Benalla : la milice macroniste qui menaçait l’Assemblée

Tout s’accélère : Alexandre Benalla, le bras armé d’Emmanuel Macron, avait apprend-on un badge d’accès à l’hémicycle de l’Assemblée nationale. La milice privée de l’exécutif avait donc ses entrées dans le temple républicain du législatif. L’affaire n’ébranle plus simplement l’Etat, elle dévoile l’atteinte portée à la République.

La crise change donc de nature. Par la couverture que lui avait apportée le président, et donc les ordres que ce dernier lui avait en amont forcément donnés, l’affaire Benalla était devenue une affaire Macron. La découverte d’une milice privée de sécurité installée au sein même de l’Elysée avait par suite transformé la crise en une affaire d’Etat. Le fait que la séparation des pouvoirs soit soumise de manière formelle à la menace des barbouzes de Macron en fait une crise républicaine sans précédent.

Pensez donc ! Non seulement le président n’est pas responsable devant le Parlement, mais le Parlement est lui par contre potentiellement soumis aux menaces de la milice du président ! Tout l’édifice institutionnel vacille sous les révélations de l’existence d’un système organisé de falsifications, de mensonges, d’usurpation, de violences.

A chaque nouvelle révélation, les justifications de la bande à Macron trahissent un petit peu plus la vérité. Après les mensonges il y a trois jours du porte-parole de l’Elysée Bruno-Roger Petit, le président de l’Assemblée De Rugy y va aujourd’hui de son communiqué pour tenter de justifier la présence d’Alexandre Benalla au Palais Bourbon. Allons bon, Macron peut demander l’accès de deux de ses collaborateurs à l’Assemblée et qui choisit-il ? Son démolisseur en personne ! A moins que, signe de la débandade qui s’annonce, le communiqué de De Rugy (jamais le dernier en matière de trahisons) vise à laisser à Macron le soin de s’expliquer sur ce choix…

En Espagne ou en Italie, le dégagisme avait pris appui sur l’insoutenabilité d’un système de corruption organisé par la Caste. Il y avait là un degré d’ébullition que notre pays, nonobstant les multiples affaires politico-financières qui le frappent depuis des années, n’avait pas atteint. La crise actuelle n’est certes pas de même nature. Mais elle bascule comme dans ces pays en une crise de la responsabilité éthique à dimension systémique qui vient percuter de plein fouet l’édifice républicain. En mettant la représentation nationale sous le joug de ses gros bras, c’est désormais le peuple que Macron menace directement. A coup sûr c’en trop pour nous !

4 commentaires sur “Benalla : la milice macroniste qui menaçait l’Assemblée

  1. Serge CONTE dit :

    ceux qui ont voté Macron, sont cocus et contents, alors tout va très bien madame la marquise, tout va très bien

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  2. henthouarn dit :

    LE REPROCHE D’AVOIR VOTé MACRON N’EST PLUS D’ACTUALITé, d’autant que les dés étaient pipés au PREMIER et au second tour. Monsieur S. CONTE, svp CHANGEZ ce disque rayé! Maintenant il faut TOUT FAIRE pour que cette affaire, et d’autres, aillent à leur terme!

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  3. Jean dit :

    Une procédure de destitution du chef de l’etat n’est-elle pas possible dans ce cas précis et gravissime?

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  4. Jean dit :

    Pardon mais « l’état »

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