Najat Vallaud-Belkacem, chantre de la « compétition scolaire »

Je ne suis pas intervenu sur la réforme du collège. Non qu’elle ne soit pas hautement destructurante et par bien des aspects absurde et dangereuse. Mais la vie militante a fait que, par cohérence de pensée et d’action, j’ai remis dans les mains de mon parti mon mandat sur les questions éducatives il y a six mois. Pourtant, l’interview de la ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem ce 10 mai dans le JDD, et les mots employés pour redéfinir la matrice de l’Ecole de la République, m’obligent à reprendre le clavier. Car en institutionnalisant la « compétition scolaire » comme principe d’organisation du système éducatif et comme outil pédagogique, la ministre poursuit son travail de massacre et de déconstruction de l’école républicaine pour lui substituer son contrepoint libéral. Lire la suite

Quand les banques sont invitées à venir endoctriner à l’école

A l’occasion de la Semaine de l’argent organisée par la Fédération des banques européennes, ce sont donc une soixantaine de classes d’élémentaire qui ont été sélectionnées pour participer à l’expérience de la Fédération bancaire française, organisme qui défend les positions des banques du pays, Voilà les banksters qui se jettent dès le plus jeune âge sur un public captif pour leur inculquer le dogme de la bien-pensance capitaliste. Les mêmes qui ont lancé une charte de la laïcité à l’école se précipitent pourtant pour livrer et nos enfants aux marchands du temple. Les banquiers dehors ! Et pensez à embarquer Najat Vallaud-Belkacem avec vous ! Lire la suite

Education nationale : le ministère de la magouille

logo_MENESRCoup sur coup, deux révélations viennent aujourd’hui entacher la belle histoire que content les ministres successifs de la rue de Grenelle. C’est d’abord le journal le Monde qui dans son édition datée du 6 novembre (lire ici) fait le décompte des comptes des postes réellement créés depuis l’arrivée de François Hollande : 3 856 postes de titulaires quand, dans le même temps et à coups de stagiaires, le gouvernement annonce 31 627 embauches depuis 2012vqui ne visent en réalité qu’à compenser les départs en retraite. Les menteurs sont des tricheurs qui bidouillent les chiffres pour tenir les « promesses ». Celle des 14 000 postes en primaire inscrits dans la loi d’orientation Peillon de 2013, ou les 60 000 postes de feu le candidat Hollande. Lire la suite