Le grand bond en arrière

C’était il y a quatre ans quasi jour pour jour. Le conseil national du Parti de Gauche débattait d’une orientation stratégique pour l’avenir : fédérer le peuple ou rassembler la gauche. En interne, la discussion était vive depuis de longs mois : comment faire face à l’effondrement culturel et électoral de la gauche (35% à l’époque) et permettre malgré tout l’émergence de majorités sociales et politiques. Après un débat de valeur à la tribune, l’assemblée tranchait en faveur de la première option, avant qu’une intervention de couloir vienne remettre le couvercle pour faire comme si rien ne s’était passé. Quatre ans après, après avoir été pourtant finalement tranché par l’élection de 2017, l’ouvrage est donc remis sur le métier.  

On aurait pu croire que le lancement de La France insoumise et sa campagne présidentielle validaient a posteriori le positionnement de ceux qui avaient fait un pas en avant en 2014. On aurait pu croire que la nature de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon inscrivait durablement le mouvement dans une démarche à vocation majoritaire en cherchant à définir de nouvelles identités. Las. Alors que la gauche toute mouillée n’atteint plus même 30% dans les intentions de votes (29,5% selon l’enquête Ifop pour les européennes du 29 juin), la ligne stratégique dite « populiste » a été rangée ce week-end au placard pour laisser place au « leadership à gauche » comme ce fût exprimé avec la plus grande clarté par les plus hauts responsables de La France insoumise. Je considère pour ma part qu’il s’agit là d’une erreur terrible et d’un profond retour en arrière.

Comme un symbole, c’est devant le congrès du Parti de gauche que Jean-Luc Mélenchon a annoncé cette rupture. Je l’ai comme toujours écouté avec attention. Il convient donc de repartir de là pour mesurer le retour en arrière qui s’opère. La base de l’analyse exprimée au cours d’un discours fleuve s’arrête désormais à l’effondrement de la social-démocratie. Comme nous l’avions déjà analysé en …2012. C’est faire fi des dernières années et des analyses produites depuis, notamment de l’époque des grandes coalitions qui en a découlé et de l’impasse démocratique que ces dernières ont généré. C’est surtout être aveugle à la vague qui balaie encore durablement l’Europe (du sud notamment). Mais la commodité de passer sous silence ces derniers éléments permet de redresser un panorama politique à l’ancienne ou l’alternative se construit en reprenant la main sur le camp opposé au pouvoir. C’est en cela que le qualificatif affublé depuis plusieurs semaines à Macron de « chef de la droite » permet une relatéralisation qui a donc débouché ce week-end sur cette conclusion qui résonne encore en moi comme un coup de tonnerre : « Plus vite nous aurons repris le leadership à gauche, plus vite nous pourrons réemployer le mot gauche » fût-il énoncé.

Alors bien sûr ce repli repose sur un élément d’analyse mais que je ne saurais partager : la croyance, plus que la conviction, que le fait de basculer jusqu’à 24-25 % au 1er tour de la présidentielle permet non seulement de se qualifier pour le second tour (je suis d’accord) mais aussi de l’emporter (je ne le suis plus). Si tel devait être le cas, ce serait forcément dans un duel avec l’extrême-droite. Or tout dans l’Histoire nous prouve qu’en de pareilles circonstances la droite choisit son camp et que la social-démocratie laisse-aller. La construction de majorités sociales et politiques ne peut être que le fruit d’une hégémonie culturelle (éventuellement en cours de construction), elle-même résultant de la définition de nouvelles identités à même d’agréger les revendications disparates de divers secteurs de la société. S’engager dans le « leadership à gauche », c’est se priver de la possibilité de faire émerger ces systèmes d’équivalence, ou a minima de les racornir à un socle non majoritaire. Il me semblait que la séquence du printemps donnait justement à voir cette incapacité des forces sociales en général, des syndicats en particulier, à lever à elles seules, et fût ce dans leur unité, une telle dynamique. Cette grille de lecture semble pourtant être encore utilisée, comme si l’on ne croyait pas à l’analyse pourtant posée de la mise à distance populaire opérée vis-à vis de ces différents cadres organisés.

