Les parapluies de Matignon

Devant l’Assemblée nationale ce mardi 28 avril, Edouard Philippe s’est beaucoup justifié. C’est une marque de fabrique. Il a également fait preuve de bien peu de cohérence. L’incohérence est il est vrai le seul fil rouge de l’exécutif. Il a aussi beaucoup menti. C’est un peu la seconde peau du gouvernement. Mais Edouard Philippe a surtout ouvert des parapluies pour éviter d’assumer la responsabilité des décisions prises. Jusqu’à rejeter celle-ci sur le dos des Français dans un ultime outrage. La conception de l’Etat chez Philippe, c’est celle de la défausse. Lire la suite

Caporalisation présidentielle sur l’Assemblée

Chronique du 27 avril pour L’Heure du peuple

La mise à l’écart du député LREM Jean-Michel Clément, pour avoir osé affirmer et assumer ses convictions à l’occasion du vote sur la loi asile et immigration, en dit beaucoup sur la conception du fonctionnement des institutions, et pour tout dire de la démocratie, que se fait M. Macron. Lire la suite

Valls, De Rugy : quand les perdants du PS se transforment en idiots utiles de la macronie

Coup double dans la même journée : avec Valls et De Rugy, la République en marche ! (LREM) se nourrit des restes de la primaire du PS. Prime aux perdants pour prétendre faire du neuf avec du vieux. Mais surtout recyclage de cautions de « gôche » suffisamment affaiblies et compatibles pour ne pas risquer de faire contrepoids à la politique de casse sociale et écologique de M. Macron. Lire la suite

La macronite, maladie infectieuse de la démocratie

Il aura suffi d’un mois à M. Macron pour plonger le pays dans la grève civique. 57,4% au niveau national, 70 % dans certaines circonscriptions, jusqu’à 88% chez les français de l’étranger, la démocratie vire au drame quand elle se parodie. La question n’est alors pas celle de la légitimité des députés, ils sont arrivés devant leurs adversaires, mais du pouvoir qui leur est conféré. Lire la suite

Hamon : fuite en avant et retour en arrière

bernard-cazeneuve-va-recevoir-benoit-hamon-lundi-a-matignonFrançois Hollande était déroutant, Benoît Hamon est fuyant. Là où l’actuel locataire de l’Elysée répondait en 2012 à la campagne de Jean-Luc Mélenchon par un « Mon ennemi c’est la finance » qui s’avèrera comme on pouvait s’en douter mensonger, son dauphin socialiste se lance lui dans une fuite en avant éperdue. Depuis le Portugal, Benoît Hamon a en effet divulgué les quatre axes de sa « stratégie de relance de la construction européenne » comme autant de portes dérobées. L’occasion pour lui d’essayer d’échapper à l’interpellation de clarification que lui a adressée Jean-Luc Mélenchon au prix d’un approfondissement des vieilles recettes européennes et d’un recyclage des propositions du PS en la matière. Lire la suite

Loi travail et 49-3 : une parodie démocratique à grand spectacle

Hollande CapetFrançois Hollande nous avait habitués au burlesque. Le voilà passé maître dans l’art de la parodie. Le clap de fin vient en effet de retentir avec l’annonce prétendument inopinée ce mardi 10 mai en fin de matinée de la tenue d’un « conseil des ministres extraordinaire» … convoqué pour 14h30. Au menu, l’annonce du recours à l’article 49 alinéas 3 de la constitution pour imposer la loi travail sans vote. Mais la mise en scène pour court-circuiter la démocratie et légitimer le passage en force était bel et bien réglée et étalée sur plusieurs semaines. Retour sur le making of. Lire la suite

Loi d’orientation Peillon : il y a ceux qui baissent les armes et les autres

PeillonLa loi d’orientation scolaire poursuit ses pérégrinations parlementaires. Après avoir été votée en première lecture au Sénat vendredi 24 mai, elle arrive en deuxième lecture à l’Assemblée en début de semaine prochaine. L’enjeu est de taille car le texte, loin d’engager les ruptures attendues, réaffirme notamment la logique  qui prévalait sous Nicolas Sarkozy à savoir l’organisation du tri entre élèves par le biais du socle prétendument commun. La loi Peillon reste donc pour l’heure inacceptable. Lire la suite

Ils ont voté l’austérité et souillé la souveraineté du peuple

Mardi 9 octobre, le gouvernement a dû recourir aux voix de la droite pour faire adopter par l’Assemblée nationale le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) dans l’Union Européenne. La majorité absolue à l’assemblée (289 voix) n’a en effet pas été atteinte par les seuls votes des socialistes, des radicaux de gauche et des quelques député-e-s d’Europe Ecologie-Les Verts (282 voix) qui se sont prêtés à ce coup de force contre le peuple. Lire la suite