Investitures : En marche vers la grande duperie

Macron promettait le renouvellement des pratiques en politique. Il se contente en réalité de maquiller les anciennes méthodes. Les investitures du rassemblement en marche (REM) sont à cet égard éclairantes : la grande lessiveuse pour rendre plus blancs les artisans du quinquennat Hollande d’un côté, et l’impasse électorale en n’investissant pas de candidats face aux futurs comparses de la droite de l’autre. Chez les politiques c’est tambouille à tous les étages et pour les électeurs un vrai marché de dupes. Lire la suite

Terraformation politique

fillon-2Des anathèmes jetés le dimanche par François Fillon à la face de ses collègues de parti au Trocadéro, en passant par la mise en accusation politique du candidat le lendemain par l’ex-successeur désigné Alain Juppé, c’est au tour de LR, Les Républicains, d’imploser durablement avant même que la campagne présidentielle ait entamé son sprint final.  Après EELV, le PS, le Modem et l’UDI, LR est l’ultime vestige du temps ancien à se disloquer en quelques semaines. On aurait tort d’y voir une coïncidence. Et de penser que tout pourrait continuer comme avant. Car l’offre électorale s’en trouve instantanément redistribuée autour de trois pôles qui vont désormais structurer le débat public jusqu’au jour du scrutin et au-delà : la préférence nationale de Mme Le Pen, l’individualisme libéral de M. Macron, et l’humanisme émancipateur propagé par Jean-Luc Mélenchon.  Lire la suite

Le dégagisme de droite : une histoire de vieux pots et de recettes empoisonnées

fillonFrançois Fillon et Alain Juppé sont donc « qualifiés » pour le second tour de la primaire de la droite. Mais François Fillon a fait coup double. Il a aussi dès à présent plié le second tour et renvoyé Alain Juppé place Pey Berland dans sa mairie bordelaise. Bref, la droite s’est éprise du « Qu’ils s’en aillent tous » en dégageant les deux vainqueurs potentiels sur lesquels l’establishment avait parié, Sarkozy et Juppé. Mais parce que la droite demeure par essence conservatrice, elle ne se départit pas pour autant de tous les vieux pots pour préparer les recettes de demain. Elle a donc été repêcher François Fillon. Point trop n’en faut. Lire la suite

Du débat à l’intoxication médiatique : l’effet primaire

primaire-droiteJeudi 13 octobre, TF1 organisait en grande pompe le premier débat de la primaire de droite. Ce devait être LE grand rendez-vous que les françaises et les français n’auraient raté pour rien au monde. Le matin même, France-Info révélait ainsi un sondage Odoxa affirmant que plus d’un tiers des français avait l’intention de suivre l’émission télévisée. Seulement voilà, le monde cathodique a la mémoire courte, les mêmes étant en train de se féliciter le lendemain d’une audience de… 5,6 millions de téléspectateurs. Au final l’émission est ramenée à ce qu’elle est : un programme de divertissement télévisé qui a pour seul objet d’entériner la pensée dominante tout en faisant mieux à l’audimat que les chaînes concurrentes. Lire la suite