Des raccourcis comme des impasses

C’était avant l’été. Je relatais ici le grand bond arrière que s’apprêtait à faire La France insoumise en termes d’orientation. L’été a passé et malheureusement nous y voilà : la primauté accordée au rassemblement des scories de la gauche s’est traduite par une mise en compatibilité programmatique pour mieux les accueillir. Au risque je le crains de briser sur le temps long la reconquête de la crédibilité et de la cohérence d’action à laquelle aspirent si fort les citoyens pour accepter de rejouer à l’avenir le jeu dans cette grande comédie du politique.

Chacun aura cette fois noté le basculement stratégique qui s’est matérialisé lors des Amphis d’été de la France insoumise ce week-end à Marseille. A dire vrai, les responsables LFI l’ont clairement assumé à défaut de l’avoir discuté : Manuel Bompard, au micro de France Inter vendredi 24 août parlant carrément de « changement stratégique », ou encore Jean-Luc Mélenchon qui avait fixé rendez-vous à quelques journalistes dimanche 26 août pour l’expliciter.

La stratégie de La France insoumise reposait jusqu’à présent sur la recherche d’une forme de centralité de manière à créer une agrégation populaire autour de signifiants communs. Or désormais, ce qui est recherché se réduit à une centralité en seuls termes d’opposition : il faudrait être le pivot de l’opposition à Macron et espérer regrouper les mécontentements. D’où la ligne tracée pour les européennes d’un « référendum anti-Macron ». Dès lors le discours perd nécessairement de sa centralité. Alors même que l’électorat Macron ne saurait constituer pour celui-ci une base stable, solide et durable, le discours ne s’adresse plus au peuple tout entier en espérant infuser pour créer une hégémonie culturelle. Il s’auto-limite aux oppositions déclarées au pouvoir en place. Donc aux gens déjà mobilisés sous une forme ou sous une autre. Et encore ! Au sein même des ces oppositions à Macron, un second facteur réducteur apparaît alors. Choix est en effet fait du primat du rassemblement de celles issues de la gauche. Avec une conséquence immédiate : dès lors que l’on cible et non plus que l’on parle largement, des gages sont à donner, tant à l’électorat visé qu’aux personnalités espérées.

J’ai bien entendu certains tenter de (s’auto) persuader en avançant que les ralliements à venir se font sur les bases programmatiques de La France insoumise. Si tel était le cas, je me réjouirais le premier de ce franchissement de seuil important. Pourtant force est de constater que la manœuvre passe par un affadissement programmatique soit à visées purement électoralistes, soit (non exclusif) pour rendre compatible l’Avenir en commun avec les attentes des futurs anciens nouveaux venus (et je ne parle pas là d’Emmanuel Maurel qui apparaît désormais à bien des égards comme plus convaincu sur la logique plan A / plan B que ceux qui hier encore pourtant la portaient…). Trois points décisifs en attestent.

Le référendum anti-Macron est la première de ces concessions. Passons sur le fait que cette stratégie vise à faire élire des représentants par référendum (!), ce qui génère plus de confusion sur l’objet du vote qu’elle ne l’éclaire. Elle vise surtout à créer une échappatoire sur la question européenne. Il y a là un refus de la confrontation qui à mon sens permettrait pourtant par l’élection l’élévation du niveau général de conscience en se saisissant de l’objet  structurant qu’Emmanuel Macron a posé sur la table : la souveraineté européenne, contournement s’il en est de la souveraineté populaire, qui, plutôt que de livrer les peuples aux mains de l’imperium technocratique bruxellois, permettrait de ferrailler sur la reprise en main de notre destin collectif par la préservation de notre liberté démocratique individuelle. Bref de reconstruire un horizon commun, partagé et transversal. Au lieu de cela, le référendum anti-Macron ramène à un calendrier social, celui de la réforme des retraites, et inévitablement à une réinscription dans une relatéralisation gauche-droite du champ politique et social. Ne faisons pas comme si la retraite par points n’était pas en effet une mesure de longue date préconisée par la droite libérale, déjà soumise à son électorat, lequel ne semble pas s’en effaroucher.

Le référendum anti-Macron induit également que Macron en tant que tel est le problème. On se souvient que la même démarche avec Sarkozy avait pourtant conduit à Hollande. Que la même démarche avec Hollande avait conduit à Macron. Who’s next ? L’effet de système est occulté. L’accélération de son inscription institutionnelle est invisibilisée. La caste et Bruxelles peuvent tranquillement préparer leur prochaine marionnette pour venir à la suite de celui-ci jouer les émissaires coloniaux dans notre pays. Par ailleurs LFI va-t-elle pareillement faire des élections locales des référendums locaux anti-Macron ? Dans un cas comme dans l’autre, à prendre des raccourcis électoralistes, LFI se prive de l’occasion d’engager une guerre de position et de saisir chacune des étapes du mandat actuel pour faire avancer sur différents terrains l’entreprise de conviction, aujourd’hui sur l’UE, demain sur la gestion locale. C’est là un retard qui pourrait s’avérer irrémédiable dans la perspective de la bataille décisive de 2022 où tout sera alors à reprendre à zéro sur chacun de ces sujets alors qu’un sens commun aurait pu commencer à se dégager préalablement.

Les autres reculades concernent plus directement l’Union européenne ou plutôt le programme de LFI. Exit ainsi la désobéissance aux traités européens. Le mot est devenu progressivement tabou depuis le printemps et la convention du parc floral. Elle est désormais remplacée par l’opt-out. La différence est de taille : la désobéissance est une mesure immédiatement applicable car qui peut être prise unilatéralement par un pays s’appuyant sur la volonté populaire ; l’opt-out au contraire n’est pas une clause de retrait mais une clause de non participation, fruit d’une négociation avec l’UE en amont de l’adoption soit d’une modification des traités, soit de l’intégration d’un grand dispositif qui modifie la souveraineté de l’Etat membre (cas de la Suède pour la non rentrée dans l’euro rendu possible car l’une des conditions d’entrée est justement la ratification des peuples). On voit mal au nom de quoi, et surtout sur la base de quel rapport de force, l’UE concèderait donc demain de telles possibilités d’opt out.

