4D pour une loi, mais pas celui de démocratie

Le 29 avril, j’étais l’invité de la conférence-débat organisée par République Souveraine autour de la loi 4D, décentralisation, déconcentration, différenciation, décomplexification, avec le directeur des études de l’institut Rousseau Benjamin Morel et l’universitaire Pierre Vermeren. Un échange riche à retrouver ci-dessous :

Principe d’irresponsabilité

Tribune publiée dans Marianne le 19 avril

S’il est un enseignement sur le plan démocratique de la situation sanitaire que nous connaissons depuis plus d’un an maintenant, c’est bien la déresponsabilisation des décideurs et ses effets induits sur le politique qui entrainent le corps politique des Citoyens, autrement dit la Nation, dans un puits sans fond.

Le hiatus de légitimité qui a sauté aux yeux de tous au moment du mouvement des Gilets jaunes, entre d’un côté une légitimité institutionnelle et élective, celle du président Macron, et de l’autre la légitimité populaire qui repose sur une souveraineté permanente et inaliénable, avait déjà conduit à un affaissement du consentement. Loin d’avoir été restauré par l’épisode sanitaire qui aurait pourtant pu jouer ce rôle comme toute crise avait jusque là été appelée à le faire (notons que le « chef de guerre » Macron s’est pourtant essayé à l’exercice, en vain), le consentement s’est radicalisé, tant dans son volet adhésion que dans celui du rejet. C’est qu’entre temps l’irresponsabilité du politique a été érigée et assumée en tant que méthode de gouvernement.

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Face à l’autoritarisme

Une nouvelle livrée de Quartier constituant, la 18ème, dans laquelle nous avons la chance avec mon amie Charlotte Girard et mon compère Serge Rémy de recevoir Danièle Sallenave. Après « Jojo le Gilet Jaune », l’écrivaine et académicienne Danièle Sallenave explore dans son nouveau tract « Parole en haut, silence en bas » le blocage dans la construction d’une pensée collective et analyse les effets délétères de l’autoritarisme qui gangrène l’espace démocratique et soustrait du débat public la parole populaire. Une réflexion riche interrogée au prisme du processus constituant dans ce Quartier constituant à retrouver sur le site de QG, le média libre.

Les oppositions les plus bêtes (et inutiles) du monde

A l’époque où la division de la sphère politique entre gauche et droite était encore pertinente, chaque séquence électorale voyait ressurgir en alternance l’expression initiale que l’on doit à Guy Mollet de « la droite la plus bête du monde », ou son pendant inversé de « la gauche la plus bête du monde ». Il n’est donc finalement pas si surprenant que cela qu’à l’heure où les notions de gauche et de droite sont insuffisantes à englober l’ensemble du champ politique, nous en soyons tout simplement réduits à subir conjointement « les oppositions les plus bêtes du monde ». Mais plus encore, et c’est bien plus grave car du fait de la crise sanitaire cela va bien au-delà des seuls enjeux électoraux, les oppositions les plus inutiles du monde.

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La crise sanitaire est une banqueroute démocratique

Edito pour la Feuille Constituante du 21 mars 2021

Début janvier, nous écrivions ici que la débandade gouvernementale dans la gestion de la vaccination, tant dans l’approvisionnement en vaccins que dans l’organisation logistique de l’acte vaccinal, n’était pas sans lien avec l’absence de compte à rendre d’un point de vue démocratique. Pareille incurie avait en effet été constatée un auparavant dans la gestion des masques : une pénurie similaire avait déjà induit un même réflexe pavlovien de dénégation, de mensonge, et in fine d’échec, réaction inhérente à ce type de dirigeants affranchis de toute exigence et de tout contrôle populaire.

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L’étrange résignation

Editorial pour la Feuille Constituante du 15 mars 2021

Invité de RMC ce mercredi 10 mars, le président de l’Assemblée nationale pavanait à loisir : « Macron est dans l’action. Les autres sont sur les gradins, ils comptent les points, et ils disent je serai candidat ». Si c’est bien la première fois que Richard Ferrand est frappé d’un éclair de lucidité politique, force est de constater qu’il met cette fois dans le mille.

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Corruption et collusion, la plaie démocratique

Affaire Sarkozy, Karachi, mais aussi OpenLux ou encore UBS… les affaires reviennent sur le devant d’une scène qu’elle n’ont jamais quitté. Pour en parler, nous recevions dans le 17ème épisode de Quartier Constituant le magistrat Éric ALT, vice-président d’ANTICOR, association actuellement dans le viseur du pouvoir.

Emission à retrouver gratuitement en intégralité ici pendant une semaine, puis en vous abonnant à QG, le média libre.

Macron, ultime porte-étendard de l’UE

Le rôle de grand révélateur des dysfonctionnements du politique que joue la crise Covid n’en finit plus de mettre à nu les dogmes d’hier. Ainsi en est-il de l’Union Européenne (UE), dont on constate chaque jour un peu plus qu’elle n’est en réalité un carcan que pour ceux qui se complaisent à se lier les mains et se soumettent au bon vouloir de ses politiques parce que c’est aussi le leur. Pendant que Macron s’en remet totalement à l’UE malgré son inefficacité et continue à en faire l’apologie, d’autres comme le nouveau président du conseil italien Mario Draghi tonnent contre Bruxelles, tandis que d’autres encore en Allemagne, en Autriche, au Danemark, en Slovaquie, en Hongrie, en Pologne ou en République Tchèque, se sont littéralement affranchis d’un cadre incapable de répondre aux besoins de leurs peuples. L’UE vole en éclat sous nos yeux pour avoir prétendu être ce qu’elle n’est pas, un cadre protecteur, et révéler ce qu’elle est, un colosse aux pieds d’argile qui ne tient que par la dévotion que lui consacrent certains.

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