Un débat, deux dégâts, trois choix

A l’heure où les « décodeurs » en tous genres cherchent à techniciser les commentaires pour lisser les programmes et les prestations des candidat-e-s, l’évaluation du débat conserve néanmoins une grande dimension subjective. Au final, par-delà le caractère performatif de tel ou tel argument, c’est souvent une toile de fond impressionniste qui fait ressortir la cohérence et la force de conviction de l’un et l’égarement de l’autre. Retour sur le débat présidentiel de ce lundi 20 mars.   Lire la suite

Du débat à l’intoxication médiatique : l’effet primaire

primaire-droiteJeudi 13 octobre, TF1 organisait en grande pompe le premier débat de la primaire de droite. Ce devait être LE grand rendez-vous que les françaises et les français n’auraient raté pour rien au monde. Le matin même, France-Info révélait ainsi un sondage Odoxa affirmant que plus d’un tiers des français avait l’intention de suivre l’émission télévisée. Seulement voilà, le monde cathodique a la mémoire courte, les mêmes étant en train de se féliciter le lendemain d’une audience de… 5,6 millions de téléspectateurs. Au final l’émission est ramenée à ce qu’elle est : un programme de divertissement télévisé qui a pour seul objet d’entériner la pensée dominante tout en faisant mieux à l’audimat que les chaînes concurrentes. Lire la suite

Hollande valide le rejet du scolaire dans le périscolaire

L’intervention télévisée de François Hollande ronronnait. Singeant pour la énième fois une annonce nouvelle, le chef de l’État ressortait son « grand plan pour le numérique à l’école ». Sauf que, l’air de ne pas y toucher, François Hollande en profitait pour conforter un retournement décisif : l’éducation n’est plus nationale. Le Président déclarait ainsi : « Dès l’année 2015, pour la rentrée 2015-2016, déjà on va faire que dans les rythmes scolaires, on puisse apprendre ce que c’est que le codage, c’est-à-dire l’informatique, le numérique… sans qu’il n’y ait besoin d’un ordinateur ». Autrement dit Hollande rejette des savoirs qui devraient être proposés à tous dans les activités périscolaires qui elles varient au gré des collectivités et ne sont pas placées sous l’égide de l’éducation nationale. Ce n’est plus de la porosité entre temps scolaire et temps périscolaire, c’est du transfert ! Avec Hollande, l’inégalité devant l’éducation, c’est maintenant. Lire la suite