. Il sera temps ensuite de compter les points.

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      • tarn dit :

        Si j’ai le temps, j’irai à une réunion d’organisation de circo, j’irai coller des affiches, avec JLM en énome et les candidats en petit, c’est un genre là aussi discutable, et je distribuerai des tracts. Ca n’empêche pas de se dire que nos forces nous les compterons au premier tour. Les 20% de la prez ne risque que d’être un effet soufflet. Le travail stratégique, bien au-delà des affiches que je peux coller et des tracts que je peux distribuer, c’était de savoir comment consolider ce beau soufflet. Sans une orientation claire, toute l’agitation militante est vaine.
        Et il ne faut pas confondre rancoeur et tristesse ou déception.

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  7. tarn dit :

    Rachel Garrido le 4 juin sur TV5 monde, interviewée dans la durée par un journaliste très gentil (écouter les 5 premières minutes) : « Faire aussi bien qu’aux présidentielles ce qui reviendrait à gagner les législatives ».

    Vous être tous devenus fous mes amis !

    D’une part, c’est une drôle de conception de la démocratie que de penser qu’à 20%, qui ferait plus parce que les autres auraient plus d’abstention que nous (j’ai compris l’argument, merci), on pourrait gagner. Il reste quand même le second tour où il faut alors atteindre la majorité.

    Et d’autre part, dans le monde réel, dès le premier tour, c’est la raclée qui nous attends.

    J’ai mal ! Je viens de regarder les résultats aux législatives des Français de l’étranger. Aillaillaille ! Le raz de marée va être violent ! Quelle stratégie de merde !

    Il faudrait peut-être être cohérent. On ne peut pas dire : la 5ème et son système électoral, c’est de la merde ET on va gagner ! Et dire quand on a perdu : c’est de la faute au système ! Ce n’est plus crédible du tout !!!

    D’ailleurs, ça ne tient tellement pas la route que la pauvre Raquel, elle ne finit même pas ses argumentaires. Pour une avocate, ça craint ! Elle commence un « si ces personnes qui ont voté FI restent groupées » et bla et bla et bla, et on n’aura jamais la conséquence ! Bon, on peut la deviner : on gagnera les législatives. Mais le syllogisime est tellement faux, que Raquel préfère oublier la conclusion. C’est pathétique.

    Les seules bases sérieuses d’un syllogisme politique c’est que l’abstention, c’est pour tout le monde, et que le gagnant de la préz a une prime de 20 à 30 %(sur son premier tour), et que ceux qui sont désunis finissent toujours mal.

    Dans 6 jours, il va falloir commencer la grande auto-critique. Parce que j’ai voté JLM en 2012 et en 2017, aux prez et aux législatives (je voterai FI au premier tour, avec un peu de chance au second, sinon je m’abstiendrai). J’ai cru à la critique du fdg tuyau de poêle (pour faire court). Il faudra me trouver une bonne raison de revoter FI. Le programme ne suffit pas. Il faut aussi des stratèges de qualité. La stratégie présidentielle était au top. Elle l’a prouvé tout au long de la campagne et avec les résultats. Il en sera de même pour les législatives, en négatif.

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    • Un regard même distrait sur les résultats des élections à l’étranger démontre une bonne tenue des Insoumis là ou ils sont présents. Si l’on compare avec les précédentes, (amusons-nous c’est du 100%) puisque nous n’y étions pas la dernière fois. Si l’on regarde les résultats du PCF et du PS on peut se dire qu’ils ne représentent plus grand chose. Le PS c’est le toboggan, il voit lu fondre le nombre de voix obtenues et celui de députés, il n’en aura aucun et le PCF est représenté d’une manière infinitésimale.
      La démonstration présentée est au mieux un faux au pire une idiotie. Avec plus de 80% les comparaisons s’avèrent un peu aventureuses.

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  8. tiphaine dit :

    excellente analyse , vous devriez la poster sur le club de MDP pour motiver les troupes face au choix de Plenel comme ce dernier mis en une du club https://blogs.mediapart.fr/front-de-gauche-marseille-centre/blog/040617/marseille-campagne-inefficace-pour-la-france-insoumise

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  9. alberteins dit :

    voila ce que j’ai posté sur mediapart comme commentaire :
    Ce que j’écrivais il y a plus d’un mois sur un forum de discussion à des camarades du NPA et PCF:

    « Si on étudie les rapports de force Gauche – Droite des dernières eléctions, tu aurais peut être compris que la victoire de la Gauche unie ou non est tout à fait impossible, ensuite si ça te fait plaisir d’imputer la défaite annoncée à Fi et surtout à Mélenchon, fais toi plaisir tu n’es pas le seul.

    La gauche j’inclus le PS ??? n’a obtenu que 27% des voix au premier tour de l’élection présidentielle de 2017, le record de 1969 de 29% est battu ( 90 députés ) . En 1993, elle représentait environ 35% de l’électorat et n’avait que 80 députés ( 4 ans après elle en avait 320). Donc si on s’en tient à ces quelques chiffres en toute logique, elle ne devrait obtenir qu’ entre 40-60 députés aux élections législatives de 2017.

    Donc quel est l’intérêt de nous faire croire qu’unie , elle pourrait obtenir une majorité ou une nombre de circonscriptions supérieur à 100 voire 200. Sinon créer des divisions. Ce qui a marché regarde nos camarades communistes. »

    Le PS qui a obtenu 7,5%, il en reste combien à Gauche actuellement. Les 20-30 députés que va obtenir le PS, il y en a combien qui se présente avec l’étiquette PS. A part Cambadélis sur sa palette j’en vois pas d’autre

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