Banlieues : Macron désengage l’Etat

Tribune publiée samedi 26 mai dans le Huffington Post

Le 22 mai, le président Macron renonçait à appliquer un « plan banlieue » et appelait à « changer de méthode ». M. Macron joue les modestes. Plus encore qu’une nouvelle méthode, le chef de l’Etat a défini une nouvelle philosophie pour les banlieues : celle du règne du chacun pour soi et du désengagement assumé de l’Etat. Lire la suite

Hamon : faiblesse de l’habitude

J’ai lu l’interview de Benoît Hamon dans le JDD ce matin. A dire vrai, j’ai même bravé la neige pour aller acheter le journal car en découvrant le teasing sur internet, je me suis demandé ce qu’une fois encore il nous voulait, à la France insoumise s’entend. Et j’avoue que cet entretien m’a atterré par son caractère politicien. Lire la suite

Ce qui s’enracine et ce qui pourrit sur pied

Editorial du 6 février pour La France insoumise

Placée au cœur d’une semaine de mobilisations et de luttes sociales, la niche parlementaire de la France insoumise a permis de faire une nouvelle démonstration politique dont même ses habituels détracteurs reconnaissent les mérites. Il fallait entendre Yves Calvi admettre l’évidence du droit aux premiers mètres cubes d’eau gratuits. Il fallait voir les reportages sur le burn-out au travail attester du bien fondé de la proposition de de loi visant à faire reconnaître comme maladies professionnelles les pathologies psychiques résultant de l’épuisement professionnel. La France insoumise est apparue au grand jour pour ce qu’elle est : le premier opposant ET le premier proposant.

 

Lire la suite

Bien terminer et repartir du bon pied

Mon édito du 19 décembre pour La France insoumise

Un bilan ne vaut pas tant pour le regard jeté dans le rétroviseur que pour la vision de ce qui est devant soi qu’il permet d’appréhender. Telle est pour La France Insoumise cette fin d’année politique qui invite à l’action dès le début de 2018. Lire la suite

Le château de cartes du renouveau macroniste

Chronique du 17 novembre pour L’heure du peuple

Voyez M. Macron. Bien que sa place dans la cabine de pilotage de la caste ait été établie de longue date, que ce soit en tant que banquier d’affaires au service des futurs premiers de cordée, ou comme secrétaire général adjoint de l’Elysée ou encore ministre de l’économie, cela ne l’a pas empêché d’incarner le renouvellement, voire le renouveau, chez un nombre suffisant de nos concitoyens pour se qualifier au premier tour de l’élection présidentielle. Lire la suite

Macron : la semaine où le doute s’est propagé

Edito du 24 octobre pour La France Insoumise

Dimanche dernier, M. Macron était l’invité de TF1 pour son premier grand oral depuis son élection. Le Président voulait expliquer et convaincre du bienfait de sa politique. Las. Pendant plus d’une heure, le chef de l’Etat a été tenu de se justifier sans convaincre, que ce soit sur ses propos à l’encontre des classes populaires et de ceux qui luttent et travaillent pour vivre, sur sa politique fiscale au bénéfice des plus riches ou sur la place de la France sur la scène internationale. Sans convaincre car, une semaine plus tard, non seulement le Président continue à s’affaiblir dans l’opinion mais le doute s’est aussi insinué jusque chez les acteurs les plus bienveillants et conciliants à son endroit. Lire la suite

Le contorsionniste de la laïcité

Tribune publiée dans Marianne

Ces derniers jours, le débat laïque a de nouveau fait irruption sur le devant de la scène. Nous pourrions être tentés de considérer qu’il s’agit d’une bonne chose tant cette question est restée désespérément absente de la campagne présidentielle. Il ne faut pourtant pas s’y tromper. Si la laïcité se retrouve à nouveau au cœur des débats, c’est pour mieux être instrumentalisée une fois encore par ceux qui s’en réclament indûment et cherchent à affaiblir la cause qu’ils affectent de vouloir défendre. Manuel Valls est de ceux-là. Lire la suite

Faux comptes macroniens

Ce samedi, à l’occasion de la marche contre le coup d’état social de M. Macron, le peuple pensait être à l’abri des manipulations du pouvoir tant il s’est déversé dans le calme et la sérénité dans les rues de Paris. Mais par delà la résolution des marcheurs, le nombre fait sens. Trop au goût de M. Macron. Voilà donc que, contre toute habitude pour une mobilisation à caractère politique comme c’était le cas, une « indiscrétion » savamment orchestrée ramenait les 150.000 personnes qui ont afflué entre Bastille et République à un maigre 30.000. La grossièreté de la manœuvre est en soi une victoire. Lire la suite