Face à l’autoritarisme

Une nouvelle livrée de Quartier constituant, la 18ème, dans laquelle nous avons la chance avec mon amie Charlotte Girard et mon compère Serge Rémy de recevoir Danièle Sallenave. Après « Jojo le Gilet Jaune », l’écrivaine et académicienne Danièle Sallenave explore dans son nouveau tract « Parole en haut, silence en bas » le blocage dans la construction d’une pensée collective et analyse les effets délétères de l’autoritarisme qui gangrène l’espace démocratique et soustrait du débat public la parole populaire. Une réflexion riche interrogée au prisme du processus constituant dans ce Quartier constituant à retrouver sur le site de QG, le média libre.

Les oppositions les plus bêtes (et inutiles) du monde

A l’époque où la division de la sphère politique entre gauche et droite était encore pertinente, chaque séquence électorale voyait ressurgir en alternance l’expression initiale que l’on doit à Guy Mollet de « la droite la plus bête du monde », ou son pendant inversé de « la gauche la plus bête du monde ». Il n’est donc finalement pas si surprenant que cela qu’à l’heure où les notions de gauche et de droite sont insuffisantes à englober l’ensemble du champ politique, nous en soyons tout simplement réduits à subir conjointement « les oppositions les plus bêtes du monde ». Mais plus encore, et c’est bien plus grave car du fait de la crise sanitaire cela va bien au-delà des seuls enjeux électoraux, les oppositions les plus inutiles du monde.

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La crise sanitaire est une banqueroute démocratique

Edito pour la Feuille Constituante du 21 mars 2021

Début janvier, nous écrivions ici que la débandade gouvernementale dans la gestion de la vaccination, tant dans l’approvisionnement en vaccins que dans l’organisation logistique de l’acte vaccinal, n’était pas sans lien avec l’absence de compte à rendre d’un point de vue démocratique. Pareille incurie avait en effet été constatée un auparavant dans la gestion des masques : une pénurie similaire avait déjà induit un même réflexe pavlovien de dénégation, de mensonge, et in fine d’échec, réaction inhérente à ce type de dirigeants affranchis de toute exigence et de tout contrôle populaire.

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L’étrange résignation

Editorial pour la Feuille Constituante du 15 mars 2021

Invité de RMC ce mercredi 10 mars, le président de l’Assemblée nationale pavanait à loisir : « Macron est dans l’action. Les autres sont sur les gradins, ils comptent les points, et ils disent je serai candidat ». Si c’est bien la première fois que Richard Ferrand est frappé d’un éclair de lucidité politique, force est de constater qu’il met cette fois dans le mille.

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Corruption et collusion, la plaie démocratique

Affaire Sarkozy, Karachi, mais aussi OpenLux ou encore UBS… les affaires reviennent sur le devant d’une scène qu’elle n’ont jamais quitté. Pour en parler, nous recevions dans le 17ème épisode de Quartier Constituant le magistrat Éric ALT, vice-président d’ANTICOR, association actuellement dans le viseur du pouvoir.

Emission à retrouver gratuitement en intégralité ici pendant une semaine, puis en vous abonnant à QG, le média libre.

Macron, ultime porte-étendard de l’UE

Le rôle de grand révélateur des dysfonctionnements du politique que joue la crise Covid n’en finit plus de mettre à nu les dogmes d’hier. Ainsi en est-il de l’Union Européenne (UE), dont on constate chaque jour un peu plus qu’elle n’est en réalité un carcan que pour ceux qui se complaisent à se lier les mains et se soumettent au bon vouloir de ses politiques parce que c’est aussi le leur. Pendant que Macron s’en remet totalement à l’UE malgré son inefficacité et continue à en faire l’apologie, d’autres comme le nouveau président du conseil italien Mario Draghi tonnent contre Bruxelles, tandis que d’autres encore en Allemagne, en Autriche, au Danemark, en Slovaquie, en Hongrie, en Pologne ou en République Tchèque, se sont littéralement affranchis d’un cadre incapable de répondre aux besoins de leurs peuples. L’UE vole en éclat sous nos yeux pour avoir prétendu être ce qu’elle n’est pas, un cadre protecteur, et révéler ce qu’elle est, un colosse aux pieds d’argile qui ne tient que par la dévotion que lui consacrent certains.

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Macron érige la contradiction pour norme

Mon édito pour la Feuille constituante du 1er mars

Depuis le début de la crise Covid, les injonctions contradictoires venues d’en haut sont devenues une contrainte de vie qui s’impose à chacun : se faire vacciner alors qu’il n’y pas suffisamment de vaccins ; s’agglutiner dans les transports en commun alors qu’il faudrait respecter une distanciation physique ; envoyer les enfants dans des écoles au protocole sanitaire fantôme en sachant qu’ils deviennent alors l’un des principaux points d’entrée du virus dans les foyers ; louer pour les vacances de la Toussaint avant d’être confinés en plein milieu de celles-ci ; aller faire les soldes mais éviter les rassemblements…

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Macron déclasse la France

Emmanuel Macron a fait un choix. Solitaire. Mais surtout personnel. Celui de différer les mesures nécessaires pour atténuer l’épidémie de Covid dans sa forme originelle et freiner l’expansion des variants. Ainsi depuis trois semaines et la tenue du conseil de défense du 29 janvier suivi des déclarations du Premier ministre Jean Castex annonçant la stratégie de fuite en avant, Emmanuel Macron s’enorgueillit-il de ce laisser-aller qui l’a vu se dresser seul contre tous, et notamment contre les scientifiques. Mais voilà que l’histoire, tragique, le rattrape.

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35 ans après l’Acte unique, tout est à reconstruire

Tribune cosignée avec Frédéric Viale, spécialiste des traités de libre-échange et de l’Union européenne, et publiée sur QG, le média libre , à l’occasion du 35ème anniversaire de la ratification de l’Acte unique européen.

Ce 17 février 2021 a vu le 35ème anniversaire de la signature de l’Acte unique. Ouvrant la voie aux traités qui l’ont suivi, l’Acte unique signe l’abandon du projet européen aux injonctions du marché et la mise en place d’un verrou sur la souveraineté populaire. Trois décennies et demie de politiques néolibérales s’en sont suivi qui ont détruit toute capacité de l’État à intervenir sur les questions sociales, économiques, et in fine politiques. L’élection présidentielle de 2022 doit être l’occasion  de ruptures ordonnées dès lors que les Français feraient le choix d’un président qui aurait la volonté de reconstruire le pays, et non de le vendre à la découpe comme c’est actuellement le cas.

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