Après l’externalisation, Carvounas fait payer les rythmes scolaires

Carvounas VallsIl y a 18 mois, alors que Vincent Peillon imposait son décret sur les rythmes scolaires. Nous avions ici-même diagnostiqué le processus d’externalisation et de privatisation rampante des activités périscolaires que constituait cette réforme (lire ici). Il n’avait d’ailleurs pas fallu attendre longtemps pour que le très valsiste Luc Carvounas en fasse la démonstration en procédant à un appel d’offre pour attribuer le « marché » des nouvelles activités périscolaires (NAP) dans la ville d’Alfortville dont il est sénateur-maire (entre autres). Un an plus tard donc, le deuxième étage de la fusée est lancé : Luc Carvounas a annoncé aux parents d’élèves par courrier daté du 10 juin 2015 que non seulement les taux d’encadrements seraient ramenés à leur niveau plancher, mais que parallèlement les NAP deviendraient payantes dès la rentrée de septembre. CQFD !     Lire la suite

Education nationale : le ministère de la magouille

logo_MENESRCoup sur coup, deux révélations viennent aujourd’hui entacher la belle histoire que content les ministres successifs de la rue de Grenelle. C’est d’abord le journal le Monde qui dans son édition datée du 6 novembre (lire ici) fait le décompte des comptes des postes réellement créés depuis l’arrivée de François Hollande : 3 856 postes de titulaires quand, dans le même temps et à coups de stagiaires, le gouvernement annonce 31 627 embauches depuis 2012vqui ne visent en réalité qu’à compenser les départs en retraite. Les menteurs sont des tricheurs qui bidouillent les chiffres pour tenir les « promesses ». Celle des 14 000 postes en primaire inscrits dans la loi d’orientation Peillon de 2013, ou les 60 000 postes de feu le candidat Hollande. Lire la suite

Le périscolaire payant partout, c’est maintenant !

liberation-logoTribune publiée dans Libération jeudi 30 octobre

Le 30 octobre, le Parlement sera saisi de l’article 55 du projet de loi de finances pour 2015. A travers celui-ci, le gouvernement Valls s’apprêtait à liquider l’essentiel du fonds d’amorçage pour la réforme des rythmes scolaires. Devant le tollé suscité, le Premier Ministre au annoncé devant le Sénat mardi qu’il maintiendrait pour 2015 ce fonds. Les 300 millions d’euros dégagés en gage de soumission à Bruxelles et pour payer les cadeaux du Pacte de responsabilité au MEDEF ne seraient pas sans conséquences sur la nature même de l’Ecole publique. Lire la suite

Fonds d’amorçage pour le périscolaire : Valls recule pour mieux sauter

Le 30 octobre, le Parlement sera saisi de l’article 55 du projet de loi de finances pour 2015. A travers celui-ci, le gouvernement Valls s’apprêtait à liquider l’essentiel du fonds d’amorçage pour la réforme des rythmes scolaires. Mais voilà, Manuel Valls peut jouer les gros bras, la saignée ne passe pas. Mardi 28 octobre, à l’occasion d’une intervention au Sénat sur la réforme territoriale, le Premier Ministre a été contraint d’annoncer que son gouvernement acceptait l’amendement du groupe CRC visant à revenir sur cette mesure. Un recul certes. Mais comme les poches des collectivités ont été au préalablement vidées, c’est reculer pour mieux sauter. Et c’est surtout avouer que réforme territoriale et rythmes scolaires participent d’un même mouvement : la territorialisation de l’éducation contre la République. Lire la suite

Hamon territorialise l’Ecole de la République

Hamon PeillonAvec le décret sur les rythmes scolaires de Vincent Peillon, on croyait avoir tout vu en matière de dislocation façon puzzle de l’Ecole de la République. Mais voilà que dans un entretien au journal Le Monde daté du 26 avril, le nouveau ministre de l’Education nationale Benoît Hamon relève le gant en décidant « d’assouplir [le décret sur les rythmes scolaires] pour s’adapter aux expérimentations ». Lire la suite

Carvounas engage la privatisation de l’école publique

CarvounasIl en fallait un pour s’engouffrer dans la brèche de la privatisation du temps périscolaire ouverte à l’occasion de la réforme des rythmes. Et le grand vainqueur est…Luc Carvounas ! Le sénateur-maire solférinien d’Alfortville vient d’annoncer qu’il allait sous-traiter auprès d’un prestataire ces activités périscolaires. Peillon l’avait prévu, Carvounas l’a fait ! Lire la suite

Le tour de France du refus de Vincent Peillon

PeillonVincent Peillon a joué pendant de longues semaines le VRP de sa réforme des rythmes scolaires. Patatras : l’offre de service est déclinée de tous côtés et la liste des villes qui refusent d’appliquer la réforme dès la rentrée 2013 transforme le Peillon Tour en chemin de croix. Lire la suite

Les buches et embuches de Vincent Peillon

Buches et feuUn contrefeu sur un contrefeu n’a jamais éteint un incendie. Après avoir tenté le 26 janvier, par le biais du décret sur les rythmes scolaires, une première diversion pour échapper à la sanction sur sa loi d’orientation présentée trois jours plus tôt, Vincent Peillon essaie de nous resservir la même manœuvre via les vacances d’été pour sortir du bourbier dans lequel il s’enfonce sur les rythmes. Lire la suite

Peillon et ses jeux de cour de récréation

cour récréationJacques a dit : L’école, c’est lire, écrire, compter

Xavier (Darcos) a dit : L’école, c’est lire, écrire, compter (30 janvier 2008)

Vincent (Peillon) a dit : L’école, c’est lire, écrire, compter (20 février 2013)

Interrogé mercredi 20 février 2013 sur France-Info, Vincent Peillon livrait le fond de sa pensée et ce faisant le fond de sa réforme : « Cette réforme portée par l’Education Nationale, elle vise à faire que nos enfants réussissent mieux à quoi ? Lire, écrire, compter ». Lire la suite

Peillon, de la division à la soustraction

manif_rythmes_scolairesó« Lorsqu’on croit que les masses ne peuvent être achetées qu’avec des pourboires, on finit par perdre [leur] confiance et le respect de ses adversaires ; on ne gagne rien, mais on perd tout ». Vincent Peillon ferait bien de méditer cette sentence de Rosa Luxemburg à l’heure où il cherche à diviser le mouvement qui s’est levé contre sa réforme des rythmes scolaires et plus généralement contre sa loi d’orientation scolaire en octroyant aux enseignants du premier degré une prime annuelle de 400 €. Lire la suite