L’abandon de la désobéissance a logiquement induit une mise sous l’éteignoir de la stratégie plan A/ plan B. Jusqu’alors, la désobéissance était l’outil du rapport de force qui visait à crédibiliser la possibilité du plan A : on désobéit unilatéralement sur un certain nombre de sujets (une dizaine était prévue), et pendant ce temps on se pose pour discuter en ayant donc au préalable créé une ambiance de travail. Le 24 août, sur France Inter, Manuel Bompard reléguait pourtant la désobéissance au plan B, faisant de la désobéissance l’objet d’une négociation ( !) dans le cadre du plan A. Cela rend de fait celui-ci totalement illusoire et inopérant. Ne resterait en effet donc plus dans l’escarcelle des négociateurs que le plan B sur l’air du « Retenez-moi ou je fais un malheur ! ». Dans ces conditions impossible d’espérer voir le plan A aboutir. A trop affadir la méthode, on en serait donc presque à radicaliser la conclusion !

De tels changements de pieds sont source de beaucoup de confusion et brouilleront plus encore les cartes qu’ils ne les éclaireront. Quel est au juste la position de LFI ? Celle-ci est-elle suffisamment stabilisée pour que je m’y retrouve et que je puisse leur confier mon vote ? Ces concessions ne peuvent que provoquer dans l’électorat un mouvement de reflux pour celles et ceux qui aspirent à une cohérence et à une conviction dans l’action pour revenir à la politique. Elles ne peuvent pareillement que décevoir celles et ceux, nombreux, qui, issus hors des rangs traditionnels de la gauche, se sont retrouvés en 2012 et plus encore en 2017 derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle car celle-ci incarnait une entreprise de reconquête de la dignité populaire en réaffirmant le citoyen dans sa souveraineté et le retour à l’ordre des droits. Ceux-là n’ont que faire des propos visant à rassurer l’establishment et l’électorat de la vieille gauche bien-pensante : ce qui peut être regagné d’un côté, maigre au regard de ce qu’il en reste, sera reperdu de l’autre alors que la construction d’une hégémonie passe par l’élargissement de la base dans la société et non pas dans la gauche.

Effet induit : le Rassemblement national ex FN se trouverait à nouveau en situation de force pour exprimer et donc capitaliser sur une forme de radicalité. En 2017, c’est à LFI que l’on doit que Mme Le Pen n’ait pas été plus haute lors de la présidentielle (souvenons-nous que celle-ci recouvrait encore plus de30% des intentions de votes quelques mois avant l’élection). En voulant « rassurer le bourgeois », on réouvre paradoxalement un espace à l’extrême-droite.

C’est en étant constant et résolu dans ses convictions que l’on construit une hégémonie culturelle, pas en cédant face aux sirènes médiatiques. Voyez la sortie de l’OTAN : LFI porte cette idée dans le débat public avec résolution depuis son lancement. On peut même dire que cette idée ne vit dans le débat public que parce que LFI assume cette tâche (même si d’autres formations sont également sur cette position sans pour autant s’atteler à la valoriser avec autant d’engagement). Et bien lorsque M. Macron déclare le 27 août devant les ambassadeurs que « l’Europe ne peut plus remettre sa sécurité aux seuls Etats-Unis […] Nous devons tirer toutes les conséquences de la fin de la guerre froide », il accrédite l’idée qui avait été posée sur la table et qui peu à peu s’apprête à devenir l’issue naturelle à la situation. Peu importe donc que M. Macron s’y rallie. Ou plutôt non : tant mieux qu’il le fasse ! Car la conclusion du pas qu’il vient de faire devrait inéluctablement le conduire à la sortie de l’OTAN. Ainsi va la construction d’une hégémonie culturelle, en tenant des tranchées, pas en les rebouchant. Preuve est apportée que LFI a le savoir faire et la conviction pour mener de telles batailles. Pourquoi alors ne pas s’y tenir sur la confrontation européenne ?

Au lieu de cela, c’est la confusion qui prime. Le renversement stratégique est en effet paré d’un pseudo habillage populiste que ne cessent de rabâcher celles et ceux qui sont chargés d’assurer le service après-vente. Au risque d’affaiblir l’idée même d’un populisme humaniste et émancipateur, en le faisant passer pour ce qu’il n’est pas. C’est le « en-même temps » de LFI : croire ou faire croire que l’on que l’on est en même temps encore dans un processus destituant ET déjà entré de plain-pied dans un temps purement institutionnel. Les deux sont pourtant incompatibles dans une même temporalité, du moins dans un régime comme celui que nous avons en France avec la 5ème République. Se résoudre au deuxième, c’est accepter de voir se tarir le premier. Je regrette que la construction sur la durée d’un quinquennat d’une majorité populaire puisse être de la sorte sacrifiée sur l’autel de l’électoralisme à courte vue par des raccourcis qui risquent bien d’opérer malheureusement comme des impasses. Car c’est quand LFI est dans le rôle qu’elle s’est assignée qu’elle apporte au pays l’issue positive dont celui-ci a chaque jour un petit peu plus besoin.

François Cocq

PS : je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour prolonger ces réflexions sous la forme de débats contradictoires à vocation constructive dans une nouvelle émission : « A bâtons rompus »

42 commentaires sur “Des raccourcis comme des impasses

  1. Toujours se rappeler des rapports de force au sein de la FI au second tour de la présidentielle 1/ pour voter Macron… pour battre Le Pen 1/3 pour l’abstention et le reste le vote blanc. Nous en sommes sans doute toujours là et l’électorat aussi. Le débat doit continuer dans la sérénité. L’avenir nous dira desquelles stratégies et des orientations sont les moins mauvaises. Nos adversaires sont coriaces. Notre objectif principal reste de fédérer le peuple. Le lien Europe nation/peuple n’est pas secondaire et nous devons profiter de ce scrutin pour remettre en cause la politique de Macron comme relais de celle de la commission européenne sous domination allemande. Cette question du plan A et plan B sur lesquels pour ma part j’en étais resté doit faire débat et JL Mélenchon (ou un autre) devrait se prêter à cet échange. Bonne soirée.

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  2. Vincent Christophe LE ROUX dit :

    François, quelle tristesse d’assister à un tel gâchis ! Ce que tu as écrit en juillet puis aujourd’hui, je l’ai écrit moi-même car bien que n’étant qu’un ordinaire éloigné des cercles qui comptent, je l’avais bien pressenti. A lire et à écouter les uns et les autres depuis des moins, j’avais clairement perçu l’évolution stratégique. ET toi qui n’est pas comme moi un anonyme, tu mets les pieds dans le plat. Tu écris tout ce que j’ai dénoncé noir sur blanc sauf que toi tu es parmi les « VIP » hier du PG et de la FI donc ta parole pèse car tu étais au coeur de ce qui se décidait. Moi, j’ai milité 6 ans au PG (entre 2008 et 2015) d’abord en tant que militant ordinaire puis en tant que cosecrétaire de Nice puis en tant que délégué au CN de Loire-Atlantique après mon déménagement. J’ai rejoint dans les tout premiers jours la FI avant de me mettre en retrait fin 2017 tant je sentais déjà que quelque chose était en train de bouger dans le mauvais sens sans qu’on ne puisse rien faire pour l’empêcher. Ce billet de ta part, à la suite du précédent sur le sujet, me donne donc raison. J’imagine que tu vas devoir en tirer les conséquences pour toi-même. Moi je me retire de la FI. Les arguments que tu as relevés sont exactement ceux que j’ai moi-même mis en avant. Je me sens donc tout fait en phase avec toi. Je vais donc te suivre de près désormais… Salut et fraternité camarade. Vincent Christophe Le Roux de Nantes

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    • Attention les fantasmes là dit :

      Vous savez qu’il n’y a rien de concret dans tout ça, qu’une analyse fondée sur des suppositions (voire des inventions) n’en est pas une.

