Les parapluies de Matignon

Devant l’Assemblée nationale ce mardi 28 avril, Edouard Philippe s’est beaucoup justifié. C’est une marque de fabrique. Il a également fait preuve de bien peu de cohérence. L’incohérence est il est vrai le seul fil rouge de l’exécutif. Il a aussi beaucoup menti. C’est un peu la seconde peau du gouvernement. Mais Edouard Philippe a surtout ouvert des parapluies pour éviter d’assumer la responsabilité des décisions prises. Jusqu’à rejeter celle-ci sur le dos des Français dans un ultime outrage. La conception de l’Etat chez Philippe, c’est celle de la défausse. Lire la suite

Souveraineté : derrière le mot 

« Souveraineté » ! Le mot est actuellement sur toutes les lèvres. Au point que les journaux Libération et Le Monde se précipitent pour sortir le même jour un papier qui en partie le réhabilite. Qu’il me soit permis de penser que, derrière l’effet de mode, cette concomitance cache alors un piège politique. Souverainisme, et partant de là souveraineté, sont des mots épouvantail brandis par les uns, des mots totem pour d’autres. De fait ils peuvent recouvrir des acceptions multiples. Allant, dans certaines bouches, jusqu’à être la négation même de ce qu’ils devraient signifier : le primat d’une souveraineté populaire permanente et inaliénable. Lire la suite

Homogénéisation populaire

Editorial de la feuille constituante du lundi 20 avril à retrouver sur Les Constituants (ici version allongée).

Il est des moments où l’Histoire s’accélère. En ces circonstances, et si l’on se garde du piège de l’union nationale de circonstance, la menace de dislocation peut paradoxalement amener à renforcer l’homogénéité populaire, prémisse à des lendemains qui chantent. Lire la suite

Décontaminer l’Ecole

Macron et son ministre Blanquer peuvent bien prêcher l’usage des gestes barrières, ils sont de ceux qui dans les faits cherchent à abattre des digues. De manière cynique, ils instrumentalisent la crise du coronavirus pour réduire l’école à sa visée utilitariste et réaliser les vieilles lunes libérales en matière d’éducation. Jusqu’à réduire élèves et enseignants au rang de dommages collatéraux d’une guerre que Macron entend de plus en plus livrer au nom du grand capital. Lire la suite

Macron confisque la refondation

Ma réaction au discours d’Emmanuel Macron dans une tribune à retrouver sur GG, le média libre.

L’intervention du chef de l’Etat était attendue. Pourtant très vite, l’assoupissement gagnait jusqu’aux plus attentifs. Même rhétorique guerrière qu’il y a trois semaines, même stratification de la société en lignes de front, même aveux d’impuissance : pour un peu on aurait cru à une rediffusion !

Lire la suite sur le site de QG

La légitimité de Macron en question

Ma tribune dans Marianne le lundi 13 avril.

La crise de légitimité couve depuis trop longtemps pour que l’incurie paroxystique de l’impolitique gouvernementale et de système, entendre par impolitique ce qui est contraire à une politique d’intérêt général, ne se traduise pas quasi instantanément en sortie de confinement par un ultime effondrement du consentement.

Retrouvez la suite sur le site de Marianne en cliquant ici.

Le déconfinement est aussi politique

Tribune publiée sur le Huffington Post samedi 11 avril avec Sacha Mokritzky avec qui je viens de sortir Retraites, impasses et perspectives, Vers le mouvement populaire, livre augmenté du chapitre Coronavirus, Solder les comptes (Editions du Borrego)

À « ceux qui ne sont rien » et qui font tenir le pays: rendez-vous à l’heure du déconfinement. Il serait en effet naïf de croire qu’Emmanuel Macron et son gouvernement ne poursuivrons pas leur cynique agenda politique. Nous devrons solder les comptes et jeter les bases d’une autre société.

Lire la suite sur le Huffington Post

 

Solder les comptes

A la mi-mars, nous sortions avec Sacha Mokritzky un ouvrage intitulé Retraites, Impasses et perspectives, Vers le mouvement populaire (aux Editions du Borrego, 12 € franco de port). Son lancement a été, comme chacun peut s’en douter, bouleversé par la crise du coronavirus et le confinement. Lire la suite

Le Covidothon de Philippe

Cela en serait risible si ce n’était aussi grave. Samedi 28 mars, le premier ministre Edouard Philippe promettait d’apporter « toutes les réponses aux Français » dans ce qui était présenté comme une conférence de presse. Au final, nous eûmes droit une fois encore à un grand raout communicationnel, une émission de politique spectacle où Edouard Philippe, à mi-chemin entre Stéphane Berne et Michel Cymes, s’est mué en animateur d’un Covidothon infantilisant, l’utilité en moins. Lire la suite

Le discours de la honte

Macron s’est exprimé une fois encore, une fois de plus, une fois de trop. Macron s’est exprimé pour ne rien dire. Sinon pour essayer une fois encore de faire la morale aux Françaises et aux Français et raffermir par des mots que chacun sait pour lui vides de sens un pouvoir dont il sent qu’il lui échappe.  La « grande peur » de Macron n’est pas sanitaire, elle est politique. Lire la suite