Hamon à contretemps

Benoît Hamon vient de quitter le PS pour mieux lancer son mouvement du 1er juillet. Que ne l’a-t-il pas fait plus tôt ? La présidentielle en eût été changée. Que ne le fait-il pas plus tard ? La refondation politique n’interfèrerait pas avec la mobilisation sociale. A agir de la sorte à contretemps, Benoît Hamon en est réduit à susciter un tsunami dans un verre d’eau. Lire la suite

Les primaires en cale sèche

indexTandis qu’Armel Le Cléac’h franchit la ligne d’arrivée du Vendée-Globe, la primaire du PS et de ses satellites se voit elle remisée en cale-sèche. Comme pour les autres primaires qui l’ont précédée ces dernières semaines, la dynamique électorale qui résulterait du processus vient de voler en éclat. C’était là le dernier argument des gardiens de l’ordre établi pour tenter de justifier de l’utilité du procédé et imposer leur champion. La prophétie se voulait auto-réalisatrice. Tout démontre désormais que non seulement l’effet attendu a disparu mais qui plus est que l’essorage préliminaire nuit à la mise en mouvement populaire. Lire la suite

Les insultes primaires d’Olivier Dartigolles

olivier_dartigollesIl ne faut polémiquer ni avec ce qui n’en vaut pas la peine, ni avec celles et ceux qui n’en valent pas la peine. La nouvelle sortie du porte-parole du parti communiste Olivier Dartigolles ce week-end à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon relève des deux aspects à la fois. Il ne sert donc a priori à rien de donner de l’importance à ce qui n’en a pas. Sauf qu’en l’occurrence, la saillie du béarnais s’inscrit dans une offensive généralisée de Mélenchon-bashing orchestrée par les thuriféraires inquiets de la primaire. Celle-ci mérite donc réponse. Lire la suite

Primaires à gauche : hiatus et bouche cousue

Tribune publiée lundi 22 février dans Le Plus de l’Obs (lire ici)Obs

C’est dans le cadre aseptisé d’une salle des sous-sols de l’Assemblée Nationale que les initiateurs de « Notre Primaire » et le PS, le PCF et EE-LV se sont retrouvés le 18 février. Ceux-là recherchaient artificiellement à donner à voir ce qui les rassemble. Au même moment, la ministre du travail Myriam El Khomri était en service commandé pour Manuel Valls et François Hollande : dans une interview aux Echos, elle embrasait la gauche en déclinant le contenu de sa future loi contre le code du travail et en envisageant d’imposer celle-ci à coup de 49-3. Le hiatus était patent. Et s’il servait les uns, il disqualifiait les autres. Lire la suite