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    • yahiacirta dit :

      Bonjour Camarade,
      Que ça fait du bien à lire que l’on n’est pas tout seul dans cette analyse ! Comme François et toi j’ai très vite senti les choses de suite après les législatives, d’autant que JLM a très vite verrouillé le débat en disant péremptoirement que LFI n’ait pas besoin de démocratie.
      Voyant ce type d’orientation se confirmer au fil des mois, j’ai interrompu le suivi de mon blog politique et de la page FB afférente : https://jlm2017soutien-des-deputes-fi.blogspot.com/ et https://www.facebook.com/jlm2017lesactionsedesinsoumisalassembleenationale/. Je crois que tu faisais partie des camarades qui me faisait le plaisir de suivre un peu ces 2 sites. Je prends donc du recul et essaie de ne pas cautionner ce que je n’approuve pas.

      Concernant le PG, j’ai milté très fort pour le maintenir, afin qu’il joue son rôle qui est indispensable et dépasse celui de LFI sur le plan politique. Mais je constate qu’on le maintient sur du vide et le dernier congrès est là pour e témoigner. Congrès totalement passé sous la table aussi bien dans les médias que dans l’expression du PG. Le texte politique est lamentable au sen du sentiment d’indigence qu’il dégage ! La Charente, cette fois, non seulement ne l’a pas préparé, faute de conséquence… Nous ne devions malheureusement ne pas être les seuls et le nombre de départements absents devait être supérieur à celui du précédent congrès de 2015 auquel j’avais eu la satisfaction d’assister en tant que délégué.

      En juillet, l’analyse de François m’a surpris, au sens que c’était la première fois pour moi que je le lisais dans ces termes contestataires et j’approuvais à 200% son analyse. François a reçu des soutiens et puis plus rien jusqu’à la parution de cet excellent papier. J’avais approuvé le choix de la citation faite par Alain Verreman : « … la ligne stratégique dite « populiste » a été rangée ce week-end au placard pour laisser place au « leadership à gauche » comme ce fut exprimé avec la plus grande clarté par les plus hauts responsables de La France insoumise. Je considère pour ma part qu’il s’agit là d’une erreur terrible et d’un profond retour en arrière. ». La prédiction n’a pas manqué de se vérifier très vite…

      Pour ma part, je marque une pause au sens ou je suspend le suivi de mon blog polique et ma page FB politique comme dit plus haut. Par contre je reste un adhérent PG et je reste un Insoumis. La suite des évènements conditionnera mon attitude. En attendant, je reprends, dans les jours qui suivent mon blog perso (laissé en friche depuis 2015) qui, désormais aura sa rubrique politique : http://yahia-ksentina.blogspot.com/.

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  3. micmousse dit :

    Mélenchon et la Fi ont choisi le rassemblement de la gauche plutôt que le peuple
    mais cette gôche avec des PS de droite et ces vers arrivistes qui ont , par leurs votes ou leurs frondes laissés passer toutes les saloperies de Hollnde amplifiées par Macron , on n’en veut toujours pas
    Plutôt que m’engager pour une liste qui soutiendrais des PS ,ou des PCF et autres incompatibles avec l’AEC et avec mon (*) idée de l’Europe , je préfère retourner à mon abstention de 25 ans , et peut être en crever , mais de toutes façons ce serai seulement un peu plus tôt que ceux qui ne voient pas l’arnaque
    (*) mon et pas notre parceque moi je n’ai pas changé de stratégie , ni sur les alliances ni sur l’Europe par contre pour les naifs , les groupies de Mélenchon ou le simple électeur , c’est difficile de savoir pour quelle Europe la Fi se prononce
    Mais soyez certains que je suis pret à continuer le combat , le même que la Fi mais sans les salopards PS qui , il faut le constater , ont fait simplement le constat que la Fi est plus rentable pour leurs porte-monnaie que Hamon , Faure , Dray et tous les ex-PS

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  4. Adinaclo dit :

    Hélas 3 fois hélas je partage ton analyse et suis très inquiète pour la suite d autant plus que certains ont déjà pointé « les dissensions internes » au sein de LFI (sic) en évoquant les remarques de Clémentine Autain et l absence de François Ruffin …

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  5. micmousse dit :

    Non on ne pourra jamais accepter qu’un Vallaud , porte parole officiel du PS qui a rédigé la pire loi contre les travailleurs du siècle puisse nous cracher comme ça à la figure ses insultes aux amFis
    Nous ne pourrons jamais accepter sur une liste électorale Fi des PS de droite ou même simplement frondeurs , ces salopards frondeurs qui ont soigneusement fait en sorte que toutes les lois de Hollande soit validées
    Nous ne comprendrons jamais , sinon pour une magouille électorale que les électeurs rejetteront , que Mélenchon participe au lancement du nouveau parti de Maurel , que celui-ci espère un PS bis ( de gôche qu’il dit ) , qui reprendrait la main sur la Fi pour refaire et continuer toutes les saloperies que le PS a toujours faites et que Macron amplifie
    https://adrienquatennens.fr/amfis-2018-ou-le-franchissement-dun-seuil/
    Adrien a du talent pour faire gober du PS mais même avec talent , ça ne passera jamais , il se retrouve plutôt lamentable à soutenir le contraire de la stratégie Fi précédente

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    • Attention les fantasmes là dit :

      Mais il n’a jamais été question de ça 🙂
      Pourquoi vous racontez des trucs pareils ? !

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      • yahiacirta dit :

        En politique, il faut se méfier des fausses évidences. Oui il s’agit bien de cela : les vieux démons du passé prennent le pas sur les convictions profondes. Nous en sommes bien à Mélenchon 2022 qui implique ce retour aux pratiques malsaines qui nous ont tant coûté ! Je le regrette très fortement, mais c’est ainsi. Il faut être lucide et se demander collectivement comment changer cela : c’est encore possible, avec le Peuple et pour le Peuple, sans calculs POLITICIENS.

