Le calcul corse de Macron

Article publié le 24 février dans le journal L’Heure du Peuple

M. Macron s’est rendu en Corse les 6 et 7 février à l’occasion de l’hommage républicain rendu au Préfet Erignac assassiné il y a vingt ans. Il y était également attendu pour livrer sa vision de l’avenir de l’île. Fidèle à lui-même, M. Macron a entretenu le double jeu : d’un côté la posture, de l’autre l’imposture. Lire la suite

Lettre ouverte à Luc Carvounas sur l’extension de la déchéance de nationalité

CarvounasMonsieur le Sénateur,

Je dois bien l’avouer, c’est un peu las que je me vois contraint de reprendre la plume pour porter réponse à la nouvelle tribune que vous co-signez avec 13 autres de vos collègues dans le Journal du dimanche de ce jour (lire ici) pour apporter votre soutien au chef de l’Etat et à son projet d’extension de déchéance de nationalité. Si je m’adresse plus spécifiquement à vous, c’est certes par proximité géographique val-de-marnaise mais surtout parce que nous entretenons de longue date et à votre corps défendant une dispute politique. J’avais ainsi déjà dû intervenir lorsque par le passé vous aviez usé de tristes provocations, que ce soit en comparant le PCF au FN (lire ici), ou lorsque  vous vous en êtes pris mesquinement au grand Robespierre en voulant salir Jean-Luc Mélenchon (lire ici). Je l’ai surtout fait lorsque vos positionnements et actions rompaient avec l’héritage, les idées et les valeurs du camp progressiste et humaniste comme par exemple lorsque vous mettez en danger l’école de la République (lire ici) ou lorsque vous stigmatisez les Rroms (lire ici). C’est dans ce même champ de dispute politique qui va bien au-delà d’une vulgaire compétition électorale que vous nous entraînez aujourd’hui avec cette tribune. Lire la suite

Hollande, la 5ème sécuritaire

Hollande Les 3 jours de deuil national arrivent à leur terme et, si l’émotion reste vive et appelle à ce que la fraternité perdure pour guider le rassemblement populaire, le temps du débat doit aussi reprendre ses droits. Le front des idées ne doit pas être déserté sous couvert d’une factice « unité nationale » si l’on veut que la perte de ceux des nôtres qui sont tombés sous les assauts des assassins vendredi 13 novembre ne serve à l’édification d’un mantra sécuritaire qui se substituerait à la nature républicaine de notre régime commun. Lire la suite