Probité et souveraineté : la 5ème République agonisante

francois-fillon-52_5461790François Fillon va tomber. Sa chute ne saurait se résumer à celle d’un homme et en dit beaucoup plus sur nos institutions et l’effet de système qui les accompagne que le cantonnement aux appellations d’enrichissement personnel et d’abus de bien social le laisseraient supposer. C’est un fait que le défaut de probité se manifeste d’abord dans les lieux de cristallisation du pouvoir et témoigne toujours en politique d’un déni de souveraineté populaire. Plus que Fillon lui-même, c’est bien la 5ème république qu’il faut asseoir au banc des accusés. Lire la suite

Loi à durée déterminée : Mandon et Macron même combat

images (14)On connaissait la loi à géométrie variable si chère à François Hollande et qu’instille le projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République de la République (NOTRe). En guise de complément, on découvre la loi à durée déterminée : le 1er mai, le secrétaire d’état à la réforme de l’Etat et à la simplification Thierry Mandon proposait ainsi dans une interview au Figaro de mettre en place des « lois à durée déterminée ». La contractualisation de la loi se poursuit à marche forcée pour mieux rompre avec la volonté générale et la souveraineté populaire. Lire la suite

Dans ordonnances, il y a ordre

Le recours à la force institutionnelle est le dernier soubressaut des pouvoirs qui agonisent. Manuel Valls vient de le confirmer vendredi 29 août en annonçant que le couple présidentiel allait recourir une fois encore au contournement de la représentation nationale par le biais d’ordonnances pour modifier le droit social mais plus largement encore l’organisation de ce qui fait société, à savoir le repos dominical. Le recours aux ordonnances est d’autant moins anodin qu’il est récurrent et s’inscrit dans une stratégie d’effacement du peuple pour servir une politique et surtout ceux qui en bénéficient. Plus encore qu’une pratique autoritaire, il signifie un retour à l’ordre réactionnaire. Lire la suite

Pour la réforme territoriale, Manuel Valls saborde l’intérêt général

images (5)Manuel Valls est une honte pour la France républicaine et pour la Gauche. Voilà un Premier Ministre ignorant qui pour justifier l’injustifiable de la réforme territoriale vient dévoyer la notion même d’intérêt général. Interrogé ce mardi 3 juin sur RMC-BFM, le résident de Matignon vient ainsi de dénier au peuple la responsabilité de définir l’intérêt général, préférant le mettre entre les mains de prétendus « sachants ». Répondant à la demande de référendum sur la réforme territoriale, Manuel Valls a osé  : « Face à une question d’intérêt général, on répondrait à une autre question, on verrait l’addition des contraires. (…) C’est au président, au gouvernement et au Parlement de faire valoir l’intérêt général ». Les despotes qui se croient éclairés sont de retour et il ne leur reste pour légitimité que leur arrogance. Lire la suite

Pour la « France fédérale », Hollande lâche ses fauves sur la République

Source gallica.bnf.frFrançois Hollande a lâché ses fauves sur la République : Huchon, Lebranchu, Rousset, c’est à celui qui arrachera le premier le plus grand morceau de Marianne. Les vieux girondins décomplexés s’en donnent à cœur joie et croient tenir le temps de la revanche, eux qui, en bons libéraux, n’ont jamais digéré l’affront de 1793 et la mise en place d’une République Une et indivisible. Le premier appelle à un « Etat fédéral », la deuxième abandonne la décentralisation pour la « régionalisation », le troisième tire les ficelles de « l’adaptation des lois ». En deux semaines, Hollande et sa meute ont tenté de défaire ce que deux siècles de construction avaient patiemment réussi à forger. Lire la suite