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      • Attention les fantasmes là dit :

        En aucune manière yahiacirta.
        En politique il faut se méfier des évidences.
        À aucun moment il n’est question d’alliances de la sorte.
        Inventions, suppositions, elle n’existe que dans l’imagination.

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  6. JLuc dit :

    Bonjour François,
    J’essaie de comprendre qui dit vrai dans cette histoire et je me pose deux questions.
    1. La.prochaine élection est celle au parlement européen pas la présidentielle française. L’idée n’est pas encore celle de l’affrontement direct avec les institutions et les partenaires mais d’envoyer le maximum de députés au PE. La stratégie Plan A/plan B n’a peut-être pas beaucoup de sens ici ?
    2. corolairement cette stratégie est peut-être aussi liée aussi à la formation de Maintenant le peuple ?
    Merci de tes réponses.

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    • yahiacirta dit :

      Salut Jean-Luc,
      C’est quand même la première fois que LFI et même le PG utilise une élection à cette fin et ça n’est pas pour rien. Jean-Luc et son entourage proches ont compris que ce qui compte c’est JLM 2022… Nous sommes en train de retrouver les vieux réflexes de l’ancienne politique. On se défait toujours aussi difficilement de son passé. Sans doute pensent-ils que de toutes façon on aura plus d’élus européens, alors pourquoi se priver ? C’est assez cynique, mais je ne suis pas loin de la vérité et je ne partage pas du tout cette stratégie que condamne François avec talent.
      La formation de Maintenant le Peuple, de mon point de vue n’implique nullement ce changement de stratégie. Par quel miracle les accords de couloir entre partis, les marchandages, voire les magouille priment sur le Peuple ? De miracle il n’y a pas. Le courage politique est de passer par le bon chemin vertueux, même si c’est plus long et plus difficile. Puisque nous nous targuons de ne pas poursuivre de carrière politique, alors tant pis 2022, s’il le faut !

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      • Attention les fantasmes là dit :

        Vous inventez désolé ; vous tordez et déformez la réalité beaucoup trop fort.

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      • JLuc dit :

        Bonsoir tablaient,
        Peut-être que « Maintenant le peuple » n’est pas pour Plan A/Plan B. Ils n’y croient pas ou notre réflexion est trop avancée.
        Or, dans les 2 cas, il faudra avoir des partenaires pour discuter, négocier (plan A) ou établir des accords bilatéraux (plan B).
        Peut-être la stratégie choisie est-elle de développer prioritairement ces partenariats pour aider à l’émergence voire la prise de pouvoir d’autres forces progressistes (face à la montée des nationalismes).

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      • yahiacirta dit :

        @ Attention les fantasmes là « En aucune manière yahiacirta.
        En politique il faut se méfier des évidences.
        À aucun moment il n’est question d’alliances de la sorte.
        Inventions, suppositions, elle n’existe que dans l’imagination. »

        Je vous ai lu et si vous développiez en argumentant ça aiderait à comprendre votre point de vue.

        « Vous inventez désolé ; vous tordez et déformez la réalité beaucoup trop fort. »

        Affirmation qui mérite d’être développée.

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  7. Sylvie Rabatel dit :

    Je suis très déçue aussi de cet « assouplissement » qui permet aux journalistes et commentateurs d’habitude si hostiles de chanter les louanges de ce changement.
    J’hésitais sur mon prochain vote, mais maintenant c’est sûr, je vais voter UPR…..

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    • yahiacirta dit :

      La décision est très radicale, même si elle est respectable. Êtes-vous vraiment sûre de l’efficacité d’une telle démarche ? L’UPR aurait de l’avenir que ça se saurait. Les gestes de désespoirs sont toujours malheureux. Je ne suis pas plus optimiste que vous, mais je vais essayer de me battre de l’intérieur en prenant le recul nécessaire. C’est le programme qui compte et tant qu’on n’affaiblit pas L’Avenir en Commun, il y a moyens de faire œuvre utile.

      Courage !

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      • micmousse dit :

        je vote également pour un programme , l’AEC.
        Mais si des candidats ayant un autre programme se retrouvent sur la même liste que la Fi je m’abstiens
        Je tiens à faire remarquer que c’est Mélenchon lui-même qui a affiché sur SON mur officiel l’article du Figaro qui précise qu’il sera présent au lancement du nouveau parti de Maurel
        Or Maurel a déjà écris qu’il voulait refaire un PS plus ‘à gauche’ et que la Fi ne l’intéressait pas et Lieneman a écrit qu’elle menaçait de rejoindre la Fi parceque le choix éventuel de Moscovici comme tête de liste ou soutenir la ligne droitière du PS ne lui convenait pas .
        On pourrait prétendre que Mélenchon ajoute à leur confusion en leur tendant la main ( pour qu’ils la refusent , comme Hamon ) sauf que ça fait plus magouilles de l’ancien monde et que ça divise dans nos rangs sans apporter d’électeurs à la Fi .On en saura plus en septembre si Mélenchon veut rassembler la gauche , avec Maurel et ses frondeurs de pacotille ou si la Fi veut fédérer le peuple
        Si ça ce n’est pas un changement de stratégie de Mélenchon et de la Fi , qu’est ce que c’est ?
        En attendant il est pitoyable d’entendre Mélenchon ou Quatennens et les autres affirmer que il n’y a aucun changement de stratégie alors que leur talent est si flamboyant pour défendre l’AEC et le peuple
        Et oui moi aussi « Je suis très déçue aussi de cet « assouplissement » qui permet aux journalistes et commentateurs d’habitude si hostiles de chanter les louanges de ce changement. » , eh oui eux aussi l’ont bien vu ce changement , mais ils en sont content parce que c’est leur ‘ projeeet ‘ et parceque ça leur permettra de descendre plus facilement Mélenchon et la Fi mais moi je ne voterai pas à droite , seulement Fi ou abstention si ils me mettent dans l’impossibilité du fait de la présence de PS sur la liste

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    • Attention les fantasmes là dit :

      Assouplissement qui n’existe pas dans les faits.
      C’est simplement faux.

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  8. Lyendith dit :

    Étrange, je n’ai pas senti ce changement dan le discours de Mélenchon à la fin des Amphis… Le « référendum anti-Macron », je l’ai simplement compris comme l’appel à un vote contre ce que Macron représente. Et à aucun moment dans ce discours il n’était question de « rassemblement de la gauche »… Bref, je ne partage (encore) vos inquiétudes.

