Un oeil sur la lutte (partie 2)

Chronique du vendredi 3 novembre sur L’Heure du peuple

La semaine dernière, je faisais ici le bilan de la séquence sociale qui a occupé le premier semestre du Président Macron et qui a vu ce dernier infliger un recul historique au camp du travail et des progressistes. Faire ce constat et en rester au statu quo est inopérant. Il s’agit de retrouver une efficacité qui semble perdue dans la capacité de mobilisation collective. La place respective des organisations, celle des individus, la définition et l’articulation des champs d’action et de pensée syndicale, politique, associative, ne sauraient plus longtemps demeurer un non-dit imposé à coups de charte d’Amiens car ils sont par contre tout sauf un impensé. Lire la suite

Leçons espagnoles

Note pour la suite : les forces de la réaction retournent toujours à leur avantage les tentatives non matures ou dépourvues de sens commun et les thuriféraires du système en profitent alors pour frapper et tenter de porter l’estocade à l’ensemble du camp de l’humanisme radical, qu’il soit directement impliqué ou non dans le sujet. Voilà ce que m’inspire la lecture de l’éditorial de Juan Luis Cebrian, président du journal El Pais, ce samedi 28 octobre. Lire la suite

Du sorpasso à gauche au sorpasso de la gauche

elections generales 2016Les élections générales espagnoles qui avaient lieu ce dimanche étaient attendues avec beaucoup d’impatience. Et si nul décalque ne saurait être appliqué, elles sont cependant riches en enseignements alors que Podemos et Izquierda unida s’étaient retrouvés ensemble dans Unidos Podemos pour tenter un sorpasso à gauche, un dépassement du PSOE. Premier tour d’horizon à chaud. Lire la suite

Partielle du Doubs : usurpation totale

La 5ème République est un naufrage. A eux deux, les qualifiés pour le second tour de l’élection législative partielle de la 4ème circonscription du Doubs n’ont recueilli dimanche 1er février les suffrages que 23,5 % des inscrits ! C’est pourtant entre ces deux-là que les méprisés par la Caste devront choisir dimanche prochain. Ou plutôt seront comme toujours appelés à éliminer. Peu importe que cette fois ce soit le candidat PS qui soit au second tour face au FN et non l’UMP. Ce qui importe, c’est la permanence qui s’inscrit de scrutin en scrutin : pas un des candidats, pas un, n’est légitime pour exercer le mandat qui justement n’a pas été confié par le peuple. Tel est le hiatus démocratique désormais indépassable dans le cadre de la 5ème République. Lire la suite