Pour autant, nul ne peut prétendre que le leadership à gauche se suffise à lui-même. Le complément serait donc, à ce que j’en ai compris, produit par un discours dégagiste. Mais là encore. Le dégagisme est un pis-aller du populisme. Le dégagisme réduit à sa plus simple expression est tout sauf une construction en soi et ne peut générer qu’un rejet négatif sans capacité d’agrégation. Regardez l’Espagne : la motion de censure de Sanchez et du PSOE a certes permis de dégager Rajoy et le PP. Mais l’absence de retour aux urnes derrière conduit à ce que Sanchez reprenne à son compte à la fois la politique européenne du PP et jusqu’aux budgets préparés par celui-ci. Et qu’on ne vienne pas m’expliquer (c’est l’argument des sociaux-démocrates) que la reprise du budget de Rajoy était la condition sine qua non du vote des nationalistes basques car c’est là au contraire montrer toute la tambouille des petits arrangements entre amis qui au final immobilisent. La mise en exergue du lien avec Podemos est pourtant très à la mode ces dernières semaines, nonobstant cet épisode : les 2 et 3 juillet, Jean-Luc Mélenchon se présentait à Madrid aux côtés de Pablo Iglesias ; au même moment, Sophia Chikirou annonçait qu’elle prenait, à la demande Jean-Luc Mélenchon et de Manuel Bompard, les rênes d’une mission de contact permanent avec les équipes de Podemos pour la campagne européenne. Je le dis tranquillement : ce n’est pas à moi de porter un jugement sur la stratégie définie par ceux de notre camp, ici les amis de Podemos. Mais je considère que nous ne devrions pas avoir à avaler celle-ci au nom de La France insoumise. Si je dis cela, c’est que nous ne pouvons pas ânonner « Souveraineté populaire, souveraineté populaire, souveraineté populaire » et inscrire dès le début de notre campagne notre action dans les pas de ceux qui après avoir permis de dégager Rajoy ont ensuite refusé le retour aux urnes. Restaurer la confiance, le lien, et de fait la souveraineté du peuple, commande d’agir avec principes : la légitimité ne pouvait en la circonstance qu’émaner du peuple. Sauf on le voit à ne rien changer.

Car si le dégagisme est consubstantiel du populisme, il entre à l’inverse en contradiction directe avec l’idée de reprendre le leadership à gauche. Il n’existe pas d’articulation logique entre l’un et l’autre car la relatéralisation a pour corollaire de réduire alors le dégagisme à l’alternance. Le dégagisme n’est plus alors qu’un effet de manche, une forme de radicalité verbale pour masquer le retour à une mièvrerie d’action. Le leadership à gauche pousse même à une surenchère dans l’expression dégagiste pour tenter de compenser ce qui ne peut pourtant pas l’être par ce biais. Il était frappant d’entendre vendredi Jean-Luc Mélenchon tonner, à juste titre, contre l’UE en fin de discours pour essayer de contrebalancer le retour dans le giron de la gauche qu’il venait de développer.

Le dégagisme est surtout incompatible avec l’image des petits jeux politiciens qui ont partie liée avec cette partition comme on a pu le voir depuis ce week-end. Le député PS Régis Juanico décide de rejoindre Benoît Hamon tout en restant au groupe PS ? L’hospitalité au groupe LFI lui est aussitôt proposée par Manuel Bompard dans ce que chacun-e voit bien être une manœuvre pour faire semblant autour de l’unitééééééééé dont personne ne veut pourtant ni d’un côté ni de l’autre. Benoît Hamon se voit lui proposer un « dialogue ambitieux pour établir bilan et perspectives » selon Jean-Luc Mélenchon, un « pacte de non-agression » selon Eric Coquerel.  Avant eux, Manuel Bompard avait joué au chat et à la souris pendant des semaines avec EELV. Avant les prochaines danses du ventre, réelles ou surjouées, mais déjà engagées, devant Maurel & co. Bref toujours le même petit spectacle de l’hypocrisie généralisée pour servir le spectacle médiatique car les gens, eux, ne sont pas dupes même s’ils sont par contre las. Car j’ai bien noté la nuance : l’objet n’est pas de rassembler la gauche, mais d’en prendre « le leadership ». La nuance est certes de taille. Mais elle conduit au même rétrécissement, car le problème n’est pas celui des sigles mais de ceux à qui l’on s’adresse : la gauche ou le peuple. Dès lors, les dégâts collatéraux seront tout aussi chers à payer alors même que cette incarnation sur les valeurs est déjà grandement réalisée.

Un ami me disait hier qu’il ne faut jamais perdre espoir et que l’épisode de 2014 au sein du PG n’avait pas empêché deux ans plus tard le lancement de La France insoumise et la campagne que l’on sait. Sans doute. Et je souhaite qu’une pareille réaction salutaire permette le meilleur pour 2022. Mais à l’heure où Macron pose sur la table avec sa souveraineté européenne un objet politique structurant pour son camp, destructurant pour le peuple, à l’heure où est menacée la liberté de pouvoir décider collectivement de ce qui est bon pour le collectif humain (pour nous républicains le corps politique qu’est la Nation) dans lequel on se reconnait, à l’heure où se redéfinissent des identités d’exclusion sur des bases ethnico-culturelles, il est dommage et pour tout dire décevant de commencer ce chemin par un tel retour en arrière.

François Cocq

PS : Je connais la maison. Je sais que les lignes que je viens d’écrire me livreront à la vindicte organisée. Je sais qu’on m’accusera entre autres d’aigreurs et que l’on mettra mon analyse sur le dos de ma place aux européennes. De fait ce n’est pas tant la place que la méthode  qui m’a blessé. Mais ce n’est pas l’objet. J’ai trop d’années de militantisme et trop peu d’ambition personnelle pour m’en arrêter là. Je reprends aujourd’hui ma liberté de parole, sans acrimonie ni règlement de comptes, mais en considérant que les éléments que j’apporte peuvent et doivent participer du débat public. J’aurais souhaité que ce texte puisse sortir à un autre moment mais ce n’est pas moi qui ai établi le calendrier qui lie le changement de ligne à la liste des européennes. Je conviens par contre en conséquence que cette différence d’approche peut être jugée incompatible avec ma présence sur la liste et je laisse dès lors le soin au comité électoral de faire ce qu’il juge le plus utile à l’intérêt de tous.

