« Au nom de la souveraineté populaire, chaque peuple libre est donc fondé à désobéir à ces traités »

Interview au journal Première Heure publiée le 23 mars. Propos recueillis par M. Hervé Guénot

PH : Vous estimez dans votre livre que le Président Macron en définissant le concept de souveraineté européenne vide de son contenu le concept de souveraineté populaire. Qu’entendez-vous par là ?

FC: La notion de souveraineté désigne ce qui est « au-dessus des autres dans son genre ». C’était au départ le souverain, le monarque. En France, dans le prolongement de Rousseau notamment, l’idée républicaine a conduit d’un côté à faire du peuple le détenteur inaliénable de la souveraineté, et de l’autre à définir la Nation en tant que corps politique, et non pas ethnique ou que sais-je encore. De là découle le primat de la souveraineté populaire et la définition du cadre dans lequel elle est la plus à même de s’exprimer, le cadre national. Lire la suite

Najat Vallaud-Belkacem, chantre de la « compétition scolaire »

Je ne suis pas intervenu sur la réforme du collège. Non qu’elle ne soit pas hautement destructurante et par bien des aspects absurde et dangereuse. Mais la vie militante a fait que, par cohérence de pensée et d’action, j’ai remis dans les mains de mon parti mon mandat sur les questions éducatives il y a six mois. Pourtant, l’interview de la ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem ce 10 mai dans le JDD, et les mots employés pour redéfinir la matrice de l’Ecole de la République, m’obligent à reprendre le clavier. Car en institutionnalisant la « compétition scolaire » comme principe d’organisation du système éducatif et comme outil pédagogique, la ministre poursuit son travail de massacre et de déconstruction de l’école républicaine pour lui substituer son contrepoint libéral. Lire la suite