Du simulacre des suspensions de campagne

La campagne doit être menée à son terme. La démocratie est un bien trop précieux pour que nous acceptions que l’obscurantisme nous la confisque. Mais prémunissons-nous aussi contre ceux qui veulent la manipuler. Ceux qui quelques minutes après les événements des Champs Elysées annonçaient la suspension de leur campagne ont été les premiers à instrumentaliser le sujet. Ce n’est pas acceptable. Face aux uns et malgré les autres, plus que jamais, le vote de dimanche devra être un vote de raison et non d’émotion. Lire la suite

La fabrique de l’actualité

francois-lo-presti-afpSi l’actualité ne fait pas l’information, force est de constater que les médias font l’actualité. Mais pas l’information. La couverture médiatique de ce dimanche politique en apporte une illustration éclatante. Revue de presse. Lire la suite

Impeachment : quand Montebourg s’enferme dans l’institutionnel

montebourg-4-veritesJeudi 8 septembre, Arnaud Montebourg assénait avec son assurance habituelle sur France 2 : “Le chef de l’Etat est en position objective d’empêchement, les américains parleraient d’impeachment ». Seulement voilà, pour un bon mot Montebourg sacrifie une fois encore le sens : l’impeachment qu’il décline n’a pas à voir avec le fond de la politique menée mais avec ses formes et est donc impropre à s’appliquer à ce stade à François Hollande. La solution est par contre toute trouvée : le référendum révocatoire. Lire la suite

Mélenchon redonne son sens ultime à Des paroles et des actes

Dpda jlmTribune parue dans Le plus de l’Obs vendredi 27 mai

Il aura donc fallu attendre la dernière ce jeudi de l’émission de France 2 Des paroles et des actes pour que le titre de celle-ci trouve enfin son sens. Pour leur ultime soubresaut, David Pujadas et ses comparses n’ont pas dérogé à leurs habitudes : ils ont profité de la venue de Jean-Luc Mélenchon pour être des caricatures d’eux-mêmes. Rarement l’émission avait atteint un tel niveau d’agressivité à l’encontre de l’invité. Avec cette fois un effet inverse à celui recherché : c’est le refus de Mélenchon de courber l’échine devant les assauts répétés de ses contradicteurs pendant 2h30 qui a suscité chez le téléspectateur au fil des minutes la conviction que la fermeté de la parole donnée pouvait enfin redevenir chez un responsable politique le gage des actes posés. Lire la suite