41 commentaires sur “Le grand bond en arrière

  1. Jocelyne DUBOIS dit :

    Merci pour cette analyse éclairante. Comme tu le dis il est malheureux qu’il n’y ait pas plus de débats sur ces questions de fond que tu évoques et qui n’ont jamais été réellement discutées sans qu’on aboutisse à un clivage mettant en danger notre mouvement. C’est peut-être là qu’est le problème. En ce qui me concerne j’ai décidé de prendre du recul et de m’engager au sein de l’APF France Handicap. Je resterai adhérente du PG, mais ne me présenterai plus à aucune fonction locale, ni nationale. Il est important de se ressourcer auprès de militants qui sont au plus près de ceux qui doivent supporter les effets dramatiques de l’ultralibéralisme installé dans notre pays. Amitiés engagées

    Aimé par 2 personnes

  2. Tic Tac Boum dit :

    Peut-être serez vous viré du mouvement mais aux yeux de beaucoup et en tout cas des miens, vous portez les vraies aspirations du peuple hors des stratégies politiciennes et d’une vision politique à l’ancienne et sortez grandi de certaines tambouilles… Continuez de nous éclairer et de livrer, en termes toujours forts et convaincants, votre vision des choses et en particulier, en ce moment, de l’Europe… S’ils n’ont pas compris eux quel était le combat à mener, cela ne signifie pas qu’il ne faut pas le mener ! Bravo pour votre intégrité et votre intelligence, monsieur Cocq.

    Aimé par 2 personnes

    • danielle m . dit :

      Une des spécificités d’un Mouvement ,par rapport à un parti politique , c’est justement que personne d’autre que toi même ne peut t’en  » virer  » !
      En fonction de l’objectif poursuivi par le mouvement ,tu participes ou pas , à ton niveau .
      Tu y apportes ton énergie et tes compétences .Nul n’est habilité à t’obliger ou te reprocher quoi que ce soit .
      Toutes les initiatives ,compatibles avec la charte ,sont les bienvenues .
      Ceux qui ont une certaine notoriété et font savoir par presse interposée leurs désaccords le font en toute conscience .
      Libre à eux . Tant que le Mouvement a une raison et une légitimité ,il perdurera et se renforcera des nombreuses compétences anonymes , ou pas , qui oeuvrent avec leurs convictions .

      Aimé par 1 personne

      • Cock dit :

        Danielle, JLM vient de « bannir » du parti (arrêtons avec cette hypocrisie de le prétendre « mouvement ») Liem et le militant qui a parlé à Libération, donc si, on se fait virer de la FI pour oser dire ce que l’on pense. Personnellement cette énième démonstration d’autoritarisme venu du sommet sera sans doute celle de trop.

        Aimé par 1 personne

  3. Sébastien Beaudeux dit :

    Ce que tu dis François est intéressant, et a clairement sa pertinence. Il faut nécessairement que cela puisse être discuté, à la manière de ce que tu avais initié avec Paul Vannier, à bâtons rompus.
    Et je ne peux pas m’empêcher de penser aux débats internes qui ont confronté les opinions et analyses de Pablo Iglesias et celles de Ierrejon chez Podemos, entre continuation de la stratégie populiste et union de la gauche avec IU.

    C’est vrai que je ressens qu’il y a un truc pas encore abouti à constituer, dans la relatéralisation en cours.

    Aimé par 2 personnes

  4. Merci François
    Cette réflexion permet d’avancer dans le débat.

    Je souscris tout particulièrement à ce passage : « … la ligne stratégique dite « populiste » a été rangée ce week-end au placard pour laisser place au « leadership à gauche » comme ce fut exprimé avec la plus grande clarté par les plus hauts responsables de La France insoumise. Je considère pour ma part qu’il s’agit là d’une erreur terrible et d’un profond retour en arrière. »

    Membre du PG depuis le début, je m’insurge chaque fois que certains « caciques du PG » s’arrogent des droits peu démocratiques. S’en rendent-ils compte ?
    Mais ici, c’est plus grave puisqu’il s’agit de la stratégie pour les prochaines années.
    Je prendrai un autre exemple du manque de clairvoyance de ceux qui nous conseillent.
    Nous avons eu une élection municipale dans une ville moyenne du Grand Est. Les ‘Parisiens’ sont venus nous imposer une tête de liste (ce qui a été unanimement refusé) et une stratégie : faire une liste propre aux deux tours. Donc, ne pas rejoindre les écolos et le PCF au second tour. Ce fut une erreur monumentale, car LFI manque de visibilité dans la région. C’aurait été un encouragement pour les prochaines municipales d’avoir des conseillers municipaux LFI et probablement un adjoint.

    La leçon, c’est que nous ne parviendrons pas à nous faire élire à des postes de responsabilité si nous n’élargissons pas notre base électorale. Avoir un président LFI et rien derrière pour relayer dans les communes et les départements, cela ne nous permettra pas de mettre en oeuvre l’Avenir en Commun.
    Le PG en est-il conscient ? Les décideurs nationaux LFI en sont-ils conscients ?

