Courrières, 10 mars 1906, 110 ans après…

Courrières« Par quelle tragique et significative rencontre la catastrophe de Courrières coïncide-t-elle avec les combinaisons de la crise ministérielle ? Du fond des fosses embrasées, c’est une sommation de justice sociale qui monte vers les délégués politiques de la Nation » Jean Jaurès, éditorial de l’Humanité le 11 mars 1906 Lire la suite

Au PS, la laïcité se forge à l’école privée

 « Il faut développer les enseignements scolaires privés sous contrat ». Telle est la sinistre proposition qui figure dans le rapport sur la « cohésion républicaine » présenté le 1er février par les responsables du Parti Socialiste devant les secrétaires de sections réunis à Paris. Et Laurent Dutheil, secrétaire national du PS à la laïcité et aux institutions d’enfoncer le clou dans un communiqué daté du 26 février en appelant au «développement de l’enseignement privé confessionnel musulman ». Désormais, pour le PS, la laïcité se résume donc à l’égalité de traitement des religions, sans se soucier du principe d’organisation sociale qui doit régir la place de ces dernières. Jaurès reviens, ils sont devenus fous ! Lire la suite

De Valmy à aujourd’hui, « Vive la Nation ! »

Couverture Hollande, la République pour cible« Et quand, enfin, pour donner le signal de l’offensive, Kellermann haussant son chapeau à la pointe de son sabre cria : ‘Vive la Nation’, c’est l’âme enthousiaste et jeune des volontaires qui passa soudain sur la bataille comme un vent de flamme et qui mêla les forces de toutes origines ». Telle fut selon Jean Jaurès (L’armée nouvelle) le lancement de la grande bataille de Valmy le 20 septembre 1792 pour ouvrir dès le lendemain les portes de la République. Lire la suite

23 avril 1848/1905/2014 : le peuple, les socialistes, les fossoyeurs

Ce 23 avril, François Hollande se rend à Carmaux pour « rendre hommage » à Jean Jaurès. Il aurait pu s’y ressourcer en se souvenant que Jean Jaurès avait si ardemment œuvré à la création de la SFIO, le 23 avril 1905, à la salle du Globe à Paris. Il aurait pu se souvenir que c’était aussi un 23 avril, en 1848, que se tinrent les premières élections au suffrage universel (masculin) en France pour désigner l’assemblée constituante. Au lieu de cela, comme un symbole, c’est le jour qu’il a choisi pour entériner définitivement le pacte de responsabilité, détailler les cadeaux aux Medef et expliciter la saignée de 50 milliards infligée au peuple. Sans vergogne, François Hollande est donc allé porter l’affront chez Jaurès, celui qui, parce que « le socialisme sort du mouvement républicain », n’a au contraire eu de cesse pour faire émerger la République sociale de lier les combats qui s’exercent dans les ordres politique, économique et social. Lire la suite

Le PSE en campagne : du Pacte de responsabilité à l’union des libéraux

Désir SchulzSamedi 1er mars, le Parti socialiste européen (PSE) adoptait à Rome son manifeste pour les élections européennes de mai prochain. L’occasion pour Harlem Désir et Jean-Christophe Cambadélis, directeur de campagne, de lancer le 3 mars lors d’un point presse la campagne du PS. Au programme ? Un bon vieux « Pour une nouvelle Europe » pour manifeste, un ressassé « Choisir notre Europe » pour slogan, une dérive sémantique et idéologique perpétuée, mais surtout une complémentarité réaffirmée entre la politique européenne et le pacte de responsabilité de François Hollande avant que ne soit affirmé l’objectif premier que s’est assigné le PS : faire élire le fossoyeur de la gauche européenne Martin Schulz à la tête de la Commission européenne.   Lire la suite

La social-démocratie est incompatible avec la République sociale

images (4)Ce jeudi 27 février, Alain Vidalies, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, était l’invité de France-Inter. L’occasion d’être attentif puisque lors de l’un de ses derniers passages sur cette antenne en mai 2013, il avait annoncé que le gouvernement s’opposerait à l’Assemblée nationale à la loi d’amnistie des syndicalistes et militants associatifs. Et cela valait effectivement le coup de tendre l’oreille. En une tirade qui se suffit à elle-même et que je vous livre en l’état, le ministre a exprimé sans sourciller non seulement sa conversion et celle des solfériniens à la social-démocratie comme modèle et méthode de gouvernement, mais il a également reconnu et explicité en quoi celle-ci s’opposait frontalement à la République sociale et niait la lutte des classes. Si nous pouvons lui être gré d’un tel aveu, celui-ci n’excuse par contre en rien la violence de ce reniement.    Lire la suite