    Concernant l’opt-out en revanche, j’avoue que votre remarque me perturbe un peu.

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  9. Antoine dit :

    Bonjour,

    C’est un très bon article ; en même temps, je me demande pourquoi vous arrivez seulement maintenant à ces conclusions.

    1) Depuis le début, la FI est une machine militante au service des ambitions de Mélenchon. Celui-ci livrera sa dernière bataille en 2022 (question d’âge), il ne faut donc pas s’étonner qu’il privilégie le court-terme électoral au long-terme politique.

    2) Depuis le début, le discours de la FI est attrape-tout : un peu d’écologisme, un peu de « populisme » façon Mouffe avec des références à la souveraineté populaire, un peu d’euroscepticisme, un peu d’européisme, un peu de slogans de « gauche », et j’oublie certainement d’autres aspects. Chacun de ces éléments sert à donner une caution à une des tendances que l’on cherche à agréger. Mais il est évident que toutes ces références ne pourront être satisfaites *à la fois* en cas d’arrivée (improbable) au pouvoir, et que le poids donné à chacun variera en fonction de la variation perçue des rapports de force. Bref, il y aura des cocus.

    3) Mélenchon, ses proches, ses lieutenants, ses fidèles, sont des gens qui ont fait toute leur carrière politique à gauche, notamment dans les structures du PS. Vous vous attendez à ce qu’ils laissent tomber si facilement les vieux cadres, les vieilles habitudes, la vieille phraséologie (notamment sur l’union de la gauche) ?

    4) Mélenchon est un tacticien, pas un idéologue. Il choisit ses concepts du moment en fonction de ce qu’il perçoit (bien ou mal, c’est une autre question) des tendances politiques et sociales. Il faudrait faire un florilège (j’allais dire un bêtisier) des variations tactico-intellectuelles de Mélenchon : de l’Europe sociale lors du vote de Maastricht au populisme en passant par « qu’ils s’en aillent tous », la « révolution citoyenne », l’« écosocialisme », l’« autonomie conquérante » etc. De ce point de vue, Mélenchon est bien comme son mentor Mitterrand, qui peut proclamer dans les années 70 son intention de renverser le capitalisme pour 10 ans plus tard se décider pour la rigueur budgétaire, la dérégulation libérale et l’asservissement de la France à l’ordre européen.

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    • yahiacirta dit :

      Réponse sans détours qui a du vrai, je dois le dire. JLM est une bête politique et je pense qu’il croyait dur comme fer que la stratégie du Peuple était gagnante. Là il était sincère. Par contre la défaite des présidentielles a fait remonter les vieux démons. JLM comme d’autres n’ont pas oublié la social démocratie parce qu’une très grande partie de leurs années militantes et de leur formation a été faite dans ce cadre là. Pour d’autres, ils n’ont pas oublié leur formation de militant communiste dès 68 et c’est mon cas. On ne laisse jamais sur le bord de la route ce qui a nourri notre construction, notre initiation politique. C’est un constat implacable.
      Par contre, JLM m’a fait découvrir et appris beaucoup de choses et sa grande culture a nourri ma réflexion lorsque j’ai quitté le PC dans les années 90 et que je me suis retrouvé dans un vide sidéral pas facile à vivre. Il m’a fallu attendre 2013 pour qu’enfin je retrouve une famille politique où je me sentais totalement à l’aise : le PG puis, dès sa naissance, LFI est venue compléter mon activité militante.
      Du coup, voilà que je me mets à raconter ma vie… Excusez moi, je laisse ce passage pour les jeunes.

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    • On crois lire un intervenant de Macron ou le feu PS. Toujours les mêmes ritournelles de ceux qui ne voient que par eux.Plus aigris que militants. Vous pouvez toujours allez faire la révolution dans votre salon. Bon courage. La caravane passe. Dites nous qui vous fréquentez je vous dirais qui vous êtes… attention à votre nombril?

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      • Antoine dit :

        Dire que j’avais fini par oublier le sectarisme de certains « Insoumis », prompts à l’attaque personnelle dès qu’on critique les orientations de leur mouvement… Moi, je trouve amusante cette façon de s’intéresser plus à la personne de celui qui s’exprime qu’aux idées qu’il énonce. Finalement, vous vous fichez du débat, ce qui vous intéresse c’est qui on fréquente. Ça fait très cour de récréation.

        La révolution dont vous m’accusez, sans preuve, d’être une sorte de midinette, c’est bien le PG puis la FI qui la promettent et la prophétisent depuis des années, qu’elle soit « citoyenne », « dans les urnes » ou bien qu’il s’agisse du « grand coup de balai » (je passe sur le « déferlement » qui devait advenir récemment sur les Champs-Élysées). On peut se dire qu’il y a là un problème, ou une faiblesse, une incapacité à évaluer le réel, je ne sais pas, ce serait sûrement plus constructif que d’attaquer celui qui rappelle ces quelques vérités… Bien sûr, on peut se moquer du NPA, de LO et des groupuscules d’extrême-gauche qui appellent sans arrêt à la grève générale reconductible, mais quelque part la FI suit un peu le même principe de fonctionnement, avec ses mots à elle.

        En fait, ce genre de réaction sectaire montre qu’il y a une partie de la FI pour qui l’objectif est la domination partisane à gauche, c’est-à-dire y phagocyter, vassaliser ou éliminer les concurrents (PCF, PS, EELV peut-être). C’est en contradiction avec l’objectif « populiste » mis par ailleurs en avant, qui consiste à abandonner peu ou prou le positionnement « latéral » pour conquérir une hégémonie au sein de la population. J’ajouterais que conquérir l’hégémonie sur des adversaires très affaiblis (les autres partis de « gauche ») est peut-être relativement aisé (encore que… on voit que les classes moyennes supérieures libérales-europhiles qui votent Hamon ou EELV ne portent pas la FI dans leur cœur : il suffit de lire Médiapart pour comprendre que ces gens-là monnayeront très cher leur fidélité), mais ne donne pas in fine une position très solide.

        Moi, je ne donne pas de directives, je ne sais pas quelle est la « bonne » stratégie et je n’enjoins ni ne défends à personne de faire quoi que ce soit. J’ai mes préférences, certes : une politique souverainiste, jacobine, progressiste, républicaine (assortie in fine d’une sortie de l’UE ou du démantèlement de cette dernière). Mais je comprends que l’on fasse un autre choix. Le problème majeur de la FI, c’est qu’elle n’a pas encore fait de choix, et qu’elle se mure dans la tactique et le louvoiement.