    Alain, 72 ans, Lingolsheim

    Aimé par 1 personne

  5. Jean paul MAÏS dit :

    Je lis régulièrement les billets de François, mais parfois en diagonale car je ne suis qu’ un sympathisant. Mon intime conviction est que les citoyens de gauche ont besoin d’ un grand parti structuré fonctionnant comme tel. Si la tendance est depuis quelques années aux « mouvements » reposant sur le seul charisme d’ un chef (lepen’s, Macron, Mélenchon), ce phénomène n’ est que l’ effet induit du dégagisme, sans réelle base populaire solide (càd consciente, politiquement éduquée, pérenne dans le temps. C’ est une erreur monumentale d’ avoir abandonné le marxisme, car ce sont nos ennemis de classe qui l’ ont déclaré mort et enterré en 1989).
    Bon courage,

    Aimé par 1 personne

  6. coquard dit :

    Quid des gens qui souffrent ? Pas un mot ! Ni de Cocq ni de la FI….Pour bien comprendre ce que vivent les gens dans les cités, ceux qui sont au SMIC au RSI, ou moins, les retraités etc. Il serait intéressant que les dirigeants(de fait) de LFI passent qlq temps avec les même revenus, les même conditions de vie. Juste pour ce rendre compte de ce qui ce passe au delà de la « théorie politique ». Non le syndicalisme (je parle de celui de classe) n’est pas dépassé, il est victime de l’ingérence des politiques (et de l’entrisme politique) qui lui conteste sont rôle ( malgré les déclarations des « dirigeants » de LFI) et souhaite ne le voire que comme force d’appoint à l’action politique…LFI est « dominée » par le monde de l’enseignement et de l’intellectualité*…et d’anciens trotskistes voir « maos » (ah! ce cher donneur de leçon de Miller !!!) .Monde qui a des difficultés à accepter les interventions et propositions de citoyens « apparemment » moins intellectuel, comme des syndicalistes ouvriers qui pourtant ont fait leurs preuves en matière de luttes et de Démocratie.(quid par exemple de Croizat, Paul et cie) que l’on traite avec un mépris condescendant …Je le sais je l’ai vécu pendant la présidentielle et après! LFI est (devenue ?) une nébuleuse protéiforme a démocratie variable. Macron, l’homme du capital le plus affûté, a besoin pour exister d’une opposition « siglée » à gauche pour continuer de détruire les conquis du monde du travail, quitte à être battu ou à ne pas se représenter en 2022. …et trouver une « force dite de gauche » susceptible de donner le change…comme Mitterrand (le mentor de JLM) ou de Hollande….Une fois encore, les Canuts seront …tout nus!
    *sur la liste des européennes, j’aimerais que l’on détail ce que sont les professions « intellectuelles et intermédiaires » et que l’on fasse le ratio nombre de candidats ouvriers / citoyens ouvriers, idem pour les employés…qui sont une fois plus sous représentés….

    J'aime

  7. Un partageux dit :

    Pour beaucoup, « gauche » est le synonyme de parti fauxcialiste, de Hollande et Valls, de trahisons sans vergogne depuis 1983, de « ça agit comme la droite même quand le blabla est différent ».

    Un copain, de gauche affirmée, me fait voici peu une liste des saloperies commises par la « gauche » au fil des décennies. Ça commence avec la première attaque-dérogation au droit du travail en 1984 : les TUC de sinistre mémoire. Pour lui le mot « gauche » est le synonyme de « régression sociale » et on aurait du mal à lui donner tord.

    Pour beaucoup, « gauche » est devenu un mot repoussoir dont on ne veut plus surtout quand on est de gauche.

    Le mot « gauche » est devenu rédhibitoire. Combien se fâchent quand on emploie ce mot par mégarde ?

    Brillante stratégie et moment vraiment opportun pour réutiliser ce mot honni ! Putain, on n’a pas affaire à des lumières !

    Aimé par 2 personnes

  8. pierre dit :

    La course à l’échalote est engagée depuis un moment, mais là, c’est flagrant ! Les syndicats sont infoutus de s’entendre sur une action commune, les partis de gauche encore moins. Chacun veut être en bonne place sur la photo, quitte à piétiner le voisin. J.L.M. est de moins en moins audible et le staff avec Chikirou aussi. Chacun ne pense qu’à son avenir – même que, lorsqu’il se retourne, il l’a dans le dos, comme dirait l’ami Pierre Dac – quitte à oublier le reste.
    Vu de ma fenêtre, c’est sans doute facile à critiquer. Néanmoins, je suis engagé au sein d’un groupement de photographes professionnels et nous nous apercevons tous les jours un peu plus que notre ministre de la Culture n’a rien à cirer de nos problèmes. Ce qui lui importe c’est sa maison d’édition et ses constructions illégales « en Arles ». Depuis Jack Lang, nous avons toujours été les dindons de la farce et la F.I., comme le reste du monde politique, s’en balance royalement. Les photographes, les musiciens – sauf à être connus et « bankables » – ne représentent rien quant au potentiel électoral, alors on laisse courir.
    Liquidation en douce de la Sécurité sociale, qui en parle ? Modification de la loi sur les droits d’auteur, qui en parle ? Explosion du « statut » d’auto-entrepreneur qui fait crever à petit feu l’artisanat, qui en parle ? Et des trucs aussi tordus, il y a pléthore mais tout le monde ne s’intéresse qu’aux élections et à sa petite place, bien au chaud ! Non François, pour ma part, je ne te jetterai pas des pierres et je trouve que si les choses ne sont pas claires, il faut les mettre sur la table, afin que l’on en parle pour éclaircir le tableau.
    Bon courage, amitiés – pierre

