Madame Le Pen salit l’école de la République

le-pen-pop« Si vous venez dans notre pays, ne vous attendez pas à ce que vous soyez pris en charge, à être soignés, que vos enfants soient éduqués gratuitement, maintenant c’est terminé, c’est la fin de la récréation ! » Les déclarations de madame Le Pen ce 8 décembre alors qu’elle était invitée par l’institut de sondage BVA pour un de ses petits-déjeuners « POP 2017 » méritent qu’on s’y arrête tant elles vont au-delà de la simple et malveillante « préférence nationale » portée par la candidate du FN et qu’elles remettent en cause les fondements mêmes de l’école publique et républicaine. Lire la suite

Aux parents d’élèves de payer la facture de l’austérité

Sapin2,71 milliards d’euros de baisse des dotations de l’Etat aux communes, telle est l’annonce du ministre Sapin.

Comment ne pas penser que cela aura un impact direct sur les écoles primaires de notre pays ? En alliant territorialisation et austérité, le gouvernement se fait le fossoyeur de l’école publique. Lire la suite

Avec Peillon, l’Histoire s’écrit à reculons

école gratuite« L’éducation nationale étant la dette de la République envers tous, tous les enfants ont droit de la recevoir, et les parents ne pourront se soustraire à l’obligation de les faire jouir de ses avantages. » proclamait en 1793 le rapport parlementaire sur l’éducation gratuite, obligatoire et nationale. En 1881 et 1882, les lois Ferry l’ont confirmé face aux réactionnaires qui s’acharnaient à revenir sur cet immense œuvre émancipatrice. Vincent Peillon prend lui le contre-pied. Au détour du décret sur les rythmes scolaires, il met à bas le principe de gratuité et ce faisant remet en cause l’obligation scolaire qui en découle. Honte à ceux qui foulent au pied l’héritage de l’humanisme radical et progressiste et commettent là l’irréparable. La guerre scolaire qu’ils prétendaient ne pas vouloir rallumer contre l’enseignement catholique, ils se croient autorisés à la lancer contre la République.  Lire la suite