Macron accélère la crise de la représentativité

L’air de ne pas y toucher, le remaniement ministériel intervenu ce dimanche et qui a vu l’entrée au gouvernement de deux nouveaux conseillers du président Macron en dit long sur la rupture de légitimité démocratique qu’est en train d’instiller le monarque élyséen : l’exercice d’une charge publique n’a désormais, dans la République des copains, plus vocation à procéder, fût-ce de manière indirecte, d’une légitimité élective, mais uniquement de l’octroi d’une charge par le fait du prince. La dimension représentative de la démocratie déjà si mal en point voit là en Emmanuel Macron l’un des ses plus farouches assaillants. Lire la suite

Le modèle macroniste déjà évacué

Le remaniement traîne en longueur. Vendredi, si tant est que celui-ci intervienne bien à cette date, nous en serons à 10 jours d’une faille politico-temporelle qui aura vu un gouvernement en partance occuper formellement les institutions sans pour autant être en capacité d’agir faute de légitimité suffisante pour cela. L’épisode est tout sauf anodin, mis à part pour les médiacrates en quête d’un nouvel épisode de télé-réalité. Il traduit au contraire l’effondrement du modèle politique de grande coalition à la française. Lire la suite

Pourris jusqu’à la moelle

F.Hollande-T.ThevenoudLe système est pourri et la caste de ceux qui l’alimentent l’est tout autant. On apprenait en fin d’après-midi par un communiqué de l’Elysée que Thomas Thévenoud, secrétaire d’Etat au commerce extérieur, au tourisme et aux français de l’étranger, fraîchement nommé il y a à peine 9 jours, quittait son poste « à sa demande et pour des raisons personnelles ». Pourtant, deux heures plus tard, Matignon communiquait pour indiquer qu’il s’agissait d’un problème de « conformité avec les impôts ». Thévenoud a croqué la pomme et Hollande pensait peut-être encore pouvoir couvrir l’ignominie comme il l’a fait avec Cahuzac ! Lire la suite

Remaniement : Valls affiche l’austérité dès les intitulés

VallsA l’annonce d’un nouveau gouvernement, beaucoup s’attachent aux noms égrainés par le secrétaire général de l’Elysée. Mais les intitulés des ministères sont bien souvent tout aussi explicites. La continuité affichée dans le petit personnel gouvernemental qui sert Manuel Valls ne saurait cacher l’approfondissement des politiques d’austérité qui apparaît alors, à commencer par cette affreuse résurgence sarkozyste : « ministre des comptes publics ». Etat des lieux. Lire la suite