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  10. Vincent Christophe LE ROUX dit :

    Bonjour, je reviens en coup de vent pour ajouter un truc qui n’a pas été dit – ou alors en filigrane – par François Cocq dans son billet. En revanche, JLuc (message du 28/08 à 02h27) l’évoque expressément et à juste titre selon moi.

    La formation de la liste européenne « Maintenant le peuple » avec des partis « socialistes » ou même avec Podemos a forcément dû se faire par compromis puisque Podemos par exemple ne veut pas entendre parler de sortie de l’UE et que même le plan A tel qu’il avait été conçu était trop « anti-européen » pour eux ! Je ne connais pas la vision des autres mouvements qui participent à cette liste mais nous savons bien que les partis et mouvements qui nous sont proches en Europe sont encore assez loin du point où NOUS, nous sommes arrivés à ce stade et je suis donc convaincu que nous avons dû reculer et abandonner certaines de nos positions pour qu’ils nous rejoignent. C’est le principe du compromis et de l’accord où chacun trouve son compte et accepte d’en rabattre un peu sur ses exigences. Si un seul impose sa loi à tous les autres, soit il reste seul parce que les autres ne le suivent pas, soit il obtient des ralliements ce qui n’est pas ce que nous voulons puisque nous voulons des actes d’adhésion à nos idées et à nos propositions, pas des ralliements de circonstance…

    Le hic, ici, c’est la distance entre ce que nous disions hier et ce que nous disons aujourd’hui. Elle est bien trop grande ! On a trop lâché. Je ne suis pas idiot, j’ai bien compris que nous voulions « convaincre » nos partenaires européens. Mais JLM a une responsabilité immense devant le pays et il aurait pu faire une distinction entre ce que nous défendons pour la France et ce que, par le fait du compromis, nous pouvions défendre au niveau européen. Ou même on aurait pu faire une liste nationale sur NOS exigences et nous rassembler ensuite avec nos partenaires une fois que nous les aurions « convaincus ». Ces deux alternatives à ce qui a été décidé auraient eu le mérite de montrer que NOUS, nous sommes ambitieux et exigeants, et que si le projet collectif porté au niveau européen était en deçà de ce que nous défendions pour notre pays, en revanche rien ne changeait de notre discours pour ce qui concerne le périmètre national car nous n’avons pas à en rabattre à cause du fait que nos partenaire ne nous suivent pas. S’il est préférable d’agir ensemble, cela est surtout important quand nous serons tous au pouvoir dans les différents pays européens. Mais on peut commencer à agir dans un seul sans attendre « l’alignement des planètes » comme le dit ironiquement Lordon… Et pour gagner en France, il faut impérativement durcir le discours quant à l’UE sans quoi jamais nous ne gagnerons la présidentielle.

    Or ce n’est pas du tout ainsi que les choses se présentent, ni qu’elles ont été dites. Et ce que nous a dit François Cocq dans son billet est on ne peut plus clair sur le « bond en arrière » qui ne se justifie pas uniquement par les contraintes du compromis avec nos partenaires européens. Le problème est donc entier.

    Il nous faut des élus nous explique-t-on en off. Hier, nous fustigions les communistes qui se présentaient sur des listes avec le PS pour cela. Et nous les dénoncions à juste titre car il y avait alors collusion avec des gens à fuir et contre lesquels il fallait nous opposer. Et voilà que nous défendons aujourd’hui ce discours !

    Mais avoir des élus ne sert à rien si ces élus n’ont aucun pouvoir. Et ils n’en ont aucun au Palais Bourbon, eh bien ils en ont encore moins au Parlement européen. Nous le savons fort bien. Alors quoi ? Qu’est-ce qui les motive ? C’est à pleurer de rage.

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    • yahiacirta dit :

      Vincent, je n’ai rien à ajouter, tu viens de m’éviter un écrit !
      En réponse à Jean-Luc j’écrivais  » La formation de Maintenant le Peuple, de mon point de vue n’implique nullement ce changement de stratégie. Par quel miracle les accords de couloir entre partis, les marchandages, voire les magouille priment sur le Peuple ? De miracle il n’y a pas. Le courage politique est de passer par le bon chemin vertueux, même si c’est plus long et plus difficile. Puisque nous nous targuons de ne pas poursuivre de carrière politique, alors tant pis 2022, s’il le faut !  »
      Voilà, tu tout dit !

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      • Vincent Christophe LE ROUX dit :

        Merci yahiacirta. Mais je suis si triste et si enragé de voir où nous étions collectivement arrivés en 2017 pour saboter maintenant ce magnifique travail de fond. On a beaucoup perdu depuis et on va perdre encore beaucoup. C’est aussi ce que craint François Cocq. Mélenchon a-t-il vraiment envie de jouer un rôle historique ou veut-il faire comme Tsipras ou Sanders, faire semblant ? Quoi qu’il en soit, il y aura des suites. Et si lui et la FI ne vont pas là où nous voulons qu’ils aillent, eh bien il y aura à nouveau des refondations, des départs et des reconstructions pour aller plus loin ! Avec des gens moins imprégnés du PS que Bompard et les actuels VIP de la FI !

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  11. anonymeFI dit :

    Je me fais la même réflexion, la tête de la FI joue avec le feu là

    Perso je les raterais pas selon les résultats aux européennes et la suite

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  12. bonobo dit :

    Entièrement d’accord avec les commentaires dominants. Retour aux vieux réflexes. JLM se prend pour le Che mais il n’est le plus souvent que Guy Mollet. Fatiguant ! Sans compter que donner une dimension européenne a une liste soit disant d’Europe alternative est du dernier maladroit. Il faut au contraire rentrer dans le lard du concret : Opposition farouche a l’Union et à ses traités par la désobéissance immédiate. Ceux qui se laissent impressionner par un soi disant clivage nationalistes / progressistes façon Macron seront punis dès 2019 par les urnes. Avant tout la souveraineté doit être populaire. Elle n’a pas quitté le giron national et elle souhaite un retour à l’Europe d’avant le traité de Lisbonne et elle a raison.
    N’y aurait-il pas des arrières pensées misant que ces gens là ne voteront pas ? Ce serait du Solferinisme aggravé !
    Ramenons plutôt ces gens aux urnes par un programme cohérent vers une autre Europe. Cela n’en prend pas le chemin par ces zig-zag électoralistes qui ne trompent personne.

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  13. JLuc dit :

    Je viens de revoir l’extrait du discours. JLM parle d’opt-out à propos du plan A. Pas du plan B. Donc une option prévue par les traités (?) ou en tous cas déjà utilisée (il cite l’Angleterre).