    Aimé par 1 personne

    • coquard dit :

      « Les syndicats sont infoutus de s’entendre sur une action commune, » ….vos propos ne sont qu’un constat de situation …mais n’analysent pas pourquoi…..comment voulez vous que les syndicats s’entendent quand la direction et des syndicats CFDT sont engagés dans la mise en œuvre de la politique de macron que FO joue la carte du un pied dedans un pied dehors ( qu’en pense ceux de FO qui sont à LFI ?) je ne parle pas de l’unsa et des indépendant….quand à la CGT elle est systématiquement blackisté par le médias, qui ne l’ont jamais autant critiqué…alors que ses militants battent la campagne auprès des salariés des retraités .Que ses propositions d’action sont soumis au « pinaillage » des autres….LFI et JLM ont aussi leur responsabilité dans cette affaire, comme je le disais dans mon post, quand ses militant sont presque considéré comme une force d’appoint politiquement « inculte » dont on contre, avec condescendance un poil méprisante, les réflexions et propositions…Quand un ouvrier après 50 ans de militantisme actif se fait renvoyer dans le cordes par un trentenaire « qui sait tout » parce qu’ enseignant Ceci ne peut concourir aux rassemblement ni à la transmission du « savoir lutter »… Allez voir le film « en guerre » ….vous comprendrez que les militants « de classe » devraient être écouté et pousser aux (vrais) responsabilités ….pour contrer le changement de civilisation qui se profil à courts termes…!

      Aimé par 1 personne

  9. Cincinnatus dit :

    Cher François,

    Merci pour ce texte tout à fait éclairant. Il est toutefois une ligne de fracture idéologique que vous ne mentionnez que très incidemment : celle qui sépare, au sein de LFI, la ligne républicaine de la ligne identitaire. Cette opposition entre pensées politiques irréconciliables recouvre-t-elle celle, stratégique, que vous décrivez ?

    Cincinnatus

    J'aime

  10. micmousse dit :

    « … la ligne stratégique dite « populiste » a été rangée ce week-end au placard pour laisser place au « leadership à gauche » comme ce fut exprimé avec la plus grande clarté par les plus hauts responsables de La France insoumise. Je considère pour ma part qu’il s’agit là d’une erreur terrible et d’un profond retour en arrière. »
    #PlusJamaisPS et #PlusJamaisPourUnImbécileQuiSoutiendraisUneAllianceAvecCesSalopards

    J'aime

  11. micmousse dit :

    J’ai dit aussi tout le mal que je pensais es dernieres interventions de Mélenchon :
    1) https://melenchon.fr/2018/07/01/front-social-une-tres-bonne-nouvelle/ : non ce n’est pas une bonne nouvelle , c’est simplement une relance de Fo et une façade pour expliquer les prochains reculs de la CGT …
    2 ) le soutien de Mélenchon au salopard Maurel du PS de droite , manquement total à la stratégie Fi
    Je veux bien comprendre que Maurel et Mélenchon soient potes et que Mélenchon veuille s’appuyer sur les quelques militants Fo vindicatifs mais il aurait du s’abstenir plutôt que ça qui remet en cause tout le mouvement
    et moi aussi je subit la vindicte des bons toutous du PG , je m’en fous , je n’ai aucune carte et je suis pret à retourner à mon abstention observée pendant 25 ans
    si les gens sont cons et veulent nous faire crever , eh bien tant pis , j’ai 67 ans et déjà vécu
    mais j’espère toujours en la Fi

    Aimé par 1 personne

  12. Francis Baldassi dit :

    Je laisse ici un commentaire que j’ai écris sur FaceBook suite à une publication d’un internaute.
    Quoi de plus normal pour le Parti de Gauche que de vouloir prendre le leadership de la gauche ? Il me semble que F.C. confond le rôle assigné à un parti et celui dévolu à un mouvement. Nous ne sommes pas dans la même dimension. N’étant pas membre du PG je dois bien avouer que sa stratégie politique ne me concerne que très peu. Néanmoins à partir du moment ou ses membres estiment majoritairement qu’il a, en tant que parti, un rôle à jouer dans le processus de rassemblement de toutes les forces du camp progressiste qui constitue ce que l’on nomme couramment la gauche, il m’apparait naturel qu’il se consacre à prendre le leadership idéologique de ce camp. Il a été un élément moteur dans la construction de la France Insoumise, permettant à de nombreux citoyens de s’engager sans appartenance partidaire. Ce mouvement est pour l’instant une force qui compte, mais clairement il n’a pas réussit à empêcher la droite de gagner et de recomposer sous la forme du Mouvement macroniste, ni à empêcher l’éclatement de la gauche en une myriade de petits partis qui véhiculent une partie du corpus idéologique de l’adversaire. Il y a donc bien un problème à résoudre. Gramsci qui est cité par François ne disait rien d’autre quand il parlait de l’hégémonie culturelle. Quand à la participation de François à la liste FI à l’élection européenne, c’est une autre question. C’est à lui de prendre clairement position sur la base du document programmatique européen. Est-il en accord avec les thèses défendues par la Fi ou ne l’est-il pas ? De sa réponse dépend sa participation à la liste. Et rien d’autre. Ses différents avec la ligne de son parti n’ont rien à faire dans la campagne de la FI pour l’élection européenne.

