Macron accélère la crise de la représentativité

L’air de ne pas y toucher, le remaniement ministériel intervenu ce dimanche et qui a vu l’entrée au gouvernement de deux nouveaux conseillers du président Macron en dit long sur la rupture de légitimité démocratique qu’est en train d’instiller le monarque élyséen : l’exercice d’une charge publique n’a désormais, dans la République des copains, plus vocation à procéder, fût-ce de manière indirecte, d’une légitimité élective, mais uniquement de l’octroi d’une charge par le fait du prince. La dimension représentative de la démocratie déjà si mal en point voit là en Emmanuel Macron l’un des ses plus farouches assaillants. Lire la suite

Sarkozy, Hollande, Macron sont des émissaires coloniaux de l’UE

Ce lundi 25 mars, j’étais l’invité de Francis Laloupo sur Africa Radio pour une émission spéciale autour de mon livre L’impératif démocratique, De la crise de la représentation aux Gilets jaunes.

Une émission à retrouver en podcast ici

Macron ou l’insécurité permanente

Où que l’on regarde, le gouvernement Macron installe un climat d’insécurité permanente. C’est bien sûr vrai dans sa gestion de l’ordre public. Cela l’est dans sa manière d’appréhender le cadre institutionnel. Cela l’est enfin dans l’ordre économique et social où les récentes saillies contre les retraites menacent tant les salariés que les agents publics. Partout la société en est réduite à subir les affres d’une politique qui fragilise les individus comme les cadres collectifs. Le modèle Macroniste n’était déjà pas souhaitable pour le grand nombre. On constate qu’il n’est désormais viable pour personne. Lire la suite

Les stratégies dilatoires de Macron

Fidèle à sa volonté de maîtriser le temps, Emmanuel Macron joue désormais la montre pour échapper à la volonté populaire. On l’a vu cette semaine après les annonces du Haut commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme. On le voit encore ce dimanche avec l’annonce par le ministre coanimateur du « grand débat national » Sébastien Lecornu que les annonces et propositions présidentielles s’étireront « jusqu’à l’été ». Dans un cas comme dans l’autre, le temps politique se déconnecte de l’action et de la réalité pour mieux s’y soustraire dans une stratégie dilatoire assumée Lire la suite

Macron, du phénix au vautour

Emmanuel Macron s’est donc fendu d’une tribune publiée dans l’ensemble de la presse européenne pour relancer sa campagne européenne. Bien sûr, ses propositions apparaissent à tous comme un exact contrepoint aux politiques qu’il mets en oeuvre depuis 18 mois, voire six ans et demi, depuis l’Elysée. Macron continue de la sorte à sa façon à dévitaliser la démocratie en accentuant volontairement le hiatus entre la parole et les actes. Mais qu’importe au final. Il est plus urgent d’entendre dans sa tribune la répétition comme une litanie des termes « civilisation » et « renaissance » qui donnent à voir en quoi le président Macron reprend le fil de son projet européen mis sur la table dans son discours de la Sorbonne le 26 septembre 2017 : celui d’une identité et d’une souveraineté européenne pour mieux corseter les souverainetés populaires existantes et les livrer à l’imperium technocratique européen. Lire la suite