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  14. Méc-créant dit :

    Je ne suis pas de LFI, je ne suis pas mélenchonien, loin s’en faut et j’ai pourtant voté Mélenchon aux présidentielles car c’était la seule candidature pouvant permettre d’entrevoir un début de rassemblement transformateur. Mais je n’ai jamais mis et ne mettrai jamais un bulletin dans l’urne du parlement européen. On pourra tourner autour du pot aussi longtemps que l’on voudra: voter pour ce parlement c’est voter pour cette Europe et en accepter les institutions en cautionnant comme une ombre de début de trace démocratique. Erreur (?) politique fondamentale qui ne date pas d’hier et concerne tous les courants ou partis politiques: de l’extrême droite à l’extrême gauche tous sont accourus à la grand-messe des européennes qui, il est vrai, peuvent offrir quelques avantages financiers non négligeables pour les organisations, voire les individus. (Je n’oublierai jamais ces gars de LO badigeonnant « élections piège à cons » pour les législatives et appelant, à quelque temps de là…à voter pour les européennes, pendant que leur candidate aux présidentielles soutenait que les travailleurs ne se défendraient pas plus mal dans l’Europe qu’en France: claire analyse et vision lointaine vraiment bien pressentie!!! )
    Que vouloir mobiliser les citoyens pour ces élections soit une faute majeure est de peu d’importance par rapport à ce qu’elle révèle: souverainetés populaire et nationale (avec, peut-être, quelque débris de démocratie) ne sont pas prioritaires. Le fatras emmêlé des plans A et B résonne comme un assemblage de phrases à visée électoraliste: sembler s’opposer à l’UE tout en rassurant les européistes. L’indépendance d’une nation et d’un peuple ne se négocie pas en modifiant quelques paragraphes de traités supranationaux: elle se prend et s’affirme et on pourra négocier ensuite ce qui justifie de l’être. Rien ne permet de penser que les dirigeants de LFI aient seulement étudié et préparé avec sérieux une sortie de l’UE et de l’euro. Oui mais ce ne serait pas si facile, oui mais les rapports économiques, oui mais l’emploi, oui mais la dette, oui mais les traités, oui mais les institutions,…Tous les oui-mais que l’on voudra, restera un MAIS dominant tous ceux-là: MAIS souhaitons-nous (re-?)devenir un peuple libre, indépendant, pouvant avoir si peu que ce soit un droit de regard et de décision sur la construction du présent et du futur de sa société?
    Ne pas combattre frontalement cette UE, machine de guerre depuis ses origines pour imposer le droit des actionnaires à disposer des peuples, dans le carcan de l’immondialisation financière, c’est nier les souverainetés populaires. Ce qui va contraindre les citoyens aspirant à retrouver un peu de liberté et de république sociale, à constituer un CNR nouveau pour espérer « des jours meilleurs ». On est bien loin de petits arrangements pour présenter des listes « présentables » aux élections européennes (révolutionnaire, n’est-ce pas?)…
    Accessoirement, même le programme de LFI , si on voulait vraiment le développer, nécessiterait de sortir de l’UE et de l’euro, au moins comme monnaie unique.
    Méc-créant.
    (Blog: Immondialisation: peuples en solde!)

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    • Vinnie Reb dit :

      Tout à fait ! La reconstruction de la maison France nécessite que l’on fasse les choses dans le bon ordre, comme pour une maison : d’abord les fondations puis les murs et enfin le toit.
      Les fondations, c’est s’assurer que nous pouvons faire les choses comme nous les voulons en tant que peuple. La sécession hors de l’UE, l’abandon de l’euro, la sortie de toutes ces organisations supranationales comme l’OTAN, l’OMC, le FMI, etc, qui minent notre souveraineté nationale et populaire, sont des conditions indispensables pour pouvoir monter les murs (= quelle société nous voulons pour notre peuple et notre pays).

      Tout ceci nécessite effectivement un travail programmatique sérieux :
      1/ sur les objectifs ultimes : le type de société que nous voulons
      2/ sur les obstacles face à nos objectifs ultimes : le capitalisme, ce qui nécessite de l’éradiquer
      3/ sur les moyens pour y arriver : quitter les organisations supranationales qui sont les outils sophistiqués du capitalisme pour mieux nous asservir, et faire en sorte que les conditions qui ont permis au capitalisme de nuire à notre pays ne puissent être reproduites.

      Evidemment, il ne faut pas confondre la fin avec les moyens : l’on ne sort pas de l’UE pour le plaisir de. Ce sont des outils, des moyens pour atteindre les véritables objectifs : libérer notre pays, revitaliser notre démocratie, éradiquer le capitalisme et pouvoir choisir en tant que nation notre destin et le type de société que nous voulons en tant que peuple.

      Le PARDEM, le Parti de la Démondialisation, fait ce travail programmatique, avec ses adhérents, notamment sur les mesures à prendre et propose des idées à mettre en oeuvre pour que cessent les ravages de la mondialisation néolibérale, ennemie no. 1 des peuples.
      www . pardem . org

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    • Vincent Christophe LE ROUX dit :

      Question pratique à Méc-créant. Pouvez-vous mettre l’adresse de votre blog car avec le titre que vous avez indiqué je ne trouve rien sur la toile. Merci.

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      • Méc-créant dit :

        Bonjour (ou plutôt bonne nuit, si vous êtes là). Je viens de découvrir votre question. Il est bien possible que je me sois gouré quelque part: les manipulations informatiques et moi… Le titre de mon blog est « Immondialisation: peuples en solde! ». Je vais essayer de le remettre en termes « internautiques » dans les cases prévues ci-dessous. Faites-moi savoir si vous avez pu y accéder (ne se lit pas en 5 minutes…) mais commentaires critiques bienvenus.
        Méc-créant.

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      • Méc-créant dit :

        Enfin! Aurais-je trouvé plus ignare que moi en matière d’informe à tiques? On se sent moins seul. Je me permets d’ajouter cette autre réponse car je viens de vérifier: pour accéder au blog il suffit de cliquer sur Méc-créant en caractère gras, en tête du commentaire. Je n’avais donc pas tout faux, pour une fois.Si vous parvenez à y atterrir et à y faire une pas trop brève escale, faites-moi signe: constater que mes réflexions pourraient ne pas appartenir à une « espèce de pensée disparue » m’offre toujours l’occasion, un court instant, d’aspirer une bouffée d’air frais. J’attends de cerveau ferme (enfin, j’essaie…) la violence de vos critiques…en vous en remerciant.
        Méc-créant.