    J'aime

    • coquard dit :

      « Quid des gens qui souffrent ? Pas un mot ! Ni de Cocq ni de la FI…. » C’est ce que je disais dans un post précédent….Et ceci se confirme dans les commentaires qui se succèdent. On parle stratégie, leadership , mouvement, parti, individu, élection, place d’untel, d’unetelle de « Gramsci », de la « gôche »( protéiforme sans règle claire)…..de macronisme, qui d’ailleurs n’existe pas mais est l’un des bras armé du Capital pour aller vers un terrible changement de civilisation.
      Comment les victimes de cette politique ceux qui sont dans la misère, ceux qui y arrivent peuvent ils se retrouver, trouver des perspectives de luttes gagnantes dans toute ces abstractions, cette « branlette » pseudo intellectuelle…. loin de leur vécu et de leurs préoccupations…Une nouvelle fois la « gôche » sociale-démocrate (et trotskiste) privilégie le « salon » à la Rue, à la mobilisation de masse. Le plus « drôle » (??) c’est que sont ceux qui il y a 50, 40,30,20 ans venaient donner aux ouvriers des leçons de « révolution » .. »bouffer » du militants CGT…(il y en a même qui sont devenu ministres, haut fonctionnaires, PDG, actionnaires) . Ceux qu souffrent n’ont à mon avis que peu de chances de voir leur avenir « changer » (il n’est pas question d’améliorer comme podemos ou comme en grèce) ….Le capital nous fait la guerre…l’oublier, serait criminel envers le Peuple.

      Aimé par 1 personne

      • Jean paul MAÏS dit :

        Bravo COQUARD ! Je suis totalement d’ accord avec vous. Que ce soit « Mouvement » ou mieux « Parti », les prolétaires ne seront jamais mieux représentés que par eux-mêmes. Sauf qu’ ils sont de moins en moins nombreux, et surtout de moins en moins engagés dans la défense de leurs intérêts de classe, tant ils ont été si souvent cocufiés !

        Aimé par 1 personne

      • danielle m . dit :

        C’est exactement ça .Que chacun prenne conscience que c’est à lui de se saisir de son pouvoir et de trouver , créer ou rejoindre les forces engagées à changer l’ordre des chose .

        Aimé par 1 personne

      • Francis Baldassi dit :

        Je crois que vous ne suivez pas bien l’activité de la Fi, de son groupe à l’assemblée et de F. Coq.. On peut se faire plaisir en se gargarisant de mots pour dénoncer des situations qui n’existent que dans la tête de ceux qui dénoncent mais essayons de rester un tantinet objectif. Cette semaine démarrent les caravanes Fi rurales, celles des droits et celles de la santé. Pour ce qui est du texte de François que nous commentons, il traite de stratégie politique et c’est heureux que ces questions ne soient pas glissée sous le tapis. Votre commentaire que vous répétez en boucle n’a pas de rapport avec ce texte que vous qualifiez de branlette intellectuelle mérite d’être lu avec attention. Quand à la mobilisation de masse, vous nous expliquerez comment vous comptez y parvenir sans au préalable mener la lutte idéologique qui permet de faire la clarté sur l’urgence de la mise en œuvre d’un programme révolutionnaire comme l’est celui de la France Insoumise, l’Avenir en commun. En appuyant sur un bouton ? J’ai un âge suffisamment avancé et une expérience syndicale longue (à la CGT) qui me permet de sourire à vos propos sur la mobilisation de masse qui hante certains depuis des décennies. Oui il faut parvenir à agréger le peuple autour d’un vrai programme et d’une action de masse pour le faire gagner, le mettre en application et le soutenir dans la durée.

        J'aime

    • danielle m . dit :

      Entièrement d’accord avec toi .Le PG a choisi de ne pas se fondre dans la FI .Le discours de Jean-Luc concernait le rôle du parti et son articulation avec le mouvement .Discours interne exclusivement .
      Difficile pour certains d’accepter ou de comprendre que les objectifs des deux ne se confondent pas .Difficile aussi d’accepter qu’il faille trancher parmi les nombreux candidats tous compétents ,lors d’élections . Pourquoi se mettre de côté alors qu’il faut diffuser sans relâche ,nos idées et propositions ,ce qui provoquera l’accroissement du nombre d’élus ,justement , pour accomplir toutes les tâches qui nous attendent ?
      Ceux qui partent bruyamment nuisent au mouvement en toute conscience .
      Mais ils lèvent l’ambiguïté et c’est tant mieux .
      A voir où on les retrouvera ….

