Manifestation autorisée, Valls interdit

Les coups de menton de Manuel Valls n’impressionnent plus personne : le 1er Ministre a dû céder et autoriser la manifestation parisienne du 23 juin. Non qu’il ait mis de l’eau dans son vin. Mais lâché de toutes parts ce mercredi, il savait qu’en s’arc-boutant, il ne passerait pas la nuit à Matignon. Pour autant, au regard des dégâts qu’il vient d’infliger au pacte républicain, cette autorisation ne vaut pas solde de tout compte. Valls doit partir. Lire la suite

L’Union –nationale- nie la force

 

La douleur et l’émotion après l’attaque qui a frappé mercredi 7 janvier la rédaction de Charlie-Hebdo occupent un espace temporel au cours duquel la recherche du collectif et l’introspection intime de chacun d’entre nous doivent être respectées. Mais parce que justement il s’agit d’un assassinat politique perpétré à l’encontre d’un organe de presse, la réaction publique qui progressivement se façonne prend elle aussi une dimension politique et, qu’on le veuille ou non, est porteuse de conséquences. Il serait dès lors inconséquent de déserter ce terrain malgré le chagrin qui nous étreint. La volonté affichée par certains « d’union nationale » ou « d’unité nationale » est en effet un piège dont les progressistes doivent se défier, faute de quoi le lâche assassinat de mercredi deviendrait un levier réactionnaire en plus d’être déjà le témoignage de l’obscurantisme. Lire la suite

Dérapage à Marseille : Cazeneuve doit assumer sa fonction et sa politique

CazeneuveSamedi 4 octobre, le journal La Marseillaise révélait les enregistrements des propos scandaleux tenus jeudi 2 octobre par le sous-préfet Gilles Gray, directeur de cabinet du préfet de police de Marseille, face à une délégation kurde venue demander l’autorisation de manifester (lire l’article de La Marseillaise ici). Menaces, intimidations, mépris s’accompagnent ici de graves dérapages politiques. Parce que la République ne saurait souffrir de tels comportements et que ceux-ci interpellent directement quant à la politique du ministre de tutelle, le ministre de l’intérieur Cazeneuve, la responsabilité de ce dernier est désormais engagée. Lire la suite

Ayrault et Peillon défient les syndicats…de loin

Marche dans le désertOn connaissait les cordons sanitaires nécessaires aux sorties de Nicolas Sarkozy. Ce gouvernement en est lui à ériger des No man’s land pour éviter d’avoir à croiser le peuple. Alors que Jean-Marc Ayrault et Vincent Peillon sont attendus jeudi 14 février au lycée Colbert de Reims pour promouvoir les emplois d’avenir dans l’éducation, les services du Ministre de l’intérieur Manuel Valls et ceux du Premier Ministre viennent d’interdire la manifestation à l’appel de la FSU et de la CGT qui devait se tenir devant le lycée pour la rejeter à l’autre bout de la ville 5 km plus loin. Lire la suite

La Fonction publique, c’est l’outil du service public, pas de l’austérité !

précarité FPMardi 29 janvier, c’étaient les salariés d’une vingtaine d’entreprises (Fralib, Sanofi, PSA, Candia …) où sont en cours des plans massifs de licenciements qui manifestaient près du ministère du travail pour exiger que l’engagement de campagne de François Hollande d’une loi contre « les licenciements boursiers » soit tenu. Deux jours après, c’est la fonction publique et les usagers des services publics qui défilent à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires. S’il est trop tôt pour parler de convergence des luttes, il y a déjà au moins une grande élévation de la conscience du peuple sur la convergence des causes : l’austérité et ses déclinaisons que sont la précarité, la compétitivité et la rentabilité. Lire la suite