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  15. Francis Baldassi dit :

    Et pourtant, faire de la prochaine élection générale un referendum contre la politique de Macron n’est pas une mauvaise stratégie. Faire comprendre que sa politique n’est qu’une mise en musique de la partition de la commission européenne et des traités eux-mêmes me semble une bonne pédagogie pour mobiliser lors d’un scrutin qui risque de connaitre la record du monde de l’abstention. Personnellement je ne vois pas en quoi cela serait contradictoire avec ce que nous disons et répétons  » la mise en œuvre de l’Avenir en commun » est impossible dans le cadre des traités européens. Il faut donc que les Français sanctionnent ceux qui appliquent avec zèle ces traités. Désolé François, mais sur ce coup la je pense que tu fais preuve de rigidité théorique. La vie politique n’est pas un long fleuve tranquille qui suit son cour sans sortir de son lit. Nous devons en permanence adapter notre stratégie aux situations concrètes. Cela ne change rien sur le fond à savoir qu’il faut parvenir à convaincre de la nécessité de sortir du capitalisme. Je n’est pas entendu quelqu’un à la FI dire l’inverse.

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    • Méc-créant dit :

      Comme c’est étrange, il semblerait que les contenus pédagogiques ne fonctionnent que dans un sens. Quelles peuvent bien être les causes obscures et mystérieuses « risquant » d’entraîner un record du monde de l’abstention? On se perd en conjectures!! Les leaders politiques feraient acte pédagogique en expliquant à ces Français Gaulois que voter aux européennes ce serait voter contre Macron. Ce qui nous fait une belle jambe. Parce que le petit mac qui squatte le pouvoir démissionnerait, déchirerait son programme anti-social, soutiendrait les cheminots,…? Que son gang s’en retrouve affaibli n’aurait rien de désagréable mais cela ne changerait rien à la ligne idéologique de l’UE et de son DRH de l’Elysée. Est-ce que 90% d’abstention aurait encore une chance d’avoir quelque effet pédagogique sur la pensée de nos penseurs? Signe pourtant assez simple à décoder: les peuples ne veulent plus de cette Europe. C’est dans cette situation que les citoyens auraient besoin d’avoir accès à des réflexions politiques permettant d’envisager une ligne de sortie suffisamment préparée: comment sortir de l’UE, de l’euro (et de l’OTAN si l’on tient à redevenir indépendants) de la manière la plus supportable en vue d’une réécriture de notre république sociale s’opposant à l’immondialisation capitaliste.
      Aucun parle-ment européen, quelle que soit sa composition, ne nous débarrassera de Macron, des pouvoirs et de l’idéologie qu’il impose, c’est aux Français de le débarquer, s’ils tiennent à rester délicats, sinon à le virer par-dessus bord.
      Je commence à me dire que je vais peut-être avoir le courage de mettre sur le blog le texte dans lequel j’expliquais –quel incivisme!– pourquoi seule l’abstention était la seule attitude pouvant avoir quelque utilité pour ceux entendant combattre la dictature de l’UE (si je retrouve ma liasse de feuilles et si je parviens à les lire: elles étaient tirées à la ronéo avec stencils à encre, vrai repère archéologique…) Mais je ne suis qu’un vieux-con de matérialiste invétéré.
      Méc-créant.

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      • Francis Baldassi dit :

        Nous n’avons ni la même conception de la politique ni de la démocratie. Il est donc parfaitement stérile que nous nous disputions sur ce fil. Simplement je crois que s’il doit y avoir un jour une petite chance que les choses changent véritablement cela se fera avec une majorité du peuple consciente des enjeux et des difficultés de la lutte contre ceux qui se démènent pour que rien ne change. L’abstention n’est certainement pas un obstacle pour eux, bien au contraire ils se contentent d’un vote minoritaire tant que celui-ci leur est favorable. Avec l’abstention massive des classes populaires nous glissons tranquillement vers un retour au vote censitaire ou élitaire.

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  16. Méc-créant dit :

    Il est en effet bien moins que « stérile » de nous « disputer sur ce fil » puisque vous nous interdisez de débattre de vos conceptions de la politique et de la démocratie. On est permis de s’interroger sur la teneur des débats au sein de LFI si les questions en ces domaines ne peuvent être abordées. Il semblerait, à vous lire (mais ce sont surtout des réflexions que je soumets à d’éventuels lecteurs) qu’il y a démocratie dès l’instant qu’il y a vote. Serait-ce que face à un référendum pour la retraite à 92 ou à 98 ans vous voteriez pour 92…par ce que vous êtes un homme de gauche sensible à la souffrance sociale? L’exemple est caricatural mais sert à révéler l’ambiguïté de vos positions. Selon vous l’UE émanerait de volontés exprimées démocratiquement et instituerait plus largement la démocratie grâce au parlement européen? (Parlement qui, soit dit en passant, quand bien même il serait submergé par un tsunami d’élus révolutionnaires bolchéviques, ne dispose d’aucun pouvoir pour changer les fondements de l’UE imposés par des traités.) Vous arrivez à évoquer la notion de démocratie européenne quand les Français ont rejeté la constitution que quelque traité a fait rentrer par la fenêtre?
    Les abstentions favorisent ceux qui se démènent pour que rien ne change? Mais, parmi d’autres causes certes, c’est bien parce que rien ne change que les classe populaires ne votent plus. Après une « union de la gauche » qui a participé à la construction de cette Europe, après des dirigeants du PC devenus européistes en nous faisant rêver d’une Europe sociale (tendance sans doute pas absente chez certains de LFI), après une CGT soumise à la CES (puissante lutte syndicale européenne comme tous les peuples ont pu le constater!!), après des trotskystes qui ont rayé toute notion de nation et de peuple de leur vocabulaire,…quel espoir pouvait-il rester aux citoyens quand, de plus, n’existait plus aucun courant de pensée transformateur clairement présent sur le terrain? C’est pourquoi, contrairement aux conceptions que vous décidez de m’attribuer, j’ai voté pour Mélenchon: parce que le programme était le plus intéressant (même si inapplicable dans l’UE) mais aussi parce que, dans le désert politique et idéologique régnant depuis des décennies il pouvait représenter un début de mouvement populaire véritablement transformateur. Mais, pour qu’une « majorité du peuple consciente de ces enjeux » puisse se manifester encore faut-il qu’il y ait peuple et qu’il ait des possibilités d’agir: sans reconquête des souveraineté populaire et nationale, populations –travailleurs en premiers– et démocratie sont au plus profond de la poubelle de l’histoire capitaliste. Mais, je l’ai déjà avoué: je ne suis qu’un vieux-con…
    Méc-créant.

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