      J'aime

      • carette dit :

        Pour les européennes il nous faut un programme bien réfléchi, élaboré en y mettant le temps nécessaire, comme l’avenir en commun, qui sera notre colonne vertébrale et sur lequel nous pourrons tous nous appuyer, vendu a 2€ massivement, et pour faire taire les grincheux, les « c’est moi qui sais », et dans lequel, tout le processus sera détaillé depuis le début du choix des candidats. tous ceux qui iront sur les plateaux y iront avec le programme a la main et ne se permettront pas d’y déroger. ça sera clair et net comme pour le programme l’avenir en commun, moi j’en ce temps la j’en avais acheté plusieurs que j’avais distribué autour de moi, ça avais suscité des échanges très enrichissants, on peut même y mettre les listes pour que chacun apprenne a connaitre ses représentants.

        J'aime

  13. danielle m . dit :

    Je répondais à Coquard , en fait .

    J'aime

  14. danielle m . dit :

    Mince , toutes mes excuses, c’est le commentaire de Francis Baldassi que j’approuvais !!!

    J'aime

  15. coquard dit :

    J’ajouterais que sans « prolétaires »…il ne peut y avoir de création de richesses ! …Mais que toutes les catégories de travailleurs (hormis les exploiteurs et les forces de l’ordre du capital) ont un rôle dans la création des dites richesses…la seule question est de savoir à qui elles vont profiter ….Qui pose cette question et surtout essaie d’ y apporte réponses….Je n’en vois pas vraiment …ici !

    J'aime

  16. Devauchelle dit :

    Bonjour François, ton analyse et clair et pertinente, toi tu écoute, consulte, tu respire la vie… amitiés.

    Aimé par 1 personne

  17. evemerie dit :

    bonjour,
    ton texte n’apprend rien, JLM a beau vouloir des stratégies, c’est ‘les gens’ qui voteront. Par contre structurer la Fi au lieu de nous ‘gérer’ serait un plus, ce qui va se passer aux élections, personne ne peut le revoir, le déclencher, le faire advenir, par contre cesser de mépriser les Insoumis-e-s et être aussi mensongè est possible, attelons nous y . Mais je sais que le flou permet aux loups de prendre le pouvoir ou mieux de ne pas le lâcher, vu qu’il est déjà pris ..

    J'aime

  18. red2 dit :

    Un cordon sanitaire étanche doit être mis entre la FI et toutes les personnes ayant participé à la catastrophe Hollande ou ayant gardé des liens avec le PS. Donc à la la moindre tentative de rapprochement avec eelv, le pcf, Hamon ou bien sur le PS, la France insoumise c’est terminé pour moi!

    La ligne pour le rassemblement avec le PCF, EELV ou les reste du PS est pour moi clairement minoritaire au PG (comme je le pense à la FI, mais certains nouveaux n’ont pas l’historique bien en tête)

    Il faut rappeler sans cesse que le Front de gauche a explosé suite à l’alliance du PCF avec le PS aux dernières municipales! Et pour ce qui est d’Hamon, il a refusé de faire le bilan des catastrophiques années Hollande-Valls et de virer les plus droiteux du PS pour permettre une alliance aux présidentielles, donc zero!

    C’est nos alliés potentiels qui doivent faire le bilan de leurs erreurs et en tirer les
    conséquences… C’est eux qui posent problème, pas la FI!

    Aimé par 1 personne

  19. Denis Collin dit :

    Très salutaire prise de position. Je connais et même un peu plus que cela Mélenchon depuis les années 70 et j’ai même fait pas ma de choses à ses côtés. Mais les changements brutaux de ligne politique sont sa constante. Quitte à dégouter ceux qui avaient mis en lui sa confiance. En réalité les idées théoriques n’ont pour lui aucune valeur qu’instrumentale: peuvent-elles servir à telle ou telle manoeuvre? C’est un vrai Mitterrandiste.
    http://la-sociale.viabloga.com/news/mitterrand-et-la-mort-de-la-gauche

    J'aime

  20. SAHABI Thomas dit :

    Bonjour François,

    J’ai été présent à ce congrès (et au précédent) en tant que délégué « de base » sans responsabilité nationale à ce jour, et autant j’ai le souvenir du « leadership à gauche » formulé par Mélenchon, formulation que je regrette tout autant que toi. Autant je n’ai pas souvenir d’avoir entendu que « enfin on va pouvoir réemployer le mot gauche ».

    Je suis pleinement favorable à « fédérer le peuple plutôt que rassembler la gauche ». Après je remet dans son contexte l’intervention de JLM qui était « entre nous » dans une séance à huis-clos. Et je ne vois pas l’incompatibilité d’avoir le leaderchip sur la gauche ET de fédérer le peuple. Car le peuple étant une entité a priori plus grande que la gauche, on peut s’imaginer réussir les 2 objectifs (on peut ET avoir le vote des bobos qui se reconnaissent encore « de gauche » ET le vote des prolos, que ceux-ci se reconnaissent de gauche ou non).

    Par ailleurs, cela peut être un simple état de fait et non la ligne directrice principale qui serait revendiquée publiquement dans les médias et dans la propagande électorale. C’est à dire que qu’on peut avoir un discours public populiste, et avoir pour arrière pensée calculatrice de réduire les concurrents de gauche à peau de chagrin.

