Politique sanitaire de l’offre : le crash test

Le coronavirus joue le rôle de grand révélateur. Si l’impréparation, la désorganisation et même la pénurie sautent aux yeux de tous et produisent d’ores et déjà des effets terribles en termes de santé publique, elles ont aussi un effet rebond : elles conduisent à des choix politiques contraires à l’intérêt général. Une politique sanitaire de l’offre s’emboîte dans la toute puissante mais absurde politique économique de l’offre imposée au service public ces dernières années. Se met ainsi en place en pleine crise sanitaire un système qui consiste à décider non pas en fonction de ce qui devrait être fait, pas même de ce qui pourrait l’être en fonction de l’existant, mais de ce qui peut être pratiqué pour occulter les choix désastreux dont on meurt aujourd’hui. Lire la suite

Macron et la mise en danger de la vie d’autrui

Emmanuel Macron a donc livré le verdict du Prince : les écoles vont fermer mais les élections municipales seront maintenues. Pour le reste, du bla-bla, et aucune mesure concrète à même d’aider nos dévoués soignants à faire face à la tâche immense qui les attend. L’incohérence et l’irresponsabilité dominent plus que jamais au plus haut sommet de l’Etat. Lire la suite

Vers le mouvement populaire

Avec mon ami Sacha Mokritzky, jeune et brillant rédacteur en chef de la revue en ligne Reconstruire, nous avons tenu un récit jour après jour du mouvement contre la réforme des retraites. Nous avons cherché à tirer à chaud un bilan de cette expérience en analysant les impasses d’un mouvement qui s’est enfermé dans les vieilles grilles de lecture syndicales et qui s’est refusé à assumer sa dimension populaire, dont nous pensons qu’elle est la seule à même de rompre avec la spirale de l’échec. Lire la suite

De quoi le 49-3 est-il le nom ?

Mon édito pour la feuille constituante du 24 février 2020

Voici quelques semaines, le gouvernement laissait entendre qu’il réfléchissait à utiliser   de l’article 49 alinéa 3 de la constitution pour faire passer sa réforme des retraites. A l’époque, il s’agissait surtout d’un artifice de communication pour paraître plus démocrate en n’y ayant finalement pas recours.. Mais, depuis, l’obstruction parlementaire de LFI et le PCF conduit le gouvernement à envisager sérieusement l’usage du 49-3 pour avaliser le texte. Lire la suite

L’Assemblée nationale n’a pas mandat pour casser nos retraites !

Tribune que je cosigne publiée dans le Huffington Post le 15 janvier

Le 17 février, le projet de loi sur les retraites doit être examiné par l’Assemblée nationale.

En ne renonçant pas à l’examen parlementaire d’un texte qui a d’ores et déjà suscité le plus long mouvement social du dernier demi-siècle et auquel les Français s’opposent très majoritairement, le gouvernement bafoue la démocratie.

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2020, l’année du Tous ou rien

Tribune collective publiée ce 9 janvier dans Marianne

Par Flavien Chailleux, gilet jaune, fonctionnaire au sein du ministère du travail, François Cocq, essayiste, Jean-Marc Devauchelle, militant syndical SUD Santé Sociaux, Eric Drouet, gilet jaune, Charlotte Girard, maîtresse de conférences de droit public, constitutionnaliste, Manon Le Bretton, enseignante et élue rurale, Sacha Mokritzky, directeur de la communication du média Reconstruire.org, Régis Portalez, ingénieur, Manon Milcent, étudiante gilet jaune

« Je me révolte donc nous sommes ». Ainsi, en 1951, parlait Albert Camus, qui nous a quittés il y a tout juste soixante ans, dans son ouvrage L’Homme révolté. Ces mots résonnent chaque jour avec plus d’acuité dans une France minée par l’individualisation à outrance, empêtrée dans les travers tortueux et torturés du libéralisme financier de la Macronie. Depuis le 5 décembre 2019, et plus encore depuis le 17 Novembre 2018, c’est un monde nouveau qui se construit au quotidien. Mais celui-ci ne peut émerger qu’en se dotant des outils d’une lutte victorieuse, c’est-à-dire en s’affranchissant de la routine de mobilisations stériles dont se jouent désormais les pouvoirs en place. Les gilets jaunes ont mis un coup dans la fourmilière ; prenons acte que plus rien ne doit être comme avant.

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