Manifestation autorisée, Valls interdit

Les coups de menton de Manuel Valls n’impressionnent plus personne : le 1er Ministre a dû céder et autoriser la manifestation parisienne du 23 juin. Non qu’il ait mis de l’eau dans son vin. Mais lâché de toutes parts ce mercredi, il savait qu’en s’arc-boutant, il ne passerait pas la nuit à Matignon. Pour autant, au regard des dégâts qu’il vient d’infliger au pacte républicain, cette autorisation ne vaut pas solde de tout compte. Valls doit partir. Lire la suite

L’Union –nationale- nie la force

 

La douleur et l’émotion après l’attaque qui a frappé mercredi 7 janvier la rédaction de Charlie-Hebdo occupent un espace temporel au cours duquel la recherche du collectif et l’introspection intime de chacun d’entre nous doivent être respectées. Mais parce que justement il s’agit d’un assassinat politique perpétré à l’encontre d’un organe de presse, la réaction publique qui progressivement se façonne prend elle aussi une dimension politique et, qu’on le veuille ou non, est porteuse de conséquences. Il serait dès lors inconséquent de déserter ce terrain malgré le chagrin qui nous étreint. La volonté affichée par certains « d’union nationale » ou « d’unité nationale » est en effet un piège dont les progressistes doivent se défier, faute de quoi le lâche assassinat de mercredi deviendrait un levier réactionnaire en plus d’être déjà le témoignage de l’obscurantisme. Lire la suite