Hamon passe et le PS reste

Par-delà les exercices obligés du débat télévisé de la veille, le flou stratégique entretenu à dessein autour de la candidature de Benoît Hamon par le principal intéressé a été levé dès le lendemain au détour de deux émissions radio : sur RMC-BFM Benoît Hamon annonce qu’il se présentera quoi qu’il en coûte à l’élection présidentielle s’il est investi par le PS et, si tant est qu’il soit élu (hum…), on apprend sur France-Inter qu’il gouvernerait avec Macron plutôt qu’avec Mélenchon. Tout un programme. Lire la suite

L’école payante, ethnique et dérogatoire de Mme Le Pen

le-pen-ecoleMarine Le Pen a décidé de lancer l’assaut contre l’école de la République : à l’enseignement public gratuit, laïque et obligatoire, elle entend substituer une école payante, ethnique et dérogatoire. Après les déclarations de sa patronne la veille, Florian Philippot parlant de la scolarisation le confirmait ce 9 janvier sur France-Inter au nom de la « préférence nationale » : « Pour les étrangers en situation légale, on demandera un délai de carence […] Pendant ce délai de carence, il y aura une petite cotisation ».  Où quand la discrimination fait office de nouveau droit. Lire la suite

Montebourg : de l’union des gauches à la fusion des gauches

valls-montebourgLe 30 octobre, dans le JDD, Arnaud Montebourg annonçait vouloir « réaliser l’union des gauches », proposant alors que Manuel Valls le rejoigne dans la primaire socialiste. Il  confirmait alors qu’il « accepterait le résultat de la primaire », et donc de se ranger le cas échéant derrière, à l’époque, François Hollande ou Manuel Valls. De François Hollande, il n’est plus question. Mais le renoncement de ce dernier libère le projet d’Arnaud Montebourg : dès le lendemain, au micro de France-Inter, celui-ci s’attelait en effet à faire glisser son projet « d’union des gauches » vers la fusion.   Lire la suite

Cambadélis met un contrat sur la tête de la République

sans-titre (16)Invité de la matinale de France-Inter mercredi 11 mars, Jean-Christophe Cambadélis a enterré le cadre national républicain pour céder lui aussi aux sirènes de la régionalisation et de la France fédéraliste. Le premier secrétaire du Parti Socialiste a annoncé rien moins qu’une contractualisation avec les régions pour supprimer dans un avenir proche des départements ! Ce n’est donc plus la Loi républicaine qui définirait le cadre institutionnel de notre pays au regard de ce qui doit être bon partout et pour tous, ce seraient les contrats passés avec les nouvelles régions qui imposeraient leurs particularismes à la souveraineté populaire. Décidément, à force de côtoyer ses collègues acculturés du PS, il ne reste à Jean-Christophe Cambadélis plus rien de sa formation initiale… Lire la suite