Réflexions estivales

Je viens de prendre connaissance avec beaucoup d’intérêt de l’entretien fleuve qu’ĺñigo Errejón a accordé début juillet au Vent se Lève lors de son passage à Paris pour leur université d’été. Le bref échange que nous avions pu avoir à l’occasion de sa conférence n’avait pas permis de dépasser les spécificités des approches nationales respectives quand bien même j’avais la conviction que nous tendions vers une même évolution dans l’analyse. Les précisions qu’ĺñigo apporte dans cette interview ouvrent une réflexion qui fait écho à mes propres intuitions. Je voudrais donc m’y arrêter, ce qui me donnera pareillement l’occasion de répondre sur le fond aux amis qui s’interrogent sur le bien-fondé de la centralité du processus constituant qu’avec d’autres je revendique. Lire la suite

Stratégie et centralité pour une majorité populaire

Lundi 26 novembre, j’ai accordé un long entretien à l’AGAUREPS-Prométhée pour sa Lettre du mois n°135. C’était là l’occasion d’approfondir le débat sur la ligne stratégique défendue par La France insoumise et sur le populisme notamment. Hasard du calendrier, j’ai depuis été retiré de la liste de La France insoumise pour les élections européennes. L’entretien ci-dessous à retrouver intégralement sur le site de l’AGAUREPS-Prométhée permet d’éclairer les raisons qui ont présidé à mon éviction ou au contraire les rendre d’autant plus incompréhensibles. A vous de juger. Lire la suite

Disqualifier pour mieux régner. Ou pas…

Décidément, si l’usage des antagonismes est devenu un élément répandu en politique, la compréhension de ceux-ci et l’utilisation qui en est faite se pose comme un révélateur de la nature même des structures et des idées. Lire la suite

Terraformation politique

fillon-2Des anathèmes jetés le dimanche par François Fillon à la face de ses collègues de parti au Trocadéro, en passant par la mise en accusation politique du candidat le lendemain par l’ex-successeur désigné Alain Juppé, c’est au tour de LR, Les Républicains, d’imploser durablement avant même que la campagne présidentielle ait entamé son sprint final.  Après EELV, le PS, le Modem et l’UDI, LR est l’ultime vestige du temps ancien à se disloquer en quelques semaines. On aurait tort d’y voir une coïncidence. Et de penser que tout pourrait continuer comme avant. Car l’offre électorale s’en trouve instantanément redistribuée autour de trois pôles qui vont désormais structurer le débat public jusqu’au jour du scrutin et au-delà : la préférence nationale de Mme Le Pen, l’individualisme libéral de M. Macron, et l’humanisme émancipateur propagé par Jean-Luc Mélenchon.  Lire la suite