    Car sur le reste du congrès, il n’a pas été dit je pense que nous cherchions des accords électoraux pour s’estampiller « de gauche ». Même si la présence d’un Sergio Coronado (ex EELV, qui est notamment pro GPA…. ) ou un Thomas Guénolé (partisan du revenu de base, qui est une mesure anti-peuple par excellence), peuvent interroger sur la volonté de maintenir une stratégie « populiste ». Notons aussi la sous-représentation ouvrière de la liste proposée. Celle-ci est peut-être inévitable, mais quand sous-représentation il y a, on place quand même le peu de prolo que l’on a en tête de liste ou en place éligible, ce qui n’est pas le cas, les peu de gens « d’en bas » de la liste, sont pour le coup vraiment « en bas de la liste ».

    Pour finir, je rajouterais de l’eau à ton moulin en disant qu’il fut regrettable par ailleurs qu’aucun débat n’ait vraiment eu lieu pour abandonner le mot « gauche » du nom du parti.

    Ce qui aurait été aussi un gage de cohérence avec une stratégie populiste. J’avais proposé une contribution, qui a donné lieu à un court débat au conseil national, mais qui a tranché de manière lapidaire que « on gardait PG » sans même qu’un débat contradictoire ait lieu lors de la plénière du congrès. Pourtant, pour cela, il aurait suffi qu’une contre-proposition de nom soit proposée en vote d’amendement contradictoire lors du débat sur les statuts. Mais même pas.

    Post Scriptum. :

    Après je n’ai pas la même vision du congrès de 2015, ou à mon avis tu fais un raccourci. Il n’y a pas eu un seul débat sur « gauche vs. peuple », mais 2 débats distincts.

    Le premier pour l’élection 2017, entre une ligne « citoyenniste » (c’est à dire basée sur « la VIème république résoudra tout ») et entre une ligne « écosocialiste » (donc davantage politisée et plus idéologique – j’emploie ce terme sans aucune connotation péjorative). Mais sur ces 2 lignes qui s’affrontaient, aucune d’entre elle ne s’opposait la volonté d’aller vers une ligne populiste pour 2017, et non une ligne « d’union de la gôche »

    (Pour faire une courte parenthèse, le philosophe Michéa développe une théorie politique qui se veut ET socialiste ET populiste et qui rejette la terminologie de « gauche’).

    Et le second débat portait justement sur le choix entre une stratégie connement « de gauche » et et une stratégie de rupture, au sujet des Régionales 2015. Ce débat a lamentablement tranché (à une très courte majorité) pour des alliances de second tour avec le PS notamment. Avec un coup de pression du national pour faire passer la couleuvre (amendement contradictoire écrit de façon trop caricaturale, intervenants en « contre » lors des débats qui n’était pas vraiment contre et défendaient le pour….) Il nous auront couté cher le siège de conseiller régional sortant de Coquerel et de 2 ou 3 autres….

    J'aime

  21. acquarone dit :

    il me semble qu’une démission du PG me semble nécessaire,pour La FI que je considère comme un ramasse -tout des déçus du PS,des verts et PCF ,de jeunes aux dents longues oubliant totalement les anciens(plus de 60 ans)qui résistent depuis des années à la dictature du capitalisme tu fais se que tu veux.

    J'aime

  22. coquard dit :

    Que de bla bla bla sans concret….du microcosme….et pendant ce temps là, le capital pilotant macron est ses sbires détruisent ce que nos anciens nos ont légués….et pendant ce temps la les « pauvres » souffrent et la misère progresse….interrogez vous !!!

    J'aime

  23. […] aurait-elle donc changé d’avis ? C’est ce que dénonçait sur son blog François Cocq, orateur national de LFI début […]

    J'aime

  24. […] du Parti de gauche, ainsi que quelques autres figures de la France insoumise, avait qualifié de « grand bond en arrière » le changement stratégique qu’il voyait poindre à l’horizon. Aux […]

    J'aime

  25. […] avant l’été. Je relatais ici le grand bond arrière que s’apprêtait à faire La France insoumise en termes d’orientation. […]

    J'aime

  26. coquard dit :

    Personne ne s’interroge sur la similitude (en miroir) de principes et de fonctionnements de LFI, et LRM et de la concordance de leurs naissances ? Moi si !

    J'aime

    • Jean Paul MAÏS dit :

      Oui, étrange similitude ! El le propre d’ un Mouvement n’ est-il pas de porter la bonne parole du Chef sans trop se préoccuper de fonctionnement démocratique ? Il est de bon ton de railler LREM et son cortège de godillots. LFI est-il si différent ?

      J'aime

  27. […] son grand regret, François Cocq, orateur national de LFI, confirmait début juillet sur son blog le changement de ligne de La France insoumise : «La ligne stratégique dite "populiste" a été […]

    J'aime

  28. […] son grand regret, François Cocq, orateur national de LFI, confirmait début juillet sur son blog le changement de ligne de La France insoumise : «La ligne stratégique dite […]

    J'aime

  29. […] François Cocq, dans son billet de blog du 5 juillet dernier à lire ici (sur son blog) et ci-dessous, qui exprime le mieux ce que j’ai en tête. Je crains fort que pour […]

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s